La tauromachie s'est offerte à Michel Leiris en miroir du monde, de soi, de l'écriture. D'emblée, il a trouvé dans son spectacle ce qu'il était venu y chercher : des émotions et des images qui alimenteront l'œuvre du poète, de l'essayiste, de l'autobiographe. Depuis son premier texte surréaliste Grande fuite de neige jusqu'à ses dernières Images de marque, la corrida, " art exemplaire ", fournit un modèle dont les figures, les codes, les rites et les enjeux répondent à ses préoccupations d'homme et d'écrivain. Ancrée dans la réalité sociale, culturelle, historique de la tauromachie, l'étude d'Annie Maïllis arpente les écrits de Leiris peuplés de toros où campe le matador habillé de lumière pour affronter la mort, double héroïque de l'auteur enfermé dans son arène de papier. L'analyse s'enrichit de témoignages et de textes retrouvés (correspondances avec André Castel, articles écrits sous un pseudonyme) qui éclairent d'un jour nouveau la personnalité de l'écrivain aficionado.
Nombre de pages
304
Date de parution
03/05/2000
Poids
444g
Plus d'informations
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EAN
9782738464378
Titre
Michel Leiris, l'écrivain matador
ISBN
2738464378
Auteur
Maïllis Annie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
444
Date de parution
20000503
Nombre de pages
304,00 €
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L'oeuvre monumental de Picasso est parcouru depuis ses premiers dessins d'enfant jusqu'à ses dernières gravures par deux figures essentielles : celle de la femme et celle du taureau. Or les productions de Picasso qui leur sont liées commencent à pâtir injustement de sa réputation d'amant violent et d'aficionado convaincu. Ces condamnations témoignent d'un parti pris réducteur et la personnalité complexe comme l'oeuvre de Picasso méritent un examen plus approfondi que la caricature. Bien que les deux motifs - femme et taureau - se trouvent souvent associés chez Picasso, l'étude du double sujet n'a encore jamais été conduite. Elle permet pourtant de déconstruire les idées reçues à leur propos. En réalité, leur représentation a changé selon le cours de l'Histoire, la vie de l'artiste, son esthétique, son idéologie. Pour éclairer les oeuvres et en prendre la mesure, leur contextualisation biographique et historique s'avère donc nécessaire.
Encore un livre sur Picasso? L'inclassable, l'artiste à l'oeuvre profuse et insondable...? Une femme arpente cet immense territoire en suivant une piste toute personnelle: celle des femmes et des toros qui le peuplent. En s'attachant plus particulièrement aux années avec Françoise Gilot, son avant-dernière compagne, avec qui il partagea dix années de vie (1943-1953) et qui lui donna deux enfants, Claude et Paloma. La place de Françoise dans l'oeuvre de Picasso a toujours été un peu boudée par les critiques: peut-être parce qu'elle fut la seule femme à oser le quitter. Pourtant pendant ces années, Picasso se risque à des aventures artistiques originales, explorant de nouveaux supports, de nouvelles modalités, un nouveau langage formel. Au lendemain de la guerre, le couple choisit de s'installer sur la côte d'Azur. C'est ici, à Arles et à Nîmes, que Pablo initie Françoise à la culture taurine. Sous le soleil de la Méditerranée, et de Françoise, Picasso opère une rupture avec les anciens modes de représentation.
Maïllis Annie ; Wolff Francis ; Arévalo José Carlo
En septembre 2007, sous l'égide de l'association Suerte, se tenait à Nîmes un colloque qui empruntait la double direction de la disparité - géographique, historique ou technique - et des constantes - esthétiques ou éthiques - pour tenter de définir les enjeux actuels de la tauromachie. Les Actes de ce colloque rassemblent les contributions éclairantes de Francis Wolff, José Carlo Arévalo. Araceli Guillaume-Alonso, Jean-Pierre Hédoin, François Zumbiehl, Jean-Baptiste Maudet, Alain Rodier, Jacky Siméon, Annie Maïllis, Jacques Durand, Victor Gomez-Pin.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.