C'est une femme qui parle. Marie de Gournay. Pendant des siècles, les hommes l'ont priée de se taire. Le seul qui l'ait écoutée, reconnue, s'appelait Montaigne. Le temps du bel été 1588, il a fait d'elle sa dernière amie et sa première éditrice. Il était un vieil auteur et elle, sa plus jeune admiratrice. Leur amitié a fait scandale. D'une obèle fervente, il l'inscrivit dans sa vie et dans ses Essais. À cause de lui, elle est devenue femme de lettres, a tenu salon au temps des précieuses et aurait même dû être la première femme sur les listes de l'Académie française si son discours sur l'égalité des hommes et des femmes avait été entendu. Martine Mairal fait résonner la voix de Marie, unique, insolente, inoubliable, pour raconter ses illusions intactes, la force de l'amour et le pouvoir des livres contre les convenances, la misogynie et les rides du temps.
Nombre de pages
328
Date de parution
16/08/2003
Poids
325g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080683885
Titre
L'Obèle
Auteur
Mairal Martine
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
325
Date de parution
20030816
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Seul, dans le silence de l'espace, Un attend. En orbite de sa vie. La navette spatiale est repartie sans lui. Sa rivalité avec Al, son frère ennemi, devenu son directeur de vol, s'envenime. Qui a usurpé la place de l'autre? Condamné à l'isolement par le hasard, Caïn écrit. Ses méditations d'astronaute solitaire sont les nôtres. Son récit de voyage, d'une poésie folle, nous livre l'intimité visionnaire d'un héros anonyme, d'un homme lui n'est plus sûr de rien. Ni de l'amour de sa femme Bérénice, ni de sa paternité, ni de ses sentiments, ni même de son retour sur Terre.
Pour faire le portrait du baiser, prenez deux amoureux et des douzaines de poètes. Laissez dire les baisers comme ils viennent, au fil des pages et goûtez-en sans attendre les plaisirs infinis. Le baiser a toujours une part d'inédit. Ovide, Properce, Dante, Louise Labé, Montaigne, Corneille, Casanova, Crébillon, Shakespeare, Flaubert, Rimbaud, Mallarmé ou Baudelaire... l'école du baiser incite à une relecture à deux, passionnée et passionnante. Narcisse, Mélisande, Salomé, Judas et les vampires en donnent chacun leur version, douce ou sanglante. Martine Mairal a ordonné cette collection de baisers comme les tableaux d'une exposition intime et frémissante, à découvrir à deux ou seul, avec ses souvenirs et ses rêves de baisers à venir...
Mairal Chantal; Cantat Martine; Blochet Patrick; B
Ce guide propose des pistes et des activités pour améliorer L'expression orale, donner Le goût de communiquer et considérer l'oral comme une fonction vitale et fondatrice de tout enseignement, à une époque où le moyen de communication est essentiellement oral. Description du fonctionnement des jeux oraux, des situations de communication et des conduites langagières : coopérer par le langage, questionner, raconter, présenter des informations, donner son point de vue.
Pedro Mairal, romancier et poète argentin a écrit cette histoire en 60 sonnets illustrés par Jorge Gonzales, à qui nous devons l'incroyable bande dessinée Chère Patagonie parue en 2012 aux éditions Dupuis. Dans une Argentine affamée, de jeunes gens se font enrôler de force dans l'armée pour pêcher d'horribles poissons chats (surrubis) afin d'assouvir la faim des habitants de Buenos Aires. Un Surubi géant, une sorte de Moby Dick devient la proie de ces pêcheurs par défaut qui survivent dans cet enfer. Chaque sonnet est illustré par un dessin somptueux de Jorge Gonzales qui restitue une ambiance inquiétante et sordide à cette partie de pêche misérable.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.