Le Comte de Maistre fait partie de ces auteurs dont, longtemps, l'oligarchie des vulgaires et la poix des dominants ont désiré d'exterminer non seulement la race mais jusqu'au souvenir. Toutefois, par la vertu de sa propre force, la pensée de Joseph de Maistre a écarté les dandins et les forfaiteurs qui ont tout essayé afin que ses pages fussent réduites au silence, et l'oeuvre règne désormais imperturbablement sur les arts véritables et la littérature essentielle. Demeurait une embarrassante contradiction : si la plupart des ouvrages du grand homme sont aujourd'hui disponibles, sa Correspondance était introuvable depuis plus d'un siècle. Or cette Correspondance n'est assurément pas un pan facultatif de son univers : elle occupe en effet à elle seule quasiment la moitié des volumes dont sont constituées les Oeuvres complètes de l'auteur. Négliger cet impressionnant et somptueux massif serait donc non seulement déraisonnable, mais irrationnel. Toute la riche aventure maistrienne s'y déroule : de l'arrière-plan de ses relations rompues avec la franc-maçonnerie jusqu'à celles, finales, avec le Saint-Siège en passant par les divers exils, les entretiens avec les monarques, les dialogues avec les célébrités de l'Europe, etc. Ici, en contexte, toute sa pensée se précise. En une époque où l'on écrivait des lettres soit comme de brefs essais officieusement publics afin de rendre limpide à différents cercles tel point d'une discussion de fond, soit tout au contraire afin de faire certaines confidences à tel membre de sa famille ou tel ami fidèle, cette Correspondance dit tout : sur l'homme, sur l'oeuvre, sur la formation de l'homme et de l'oeuvre ainsi que sur la relation entre le monde et le penseur - tout en déroulant la chronique et le commentaire perpétuel d'événements qui, de 1786 à 1821, sont ceux de l'une des périodes les plus bouillantes de l'Histoire. Les choses sont claires : se trouvant parmi les grands ensembles épistolaires légués par la littérature et la philosophie, la Correspondance de J. de Maistre est indispensable à la compréhension de son oeuvre. Au coeur même de celle-ci, ces lettres constituent la meilleure des introductions à son sens, à sa visée, à sa force et sa portée. En présence de la parole privée de ce grand homme, chacun devient le témoin d'une générosité créatrice attachée à une majestueuse noblesse de coeur tandis qu'une pensée puissante se déploie dans un style parfait : et le lecteur voit vivre l'âme prophétique de celui qui fut l'auteur de chevet de Baudelaire et de Balzac.
Nombre de pages
1536
Date de parution
13/10/2017
Poids
1 750g
Largeur
178mm
Plus d'informations
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EAN
9782251447124
Titre
Correspondance
Auteur
Maistre Joseph de ; Caron Maxence
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
178
Poids
1750
Date de parution
20171013
Nombre de pages
1 536,00 €
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Considérations sur la France" est une oeuvre majeure de la pensée politique écrite par Joseph de Maistre, un philosophe et diplomate savoyard du XIXe siècle. Dans ce livre, de Maistre propose une analyse critique de la Révolution française, qu'il perçoit comme une rupture violente avec l'ordre naturel et divin. Il défend l'idée que les événements révolutionnaires ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d'une déviation des principes religieux et monarchiques qui ont historiquement structuré la société française. L'auteur soutient que la Providence divine joue un rôle central dans l'évolution des sociétés humaines et que la Révolution est une manifestation de la colère divine face à l'égarement de l'humanité. À travers une prose incisive et une argumentation rigoureuse, de Maistre explore la nécessité de restaurer une monarchie forte et légitime, ancrée dans la tradition catholique, pour rétablir l'ordre social et politique. L'ouvrage se distingue par sa profondeur philosophique et son approche théologique, offrant une perspective unique sur les bouleversements de son époque. "Considérations sur la France" interpelle le lecteur sur les questions de légitimité, de pouvoir et de religion, et demeure une référence incontournable pour comprendre les débats idéologiques suscités par la Révolution française. L'AUTEUR : Joseph de Maistre (1753-1821) est un philosophe, écrivain et diplomate savoyard, connu pour ses écrits influents sur la politique et la religion. Né à Chambéry, alors partie du Royaume de Sardaigne, il a étudié le droit avant de s'engager dans une carrière administrative et diplomatique. De Maistre est surtout célèbre pour ses critiques acerbes de la Révolution française, qu'il a observée avec inquiétude depuis son poste d'ambassadeur à Saint-Pétersbourg. Sa pensée politique est marquée par une défense vigoureuse de la monarchie absolue et du catholicisme, qu'il considère comme les piliers indispensables de l'ordre social. En tant que penseur contre-révolutionnaire, il a écrit plusieurs ouvrages importants, dont "Du Pape" et "Les Soirées de Saint-Pétersbourg", qui développent ses idées sur l'autorité divine et la légitimité politique. De Maistre a exercé une influence considérable sur la pensée conservatrice et a inspiré de nombreux intellectuels au cours des siècles suivants.
Contient : I. Considérations sur la France. Fragments sur la France. Essai sur le principe générateur des constitutions politiques. Etudes sur La souveraineté. II. Du pape. III. De l'Eglise gallicane. Lettres sur l'inquisition espagnole. IV. Les soirées de Saint-Péterbourg (les six premiers entretiens). V. Les soirées de Saint-Pétersbourg (suite et fin). Eclaircissements sur les sacrifices. Sur les délais de la justice divine. VI. Examen de la philosophie de Bacon (ouvrage posthume). VII. Le caractère extérieur du magistrat. Lettres d'un royaliste savoisien. Discours à Mme la marquise de Costa. Cinq paradoxes. Adresse du maire de Montagnole. Discours du citoyen Cherchemot. Bienfaits de la Révolution française. Son Em. le cardinal Maury. Examen d'un écrit de J.-J. Rousseau. VIII. Observations critiques sur une édition des lettres de Mme de Sévigné. Réflexions sur le protestantisme. Lettres sur la chronologie biblique. Lettres à une dame protestante et à une dame corse. Opuscules sur la Russie. Lettres sur la fêle séculaire des protestants et sur l'état du christianisme en Europe. IX à XIV. Correspondance, 1786 à 1821.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
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