Indiscutable, le rôle des médias de masse dans les sociétés contemporaines n'en est pas moins particulièrement difficile à appréhender. Le débat tend à tourner en rond : dénonciation du travestissement scabreux de la vie quotidienne par la real TV, de la mise à mal de la culture et de la démocratie par la "communication" d'un côté ; espoir dans le gain de transparence et de véracité que permettraient les techniques de communication, de l'autre. Tout cela sur fond de présupposés quant aux effets exercés par les médias. Les moyens d'une approche plus féconde existent, mais seul permet de les dégager un retour critique sur un siècle et plus d'approche sociologique de la communication : du premier regard des sciences sociales émergentes sur l'avènement des médias de masse aux travaux les plus récents, souvent encore méconnus en France, sur les phénomènes médiatiques contemporains. Le présent ouvrage relève ce défi avec une cohérence et une ampleur inédites. L'auteur revient d'abord sur les théories des effets (béhaviorisme, mcluhanisme, cybernétique) pour en montrer les limites ; il examine ensuite les théories issues de ce cadre normatif pour mettre l'accent sur la complexité des mondes de la production et sur les capacités de réponses des publics aux contenus : études des professions de la communication, journalistes et auteurs de l'audiovisuel, sociologie de la réception et Cultural Studies. Il aborde enfin les pensées qui lient les médias au projet démocratique : théories de l'opinion publique, théories de l'espace public et théories de la réflexivité, qui permettent d'analyser notamment le rôle des sondages dans la vie politique, le statut social de la télévision de la réalité ou les appropriations de l'Internet. Au final, c'est une vision pragmatiste de la communication qui ressort, faisant coexister phénomènes d'expression, de domination et de participation à un monde démocratique en voie d'élargissement, et mettant l'accent sur l'expérience individuelle et collective. Outil de référence et de travail, ce livre rendra les plus grands services aux étudiants tout comme il alimentera la réflexion des professionnels du domaine et de tous ceux qui se soucient d'avoir une vision informée des enjeux présents de la communication.
Date de parution
02/04/2003
Poids
559g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782200264277
Titre
SOCIOLOGIE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS
ISBN
2200264275
Auteur
MAIGRET
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
160
Poids
559
Date de parution
20030402
Disponibilité
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L'importance croissante des activités de la communication a suscité, ces dernières années, une importante littérature : cet ouvrage a pour ambition de présenter une synthèse accessible, mais complète, des savoirs sur ce domaine. Au-delà d'un secteur médiatique de plus en plus diversifié (télévision, presse, Internet; etc.), le développement des activités de communication dans de nombreux domaines de la société (communication d'entreprise, publicité, relations publiques...), a conduit à professionnalisation des métiers de l'information-communication, et les cursus universitaires consacrés à ce domaine se multiplient. Ce recueil de 21 notices,. rédigées par des spécialistes des domaines couverts, présente d'abord les grandes théories de la communication et des médias de masse. Ce sont ensuite les grandes. activités de communication qui sont examinées a travers l'articulation entre les outils dont elles disposent et leurs effets, réels ou supposés. Cet ouvrage invite enfin à une meilleure connaissance du fonctionnement des médias, qu'il s'agisse des médias traditionnels, audiovisuels ou presse, ou encore des nouvelles technologies de la communication.
On ne se lasse pas de se repasser le film présidentiel et ses séquences déjà "cultes": Sarko-Iznogoud, Sarko-UMP et Sarko-Jaurès-Môquet, Sarko-In-Love et Sarko-Alone... Omniprésent sinon omnipotent, surexposé, hyperactif, Sarkozy est bien cet " Hyperprésident " aux identités démultipliées dont l'avènement est célébré ou critiqué par de nombreux observateurs. Homme de pouvoir d'un nouveau genre, il est le produit d'une époque qui réclame les people autant qu'elle les dévore. Cette énergie, ce goût du contact et cette mise en scène du pouvoir sont les instruments d'un projet politique sur le fil du rasoir, pour une France gravement ankylosée. Ce court essai, non dénué d'humour, va beaucoup plus loin dans l'analyse que tout ce qui a été proposé jusqu'à présent. Grille de lecture du sarkozisme, il nous aide à mieux comprendre ce qui nous attend.
On trouve chez Héraclite la première ? et décisive ? élaboration du lien unissant le concept à l'action : il met ensemble Logos et Polemos, le discours et la guerre. Parcourir, comme le fait ce livre, le devenir de la parole de raison (logos) dans son rapport avec le conflit dans les choses, c'est à la fois comprendre le statut de ce genre particulier de pensée qu'est le logos philosophique et le caractère propre de la pensée des Européens. Né en Grèce d'Asie, le logos philosophique s'est finalement rétabli en Europe occidentale, après une longue éclipse médiévale, à la faveur d'une vaste migration à laquelle, d'Orient en Occident, ont pris part juifs, chrétiens et musulmans. Il en est ainsi parce que le logos des origines ? logos philosophique d'Héraclite à Marc Aurèle ? a fait l'objet d'un détournement théologique : le logos-raison est devenu, au tournant des Ie et IIe siècles de notre ère, le Christ-Logos. Dès lors, les apologètes chrétiens ont pratiqué un vaste larcin en élaborant la figure paradoxale d'un logos de l'ineffable : ce n'est plus le raisonnement qui établit le vrai, c'est la révélation. Ils l'ont construit non comme religion mais comme "philosophie chrétienne", polémiquant ainsi contre le logos "païen". Une opération qui substitua, aux temps médiévaux, le théologico-politique à la philosophie. En pistant les effets politiques du larcin chrétien sur le devenir des Européens, ce livre manifeste à la fois l'essence polémique de la philosophie, et comment les Européens ont rejeté, notamment au sein des universités de Paris et d'Oxford à partir du XIIIe siècle, la captation chrétienne du logos héraclitéen. Une opération violente par où le théologico-politique s'est finalement effacé devant la philosophie, et l'Eglise devant l'Etat moderne.
Outils d'intelligence collective et collaborative, mais aussi de contrôle, d'influence et de domination, les médias ont acquis une véritable dimension "géopolitique" ces dernières années. Domination des grands groupes industriels du Global media, traitement médiatique permanent des crises et des conflits, fake news et rôle des réseaux sociaux dans la sphère politique... le soft power médiatique est aujourd'hui incontournable pour comprendre les mutations et les évolutions contemporaines. Comment mesurer l'impact de la globalisation des médias sur la recomposition des interdépendances entre sociétés ? Quels sont les rapports entre mondialisation, rivalités de pouvoir et médias, révélant à la fois la prédominance américaine et les utilisations mises en oeuvre par les pays émergents ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les relations internationales et les conflits, depuis leur exploitation dans le champ d'action militaire au XIXe siècle, aux nouvelles rivalités du cyberespace ? Telles sont les questions abordées par cet ouvrage.
Comment s'est formée la classe ouvrière en France ? Comment a évolué le travail industriel durant le XIXe et le XXe siècle ? Comment a-t-il influencé les groupes sociaux qui y ont participé ? Quelle était la part d'initiative et d'autonomie du monde ouvrier dans cette gigantesque transformation sociale qui a accompagné l'industrialisation ? Comment s'est réalisé le partage du pouvoir, dans l'usine et dans l'atelier ? A quel rythme et selon quelles modalités une culture ouvrière s'est-elle construite ...Telles sont, parmi d'autres, les questions que tente de cerner cet ouvrage. L'auteur insiste sur la diversité des origines de la classe ouvrière : le travail industriel des campagnes, l'univers du petit artisanat urbain, celui de l'usine textile. L'hétérogénéité du monde ouvrier français, avant que la grande usine, puis la rationalisation et le fordisme viennent renforcer sa cohérence, apparaît ainsi comme un trait essentiel de l'histoire du XIXe siècle. L'ouvrage propose une lecture ouvrière intégrée dans celle de l'industrialisation française. Il met particulièrement l'accent sur le travail industriel, ses pratiques concrètes, la diversité des marchés du travail, les cultures ouvrières qui les accompagnent et les comportements politiques. Il souligne à la fois la lenteur des rythmes de formation d'une classe ouvrière moderne et les ruptures sociales liées à la dynamique économique propre au capitalisme français.Alain Dewerpe est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (histoire sociale comparée de l'industrialisation). Il a publié notamment L'industrie aux champs. Essai sur la proto-industrialisation en Italie septentrionale (1800-1880), École française de Rome, 1985 et, avec Yves Gaulupeau, La Fabrique des prolétaires. Les ouvriers de la manufacture d'Oberkampf à Jouy-en-Josas (1760-1815), Presses de l'École normale supérieure, 1990. Les trois sources de la classe ouvrière (du début du XIXe siècle aux années 1880). La question sociale. Usines et prolétaires (des années 1880 à la veille de la Première Guerre mondiale). Rationalisations (de la Première Guerre mondiale aux années 1950).
Pratique centrale des études littéraires, et épreuve redoutée des examens et concours, l'explication de texte demande à la fois souplesse et rigueur, tout en obéissant à une méthodologie stricte. Cet ouvrage présente d'abord les différents champs de connaissances qu'elle met en jeu : - l'histoire du commentaire de texte, qui remonte autant à la Grèce ancienne qu'à la culture biblique ; - les présupposés et contraintes de la démarche, qui propose l'éclairage linéaire d'un texte court ; - les différentes approches du fait littéraire, centrées sur l'auteur, le lecteur, le texte lui-même ou ce qu'il dit du monde ; - les différentes sciences de l'analyse textuelle : linguistique, stylistique, rhétorique, poétique. Après les nécessaires conseils de méthode, ce livre présente sept explications complètes de textes allant du XVIe au XXe siècles, et couvrant tous les genres littéraires. Alliant ainsi la théorie et la pratique, cet ouvrage est l'outil indispensable de l'étudiant en Lettres.
Conçu dès l’origine comme un cours à l’usage des maîtres de tous ordres de l’enseignement, cet ouvrage est resté profondément novateur dans sa démarche. L’orthographe est importante mais elle demeure une des faces de la langue : elle ne peut en être séparée. Il s’agit de changer les mentalités en modifiant la conception élitiste, maximaliste et dogmatique associée à la maîtrise de l’orthographe.Après une introduction théorique générale, la première partie de ce cours traite des phonogrammes, c’est-à-dire de la partie prononcée de notre orthographe avec l’association systématique du phonème, de l’archigraphème et des graphèmes correspondants. La seconde partie traite des principaux morphogrammes, des logogrammes et des lettres en marge du système. Chaque chapitre est suivi d’applications et de modèles d’exercices.