Compris dans l'avant-garde artistique du XXe siècle par sa position politique radicale et une réflexion permanente sur le rôle du théâtre, dont il questionne de manière incisive la vocation institutionnelle visant à plaire, le Living Theatre propose une relation interactive entre l'acteur et le public, qui doivent contester ensemble les conventions établies d'un théâtre fondé sur l'illusion. Paradise Now, création théâtrale collective exprimant l'esprit de révolte du temps, recherche le Paradis et l'Utopie hic et nunc à travers la détermination infatigable de mener à bout l'entreprise théâtrale, par l'action, la rébellion et la révolution anarchique non violente. Les spectacles des années 1968-1969 sont restés vifs dans la mémoire des spectateurs avec la prégnance d'un événement unique, inoubliable, exaltant, fixant à jamais la joie d'une communion, où scène et salle n'étaient qu'un tout. Le credo libertaire, plein d'exaltation et d'espoir, la confiance en des valeurs autres que celles promues officiellement sont les produits d'une époque porteuse d'espoir et de confiance qui souhaitait changer le monde. Judith Malina (1926-2015) et Julian Beck (1925-1985) sont les fondateurs du Living Theatre, un théâtre qui interroge le rapport entre la fiction et la réalité, le théâtre et la vie. Engagé, le Living radicalise ses idées anarchistes et pacifistes en réaction au contexte politique des Etats-Unis et face à la guerre du Viêt Nam. C'est en découvrant Artaud que la troupe choisit d'associer le corporel à l'intellect, mettant en pratique les principes du "théâtre de la cruauté". Le 24 juillet 1968, la première de Paradise Now à Avignon est une révolution dans le théâtre : la plus accomplie de leurs performances représente l'apogée de leur création artistique, transgressant la frontière scène-salle et la bienséance bourgeoise.
Nombre de pages
160
Date de parution
26/06/2019
Poids
205g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343157566
Titre
Paradise Now
Auteur
Malina Judith ; Beck Julian ; Marian Felicia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
205
Date de parution
20190626
Nombre de pages
160,00 €
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Judith Malina (1926 - 2015) est avant une pacifiste-anarchiste de la première heure, ayant participé toute sa vie à cette pièce en création collective qu'elle a nommé La belle révolution anarchiste non violente. Elle et Julian Beck eurent l'idée de créer un Living Theatre en 1948 à New York. Avec pour influences, entre autres, John Cage, Martha Graham et Merce Cunningham, le Living Theatre proposait une scène théâtrale combinant la musique, la danse, la peinture et la poésie. Ces fragments de journaux de Judith Malina sont placés sous les auspices de la tournée américaine, organisée par le Radical Theatre Repertory de Mark Amitin.
A un âge où la politique se pensait sous le signe du secret et de la dissimulation, la publication posthume des Mémoires du cardinal de Retz faillit recréer la Fronde " par contagion ". Si leur lecture suscite encore aujourd'hui chez certains la passion de conjurer, c'est que ce grand mémorialiste parvient à établir avec son lecteur un lien que j'appellerai " politique " au sens fort du terme, c'est-à-dire habile, complice et efficace. Un tel rapport à autrui, admirablement saisi par la formule de Baudelaire " Le monde ne marche que par le Malentendu ", ne peut fonctionner que si la dissension qu'il recouvre reste cachée sous le voile du silence. Cette intuition de Retz explique la manière dont il conçoit l'Etat, le pacte autobiographique équivoque qu'il passe. lui-même, avec la destinataire de ses Mémoires, sa tactique comme chef de faction et grand d'Eglise, enfin l'assujettissement au pouvoir qui lui permet de s'écrire. En les éclairant, tour à tour, la présente étude approfondit l'écriture de soi en tant que rapport éminemment politique à autrui.
Pourquoi écrit-on des mémoires au Grand Siècle ? Retiré dans son cabinet, le mémorialiste ressasse le passé pour le redresser, expose au jour les secrets de la cour, corrige l'histoire officielle de la monarchie et du règne. C'est ce que firent Bassompierre, Retz, et la Grande Mademoiselle. C'est ainsi que procède également Saint-Simon lorsqu'il compose ses Mémoires monumentaux. Poussé par l'indignation contre les mensonges historiques, par l'ennui créateur de chimères et par le secret qui l'obsède et qui définit sa situation d'auteur, Saint-Simon écrit symboliquement et littéralement dans les marges de l'histoire louis-quatorzienne. Il la réécrit à partir de sa vision propre du monde, de la politique et de l'individu. Il annonce ainsi, dans un même geste, la fin d'une cosmologie révolue, et la naissance de cette interminable entreprise que la modernité a désignée du nom de "Littérature" . A partir d'une réflexion théorique qui s'inspire de l'anthropologie et qui porte sur la subjectivité du mémorialiste et ses racines sociales et politiques, cette étude de l'anecdote, du portrait et du style saint-simoniens explore l'imaginaire nobiliaire de l'ancien régime et ses implications intimes pour l'acte d'écrire.
Comment s'énonce la dissidence politique, religieuse et philosophique à l'époque où se théorise l'absolutisme ? Ce volume collectif cherche à en suivre les manifestations et les enjeux dans des écrits littéraires, historiques, philosophiques et théologiques entre la Ligue et la Fronde.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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