
Jimmy Freeman
La collection " Un seul art " , créée par Charles Dantzig, est publiée en coédition avec le Centre Pompidou. Durant les cinq ans de fermeture du Centre pour travaux, dix oeuvres appartenant aux collections du musée continueront à vivre autrement, sous la plume d'un écrivain. Chacun s'en voit confier une pour en tirer, en écho, en miroir, en communion, une oeuvre littéraire. Il n'existe pas de différence fondamentale entre les arts. Tous ne sont que des manières diverses d'abord au sensible et au caché. Cet essai a pour point de départ une oeuvre de 1981 réalisée par le célèbre photographe américain Robert Mapplethorpe. On y voit Jimmy Freeman, nu, le sexe en évidence, prostré dans un geste de soumission ou de dévotion. Son visage n'apparaît pas, il est transformé un objet esthétique, sinon sexuel. Jimmy Freeman fait partie des hommes noirs, beaux et musclés que Robert Mapplethorpe met en scène dans des compositions d'une perfection formelle saisissante, empruntant aux canons de l'art classique. Avec cette photographie, il n'en est pas à sa première provocation : il avait déjà secoué le milieu de l'art new-yorkais avec ses représentations de pratiques sadomasochistes homosexuelles. S'appuyant sur l'oeuvre subversive de l'artiste américain, Joy Majdalani examine son propre rapport à la transgression, comme elle l'avait déjà abordé dans son roman Le Goût des garçons : est-ce son éducation religieuse et conservatrice qui la pousse à écrire des textes crus ? Est-il transgressif de soumettre le corps masculin au regard d'un sujet désirant ? L'essai intime d'une jeune autrice qui se confronte aux limites de la littérature dans le monde contemporain : que peut-on risquer au nom de l'art ? Le bien et le mal y ont-il une place ? Le beau offre-t-il encore la possibilité d'une rédemption ...
| EAN | 9782246841142 |
|---|---|
| Titre | Jimmy Freeman |
| Auteur | Majdalani Joy |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 120 |
| Poids | 300 |
| Date de parution | 20250423 |
| Nombre de pages | 96,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le goût des garçons
Majdalani JoyElles sont " de bonne famille " . " Bien élevées. " Collégiennes à Notre Dame de l'Annonciation. Elles pourraient aussi bien être dans n'importe quelle institution d'une autre religion ou un très bon collège de la République. Elles ont treize ans, elles sont insoupçonnables. Elles n'ont que le désir en tête. La narratrice, qui a treize ans, rêve des garçons, de leur sexe, de faire l'amour avec eux. Toutes en parlent. Il y bien la peur, que les religieuses du collège s'empressent d'entretenir en brandissant des images sanglantes de foetus avortés, mais la peur ! Elle ajoute à la curiosité. La narratrice s'allie à la terrible Bruna. Rivale et confidente, elle sait dénicher sur Internet des garçons avec qui s'adonner à des conversations téléphoniques interdites. Bruna lui tend un piège, où elle tombe avec naïveté. Que faire ? Se rapprocher des plus belles de la classe, les Dangereuses ? Ces transgressives savent quoi faire de leur corps...EpuiséVOIR PRODUIT16,10 € -

Le goût des garçons
Majdalani JoyJoy Majdalani livre un texte insolent, en équilibre entre humour et gravité". L'Obs Elles sont de bonne famille, bien élevées, collégiennes à Notre-Dame de l'Annonciation. Elles pourraient aussi bien être dans n'importe quelle institution d'une autre religion ou un très bon collège de la République. Elles ont treize ans, elles sont insoupçonnables et pourtant elles n'ont que le désir en tête. Elles rêvent des garçons, de leur sexe, de faire l'amour avec eux. Toutes en parlent. Légendes, ragots, ignorances, peurs, élans, embûches, alliances, traîtrises, téléphone, Internet, tout tourne autour des garçons et de leur corps mystérieux. Joy Majdalani est née à Beyrouth en 1992 et vit à Paris depuis 2010. Le Goût des garçons est son premier roman, lauréat du prix "Le Vaudeville" 2022.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,40 € -

Jessica seule dans une chambre
Majdalani JoyDans son premier roman, Le Goût des garçons, Joy Majdalani explorait sans pudeur et sans complaisance l'éveil à la sexualité de jeunes adolescentes. Dans Jessica seule dans une chambre, voici des femmes à l'âge adulte. Jessica a vingt-trois ans. Elle s'impatiente dans la minuscule chambre d'étudiante qu'elle loue sous les toits de Paris : elle va nonchalamment de garçon en garçon. Louise a vingt-neuf ans. Elle a réussi sa vie, à son grand déplaisir : une carrière dans un fonds d'investissement ? des amis aux conversations clinquantes et banales ? Alors qu'il vient d'être quitté par Louise, Justin rencontre Jessica. Il est l'objet du roman, vraiment l'objet. Jessica et Louise le transforment tour à tour en soupirant, en sauveur, en fardeau. L'objet n'a de valeur que par les moyens de se détester qu'il engendre entre les deux femmes. Chacune tente de reconstituer la vie de l'autre au moyen de bribes : indices glanés sur les réseaux sociaux, informations soutirées à Justin, silhouettes aperçues derrière les vitres des bars. Après des mois de fantasmes et d'obsessions, vient le moment de l'affrontement. Cette histoire d'amitié et de haine recense tous les petits séismes de l'existence de ces jeunes femmes, dont la férocité est un combat contre le désespoir qui les guette. Comment supporter l'atroce concurrence que, parfois, les femmes se créent ...EpuiséVOIR PRODUIT19,10 €
Du même éditeur
-

Serial Krimes. 317 serial killers, 193 assassins et plus de 5700 meurtres par le spécialiste mondial
Bourgoin StéphaneA chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER25,80 € -

Le consentement
Springora VanessaDepuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,80 € -

Le roman des Goscinny. Naissance d'un gaulois
CATELRaconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.EpuiséVOIR PRODUIT26,05 € -

L'exil vaut le voyage
Laferrière DanyVoici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.EpuiséVOIR PRODUIT35,55 €
De la même catégorie
-

Photographie et société
Freund GisèleLa photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. Elle préside à tous les événements, privés ou publics. On lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. En fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations. C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.EpuiséVOIR PRODUIT9,30 € -

Steve McCurry
Bannon AnthonySteve McCurry (né en 1950) est essentiellement connu pour son travail photographique en couleurs sur l'Asie du Sud-Est. Dans la tradition documentaire la plus noble, il capte des instants de vie qui transcendent les barrières de la langue et de la culture. Sa carrière commence en 1979 alors que, venant du Pakistan, il pose le pied en territoire afghan sur le point d'être envahi par l'Union soviétique et contrôlé par les rebelles. Ce reportage lui vaudra la prestigieuse médaille d'or Robert-Capa. Steve McCurry collabore depuis plusieurs années à National Geographic et est membre de Magnum Photos depuis 1986. Ses images sont devenues emblématiques de notre époque.EpuiséVOIR PRODUIT11,95 € -

La solitude heureuse du voyageur précédé de notes
Depardon RaymondLa Solitude heureuse du voyageur est un choix de photographies tiré de mes voyages, rempli de déserts, de villes et de chambres d'hôtel. Comme pour Notes, mon premier livre fondateur, il y a toujours la place d'une femme aimée au bord du cadre, comme si je photographiais mon désir et que le paysage me renvoyait un moi enfin apaisé", Raymond Depardon.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,09 € -

Errance
Depardon RaymondJ'ai le pressentiment que quelque chose ne sera plus comme avant, C'est peut-être là la vraie définition de l'errance, de sa quête, avec sa solitude et sa peur. C'est le désir que je cherchais, la pureté, la remise en cause, pour aller plus loin. au centre des choses, pour faire le vide autour de moi. Je me dois de me laver la tête... pour rencontrer le centre d'une nouvelle image, ni trop humaine ni trop contemplative, où le moi est aspiré par les lieux quand le lieu n'est pas spectacle, ni surtout obstacle. Il me faut vivre cette quête qui est la mienne... Elle arrive à un moment, ni bon ni mauvais, elle est nécessaire... Pour être juste, cette errance est forcément initiatique... Mon regard va changer... Cette quête devient la quête du moi acceptable.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,95 €

