Considérée par certains comme la " Cluny carolingienne ", l'abbaye bénédictine de Saint-Riquier est fondée par Riquier, au VIIème siècle. Elle connaît son premier âge d'or lors de l'abbatiat d'Angilbert, homme d'église et lettré, protégé de Charlemagne. L'empereur favorise le développement de l'abbaye qui devient alors un centre important aux marches du royaume. Le chantier gothique qui se poursuit entre le XIIIème siècle et le début du XVIème siècle connaît de multiples difficultés. Saint-Riquier, aux frontières du royaume de France, est sur la ligne du front qui oppose le duc de Bourgogne et Louis XI et se trouve donc sans cesse en butte aux représailles des uns et des autres. La façade, vaste retable architectural que son programme sculpté transforme en dentelle de pierre blanche est révélatrice de la religiosité et des croyances de cette fin du Moyen Age. Le deuxième âge d'or de l'abbaye commence lorsqu'au XVIIème siècle la communauté adhère à la réforme de Saint-Maur. Les bâtiments sont rénovés et le ch?ur de l'abbatiale reçoit, à la fin du siècle, un décor, dit plus tard " à la grecque ", l'un des rares à subsister de cette époque. Les tableaux commandés par l'abbé d'Aligre, encore en place, de multiples éléments décoratifs témoignent des efforts consentis pour permettre à l'institution de rayonner de nouveau. Les péripéties du XVIIIème siècle, incendies dévastateurs, puis Révolution, ont altéré la physionomie de l'abbaye mais sa transformation en séminaire au XIXème siècle comme celle de l'abbatiale en église paroissiale ont permis de conserver l'essentiel. Les travaux conduits par le conseil général de la Somme, désormais propriétaire de l'abbaye, l'action de la mairie de Saint-Riquier et de l'État sur l'abbatiale ont préservé l'identité du lieu. Aucune étude complète sur le site n'a été publiée depuis les travaux de l'abbé Hénocque à la fin du XIXème siècle, puis de Georges Durand dans les premières années du XXème siècle. Les progrès de l'historiographie permettent aujourd'hui de proposer au public une synthèse renouvelée et en particulier de traiter de façon plus approfondie des aspects négligés, à l'époque, au profit du Moyen Age. L' Association des amis de Saint-Riquier en étroite collaboration avec le Centre culturel-musée départemental de l'abbaye, et avec l'aide du conseil général de la Somme, le conseil régional de Picardie, de la Drac-Picardie, de la communauté de communes du Haut-Clocher, de la commune de Saint-Riquier, et de mécènes privés comme la Sanef et le Crédit agricole, ont porté ce projet de publication et lui ont permis d'aboutir aujourd'hui.
Représentée par Rodin sous la forme d'une jeune femme nue, à genoux sur le sol et le visage dissimulé par une longue chevelure, La Danaïde compte parmi les figures les plus touchantes de l'artiste. Une telle posture, propre à traduire l'abandon et le désespoir, invite en effet le contemplateur à une forte empathie. A travers un essai mêlant analyse du mythe, histoire des formes et esthétique, Aline Magnien offre un regard nouveau sur ce marbre qui rompt avec l'iconographie traditionnelle. Bénéficiant d'un modelé lumineux, sans ombres creusées, La Danaïde n'est pas sans évoquer ces mots de Gaston Bachelard : "La source est une naissance irrésistible, une naissance continue."
Représentée par Rodin sous la forme d?une jeune femme nue, à genoux sur le sol et le visage dissimulé par une longue chevelure, La Danaïde compte parmi les figures les plus touchantes de l?artiste. Une telle posture, propre à traduire l?abandon et le désespoir, invite en effet le contemplateur à une forte empathie. À travers un essai mêlant analyse du mythe, histoire des formes et esthétique, Aline Magnien offre un regard nouveau sur ce marbre qui rompt avec l?iconographie traditionnelle. Bénéficiant d?un modelé lumineux, sans ombres creusées, La Danaïde n?est pas sans évoquer ces mots de Gaston Bachelard : "La source est une naissance irrésistible, une naissance continue".
Résumé : L'image de la maison, qu'elle soit celle de l'homme ou de la divinité, accompagne les grandes circonstances de la vie humaine la fondation, le lignage, la mort : en ce sens, bien plus que le simple reflet d'une architecture qui aurait existé, parfois introuvable, les maquettes condensent des sentiments et des concepts d'une société. La plupart des maquettes qui nous sont parvenues du monde antique proche-oriental sont faites de terre cuite et relèvent d'une production d'inspiration individuelle, populaire. Cet ouvrage constitue la première somme sur l'ensemble de ce matériel archéologique à la charnière de l'histoire de l'art, des techniques et des religions, objets apparemment d'importance mineure mais qui, de la construction aux mythes, révèlent des aspects très divers de ces sociétés anciennes des mondes orientaux.
Résumé : L'Afrique romaine doit son importance à son agriculture, à son artisanat actif, à ses villes, Carthage, Timgad, aux écrivains célèbres qu'elle a vu naître, Apulée, Tertullien, à la famille impériale des Sévères, à saint Augustin.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
Alexandre Cojannot est conservateur à la direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, membre de la Commission nationale des monuments historiques et membre du comité scientifique pour le suivi de la restauration de l'hôtel Lambert
Créateur des célèbres concepts de la "ville du quart d'heure" et du "territoire de la demi-heure ", Carlos Moreno a fait de la proximité le coeur battant d'un urbanisme du soin et du bien-être. Des ruelles de Tokyo aux Utopías de Mexico, de Saint-Hilaire-de-Brethmas, dans le Gard, à Busan, en Corée, il nous emmène dans un voyage mondial au contact d'initiatives concrètes qui réinventent nos manières d'habiter. Nourri de quinze années de recherches et d'expérimentations aux quatre coins du monde, l'urbaniste nous révèle une vérité essentielle : le bien-être n'est pas un luxe réservé aux métropoles privilégiées, mais un droit accessible à tous, à condition de repenser nos espaces à l'échelle humaine. Des infrastructures sociales aux services de santé, de l'alimentation locale aux mobilités douces, il trace les contours d'une nouvelle urbanité fondée sur le lien, la solidarité et la proximité heureuse.