
La gloire de l'industrie XVIIe-XIXe siècle. Faire de l'histoire avec Gérard Gayot
Cet ouvrage traite des mondes industriels d'Europe occidentale, saisis au moment où s'affirme le premier capitalisme manufacturier. Il conduit le lecteur du comptoir commercial à l'atelier artisanal, du carreau de la mine à l'usine mécanisée. Il porte ainsi l'écho des ambitions marchandes, des efforts appliqués des entrepreneurs, mais aussi des foucades et fureurs ouvrières. Les contributions réunies ici permettent de tirer les enseignements des recherches les plus récentes et d'illustrer la fécondité des voies ouvertes par Gérard Gayot, auquel l'ouvrage est dédié. Cet historien inventif des manufactures textiles n'avait pas son pareil, dans sa manière chaleureuse et passionnée, pour dessiner les territoires manufacturiers, décrypter les stratégies des "chefs d'industrie" et narrer leur saga, tout comme il savait peindre les gestes minutieux des ouvriers et dire l'application harassante au travail. Pédagogue hors pair et professeur charismatique, Gérard Gayot a laissé une empreinte profonde et féconde, à l'université de Lille comme dans la communauté internationale des historiens. Ainsi nous est donnée à lire une histoire tout à la fois économique et sociale, une histoire vivante et vibrante, une histoire à hauteur d'homme.
| Nombre de pages | 339 |
|---|---|
| Date de parution | 05/07/2012 |
| Poids | 530g |
| Largeur | 153mm |
| EAN | 9782753518001 |
|---|---|
| Titre | La gloire de l'industrie XVIIe-XIXe siècle. Faire de l'histoire avec Gérard Gayot |
| Auteur | Maitte Corine ; Minard Philippe ; Oliveira Matthie |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 153 |
| Poids | 530 |
| Date de parution | 20120705 |
| Nombre de pages | 339,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les chemins de verre. Les migrations des verriers d'Altare et de Venise (XVIe-XIXe siècles)
Maitte CorineLe verre à l'italienne fut la grande mode de l'Europe curiale, aristocratique et urbaine des XVIe et XVIIe siècles. Venise en était le principal centre de production et la rigueur de ses lois tentait de maintenir l'exclusivité de ses fabrications. Mais, au grand dépit des administrateurs de la République, les centres d'imitation se multiplièrent en Italie et en Europe grâce à la mobilité des verriers, dépositaires des secrets de fabrication. Une part importante de ceux-ci vinrent, non pas de Venise, mais d'Altare, petit bourg de l'ancien Montferrat. Ces mouvements n'ont jamais fait l'objet d'une enquête globale approfondie. En comparant les parcours des hommes, ce livre réinterroge les migrations artisanales anciennes en prenant en compte la diversité des trajets, la multiplicité des pôles de déplacement et la complexité des circulations techniques. Des problèmes trop souvent disjoints sont ainsi reliés: le travail du verre mais aussi sa consommation, les implantations "industrielles" - et leurs enjeux, les phénomènes migratoires et leurs modalités, les institutions de l'économie - corporations ou privilèges -, les rapports entre acteurs politiques et économiques, les échanges techniques et leurs modalités, les transferts symboliques, les frontières floues et changeantes des identités sociales. De la micro-étude intensive de la communauté à l'horizon européen des migrations, la variation constante des échelles d'observation permet d'établir entre l'histoire économique et sociale, l'histoire des techniques, l'histoire politique et juridique, des ponts et des connivences fécondes. Biographie de l'auteur Corine Maitte est professeur d'histoire moderne à l'université de Paris Est, Marne la Vallée. Ses travaux, centrés sur l'histoire économique et sociale de l'Italie du XVIe au XIXe au siècle, portent sur l'organisation du travail et des productions dans l'Europe pré-industrielle.Impression à la demandeCOMMANDER20,00 € -

Les rythmes du labeur. Enquête sur le temps de travail en Europe occidentale XVe-XIXe siècle
Maitte Corine ; Terrier DidierTemps, rythmes et intensité du travail sont des questions qui traversent depuis des siècles les sociétés occidentales. Cet ouvrage aborde les différents rythmes du labeur, du temps court de la journée à celui des saisons et de l'année, depuis le XIVe jusqu'à la fin du XIXe siècle. A rebours des idées convenues et des illusions statistiques, l'ambition est ici d'aborder les différentes temporalités du travail dans toute leur complexité. En variant les échelles temporelles et spatiales, en s'appuyant sur des reconstitutions de vies au travail, les auteur-e-s remettent en cause l'idée d'une évolution linéaire : lors de l'industrialisation, hommes, femmes et enfants ne travaillent pas nécessairement plus longtemps et l'intensification du travail précède parfois le machinisme. Cette perspective historique de longue durée nourrit les réflexions actuelles autour des temps du travail.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER28,01 € -

Les âges au travail dans les sociétés d'Europe occidentale. XIVe-XXe siècle
Maitte Corine ; Rolla Nicoletta ; Scherman MatthieSur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Les temps du travail. Normes, pratiques, évolutions (XIVe-XIXe siècle)
Terrier Didier ; Maitte CorineLa réduction de la durée du travail depuis un siècle et demi dans le monde occidental est patente. Mais elle recouvre une réalité-mosaïque fort difficile à circonscrire et qui ne préjuge en rien de l'avenir : l'exacerbation de la concurrence à l'échelle internationale et la mainmise de la finance sur l'économie réelle remettent aujourd'hui en cause ce qui semblait acquis. Economistes et sociologues ont multiplié les études à ce sujet. Rares sont cependant les historiens qui leur ont emboîté le pas. On s'accorde néanmoins à considérer que le temps passé au travail augmente dès la fin du Moyen Age, puis s'amplifie considérablement au XVIIIe siècle pour culminer vers 1840. Ce mouvement qualifié de "révolution industrieuse" reposerait sur le désir des travailleurs d'accéder au monde de la consommation. D'inspiration libérale, cette proposition souffre toutefois de la rareté des études empiriques, exception faite pour l'Angleterre. Qu'il s'agisse de l'intensité de l'effort productif ou du temps passé au travail, les études de cas réunies ici multiplient donc les jeux d'échelles et les types d'activités. Elles mettent en évidence la non-linéarité des processus, la porosité des frontières culturelles et la diversité des motivations. Expression d'un rapport de force entre ceux qui vendent leur temps et ceux qui l'achètent, normes et pratiques liées au temps de travail sont révélatrices du fonctionnement complexe des sociétés.Impression à la demandeCOMMANDER24,00 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
