QUI AIDAIT HITLER ? SOUVENIRS DE L'ANCIEN AMBASSADEUR D'URSS EN GRANDE-BRETAGNE
MAISKI IVAN
DELGA
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EAN :9782915854640
Par ce témoignage de première main, Ivan Maïski ambassadeur so- viétique en Grande-Bretagne de 1932 à 1943, déconstruit la légende, forgée par l'Occident, de la connivence intrinsèque entre le Reich et l'Union soviétique. Les pourparlers en vue d'un pacte tripartite d'assistance mutuelle entre l'Angleterre, la France et l'URSS (mars-août 1939) n'ont pas été inter- rompus à cause du pacte de non-agression germano-soviétique d'août 39. Au contraire, l'URSS a conclu ce dernier parce que les Anglais et Français ont systématiquement saboté toute tentative de coopération loyale avec l'URSS pendant toute la durée des pourparlers tripartites. Anglais et Français sont en effet rentrés dans ces pourparlers à reculons, uniquement pour calmer leur opinion publique et faire traîner les négocia- tions, dans l'espoir de donner à Hitler le temps d'attaquer l'URSS. Dès 1937, les dirigeants anglais ont même adressé des supplications serviles au chance- lier du Reich pour la signature d'un pacte quadripartite des « Quatre Grands » (Allemagne, Angleterre, France, Italie) qui laisserait aux nazis les coudées franches à l'est. L'URSS ne pouvant espérer de front anti-hitlérien, il fallut donc consen- tir à une paix séparée provisoire (et non à une alliance) avec l'Allemagne. Et c'est cette dernière qui en prit l'initiative. Il fallait pour l'URSS prévenir coûte que coûte la création d'un front capitaliste unique contre elle et retarder l'agression nazie pour mieux se préparer à la guerre future. L'URSS pesa le pour et le contre : bien qu'elle sût que cet accord serait utilisé pour attiser à l'Ouest les ressentiments antisoviétiques, elle décida que les avantages l'em- portaient malgré tout. Si l'on peut vérifier, aujourd'hui comme hier, que « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage », Ivan Maïski rappelle que le camp socialiste, de par ses principes mêmes, a toujours dirigé ses efforts pour lutter en faveur de la paix. Il était en effet exempt de classes susceptibles de gagner quoi que ce fût de la guerre et, entièrement absorbé par la première expérience de construction du socialisme, il avait tout à perdre d'un conflit qui l'eût détourné de sa tâche.
Date de parution
01/07/2014
Poids
300g
Largeur
140mm
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EAN
9782915854640
Auteur
MAISKI IVAN
Editeur
DELGA
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140
Date de parution
20140701
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Maïski Ivan ; Gorodetsky Gabriel ; Jaquet Christop
Les purges et la terreur installées par Staline dans l'Union soviétique des années 1930 ont découragé, chez la majorité des officiers gouvernementaux, toute velléité de témoignages écrits. Le journal tenu avec une remarquable assiduité par Ivan Maïski entre 1932 et 1943 fait figure d'exception. Exhumé à Moscou par Gabriel Gorodetsky, ce document exceptionnel consigne les conversations diplomatiques et mondaines sur les tensions de l'entre-deux-guerres en Angleterre et en Europe, l'apaisement de l'ère de Munich, les négociations menant à la signature du pacte entre Ribbentrop et Molotov, l'ascension de Churchill au pouvoir, l'invasion de la Russie par l'Allemagne et l'orageux débat à propos de l'ouverture d'un second front. La densité historique de ces événements mise à part, c'est la personnalité envoûtante de l'Ambassadeur autant que l'importance de sa mission diplomatique qui fascinent. Dans son proche entourage, on croise de célèbres politiciens (dont Churchill, Chamberlain, Eden et Halifax ou encore Laval et de Gaulle), des barons de la presse (Beaverbrook), des ambassadeurs (Joseph Kennedy), des intellectuels (Keynes, Sidney et Beatrice Webb), des écrivains (George Bernard Shaw, H. G. Wells), sans oublier les membres de la royauté. Une période charnière, l'intrication de pratiques d'influence, de rivalités et d'étonnantes alliances, encore largement méconnues du public.
En exhumant à Moscou le journal inédit d'Ivan Maïski, l'historien Gabriel Gorodetsky a mis la main sur une véritable pépite. Ambassadeur à Londres de 1932 à 1943, Maïski a joué un rôle politique et diplomatique majeur. Convaincu que Hitler vise dès son avènement à la domination universelle et à la destruction de l'URSS, il n'aura de cesse d'en convaincre ses interlocuteurs anglais – obnubilés par la peur des Rouges – mais aussi soviétiques, à commencer par son chef suprême et redouté Staline. L'auteur est un formidable diariste, d'une grande liberté de ton et d'expression qui tranche avec la pesante langue de bois de ses "camarades". Sous sa plume défilent les grands événements (Munich, le pacte germano-soviétique, la déroute de la France, le choc de "Barbarossa"...) et les principaux contemporains au sujet desquels il multiplie les anecdotes : la famille royale, les hommes politiques d'envergure (Churchill, Chamberlain, de Gaulle, Laval, Ribbentrop...) mais aussi des écrivains et intellectuels (Keynes, George Bernard Shaw, H. G. Wells, notamment). Un témoignage majeur unanimement salué par la critique.
Bien qu'il n'ait encore jamais été traduit en français jusqu'ici, le colonel David Glantz est aujourd'hui considéré unanimement comme un écrivain militaire incontournable pour toute étude sérieuse de la guerre germano-soviétique. Dans une longue série de travaux commencé dans les années 1980 et 1990 sous l'égide du service historique de l'armée américaine, il a entrepris de reconsidérer l'histoire de la guerre sur le "front de l'Est" du point de vue soviétique. A cette époque en effet, seules les données d'origine allemandes étaient jugées fiables et, pendant plusieurs décennies après 1945, les sources soviétiques avaient été méprisées et considérées comme de la vulgaire propagande. Autrement dit, le principe de simple bon sens qui prescrit de prendre en compte les points de vue des camps opposés pour retracer l'histoire d'une guerre paraissait tout simplement choquant. Le succès des analyses de Glantz est fondamentalement lié à ses recherches sur "l'art opératif" soviétique, qui a constitué une véritable révolution intellectuelle dans les écoles de guerre. A partir de ses travaux, on découvrit le dur apprentissage de la guerre de mouvement par l'armée et la direction soviétique face à la Wehrmacht, un apprentissage sanglant mais qui permit l'analyse sans complaisance des erreurs tactiques et opérationnelles. A la fin de la guerre notamment, les offensives géantes de l'Armée rouge (Vistule-Oder, Berlin et Prague) on démontré un très haut degré de sophistication, en particulier dans la synchronisation des mouvements et des attaques sur des fronts de grandes et de très grandes dimensions.
Le présent ouvrage permettra au lecteur de prendre connaissance d'une des pages les moins connues de la Seconde Guerre mondiale : celle de la participation de citoyens soviétiques et d'émigrés russes au mouvement de la Résistance et de la Libération de la France. Les unités de résistants, les forces armées intérieures de la Résistance et d'autres groupes comprirent plus de trente mille Russes. Il s'agissait de soldats soviétiques évadés des camps de prisonniers, d'émigrés russes entrés dans la lutte dès les premiers jours de l'Occupation aux côtés des Français patriotes, et de civils soviétiques qui avaient été libérés de camps de travail par les résistants. Sept mille cinq cents d'entre eux perdirent la vie dans des combats menés pour la liberté de la France. Dans les villes libérées, des monuments ont été dressés en l'honneur des héros russes et autour d'eux se réunissent des anciens combattants et les jeunes générations. Les anciens de la Résistance gardent la mémoire de leurs camarades, les partisans russes, avec lesquels ils combattirent contre l'occupant.
A travers cinq ruptures décisives et sans retour de Spinoza - rupture avec la synagogue - rupture avec Descartes - rupture avec Platon - rupture avec Hobbes - rupture avec Kant (par anticipation), Richard Labévière montre comment la pensée spinozienne fonctionne comme une machine de guerre contre la menace de l'idéologie dominante, déguisée en autant de "philosophies" ou de "sagesses" accommodantes avec les intérêts des classes dominantes. Cette pensée s'organise autour de l'identification organique de Dieu avec la Nature et de la mise au centre d'un corps si anti-chrétien qu'il vaudra à Spinoza une détestation posthume. Laquelle n'a pas disparu si l'on en juge par la récente charge anti-spinozienne de l'ancien ministre Luc Ferry, auquel cet essai entend également répondre. Contre une vague "conscience morale" présentée comme seul horizon pour l'humanité, il s'agit de faire le pari du contenu, de l'immanence, de la connaissance, de l'action et, en définitive, d'une liberté radicale. "Richard Labévière fut doctorant de Desanti et, par ailleurs, montre sa sympathie pour le matérialiste Diderot. Il déchiffre ce que fut "l'éclair de Spinoza" à travers une série de ruptures, dans sa vie, dans son oeuvre et dans sa réception. Son ouvrage vise non pas à présenter les structures de la pensée spinoziste (...) mais plutôt à armer sa propre réflexion sur la liberté en suivant les indications livrées par Spinoza sur les illusions qui empêchent celle-ci de s'exercer". Pierre-François Moreau
Lors du procès de Moscou de janvier 1937, Guéorgui Piatakov, vice-ministre de l'Industrie lourde soviétique de 1932 à août 1936, a reconnu avoir pris en secret un avion à Berlin en décembre 1935, avec l'aide des hitlériens au pouvoir, pour atterrir quelques heures plus tard en Norvège et rencontrer tout aussi secrètement Trotsky dont il prétendait être, depuis la seconde moitié de 1931, un partisan caché et une « taupe » habile, solidement établie au plus haut niveau de l'appareil économique de l'Union soviétique stalinienne.Piatakov a-t-il dit la vérité sur les événements de décembre 1935, ou était-ce là le fruit d'une horrible machination du pouvoir soviétique à propos d'un prétendu voyage et d'un entretien avec Trotsky n'ayant jamais eu lieu ? Sommes-nous en présence d'un sinistre complot contre non seulement l'innocent Piatakov mais aussi Karl Radek, un autre accusé au procès de janvier 1937, et surtout Trotsky, faussement accusé, par contumace, d'être devenu un « laquais de Hitler » ...En réalité, c'est à partir de sources et de documents anti-staliniens incontestables, à commencer par les archives de Trotsky à Harvard, qu'est apparue récemment une série de révélations retentissantes qui prouvent de manière concluante la collaboration directe entre les nazis au pouvoir et Trotsky. En particulier, et à l'encontre des théories encore en vigueur sur l'impossibilité pratique du vol, il est maintenant certain qu'en décembre 1935, Piatakov s'est bien envolé avec l'aide des fascistes allemands pour une rencontre clandestine avec Trotsky, avec qui il eut une confrontation dramatique, précisément sur la question d'une alliance tactique avec les nazis.Les livres d'histoire sur les années 1930 et 1940 devraient donc être largement réécrits, ce qui ne peut avoir que des répercussions évidentes sur la gauche contemporaine.