Introduction à une psychologie des songes et autres écrits (1886-1896)
Maeterlinck Maurice ; Gross Stefan
AML EDITIONS
28,01 €
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EAN :9782871681014
Ce qu'il y a de plus étrange en l'homme, c'est sa sagesse occulte. En tout ce qu'il dit, il dit autre chose que ce qu'il dit ; en tout ce qu'il lit, il lit autre chose que ce qu'il lit ; en tout ce qu'il fait ; il fait autre chose que ce qu'il fait ; et lorsqu'il prie, il fait autre chose que sa prière. [...] Il agit toute sa vie, comme on agit dans une maison où il y a eu une mort subite et suspecte. On ne parlé pas de l'événement, mais on ne pense qu'à l'événement. On n'agit pas ostensiblement en vue de l'événement, mais toutes les actions, tous les préparatifs tournent autour de l'événement. On ne parle que de choses insignifiantes, et l'on sait que ce que l'on dit ne se apporte pas à ce que l'on dit. [...] Ce que je fais ne se apporte pas à ce que je fais ; et j'ai toute ma vie le visage d'un homme qui s'applique à construire un jouet pour un enfant, mais qui a d'autres affaires. Tout. homme sent qu'il ace visage, même pendant qu'il rêve, car il est bien plus profond que son rêve. Ce visage est l'archétype de l'homme." Ainsi s'exprime Maurice Maeterlinck en 1891, dans un article publié dans la Jeune Belgique, qui illustre l'éveil de l'auteur à une poétique de l'inconscient. Initialement publié en 1985, puis réédité en 1989, le présent volume était épuisé. Il nous a cependant semblé que les trente textes rassemblés ici méritaient amplement d'être remis en circulation. Contes et récits, maximes et réflexions, essais et comptes rendus, ainsi que quelques entretiens et réponses nous éclairent sur les positions d'un homme attentif à un monde qui échappe à la raison. Entre Le Massacre des Innocents et Le Trésor des humbles, dix ans seulement s'écoulent au cours desquels Maurice Maeterlinck a produit une série d'écrits d'une surprenante modernité et d'une acuité exemplaire.
Nombre de pages
216
Date de parution
01/10/2024
Poids
320g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782871681014
ISBN
2871681015
Auteur
Maeterlinck Maurice ; Gross Stefan
Editeur
AML EDITIONS
Largeur
151
Date de parution
20241001
Nombre de pages
216,00 €
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Résumé : Golaud rencontre Mélisande au fond d'une forêt. Il ne sait qui elle est ni d'où elle vient, et elle-même ne sait pas le lui dire, semblant perdue dans la forêt comme sur la terre. Golaud épouse Mélisande et l'emmène chez lui, au pays d'Allemonde, où règne le vieil Arkël. Mais Mélisande tombe amoureuse de Pelléas, le frère de Golaud. Tout pourrait conduire à une simple tragédie bourgeoise, dans ce conte aux allures médiévales. Mais le mystère qui entoure chaque personnage, la manière dont chacun semble étranger à lui-même et aux autres, les forces irrésistibles qui les entraînent, érigent cette histoire au rang de mythe. Il est temps de redécouvrir ce grand texte, au-delà de l'opéra de Debussy.
Résumé : "Serres chaudes ! A elle seule, cette analogie, lourde de connotations baudelairiennes, est une trouvaille. Spontanément, elle fait naître en nous l'image d'un monde clos, immobile et luxuriant à la fois. Par la magie du titre, nous entrons de plain-pied dans le mystère de la vie profonde dont "nul jusque-là dans la littérature moderne", souligne à juste titre Guy Michaud, "n'avait encore fait aussi bien sentir et comme toucher du doigt la présence". L'intuition de l'inconnaissable, le pressentiment du moi transcendantal et de ses richesses, l'âme - désormais Maeterlinck détient la substance de son oeuvre. A la lecture des Serres chaudes, on est frappé par la succession d'images hétéroclites, insolites, absurdes. Le poème s'impose à l'imagination comme un réseau touffu de visions simultanées où le meneur de jeu juxtapose, accumule à sa guise des êtres, des objets ou des situations paradoxales, comme si elles avaient été rêvées par un somnambule ; le tout ponctué d'exclamations répétées, d'interjections et d'exhortations lourdes d'angoisse. Etrange poésie ! Tout mouvement lyrique semble en être absent, empêché par l'utilisation de formes prosaïques, quotidiennes, volontairement négligées. L'image et sa luxuriante végétation y règnent en maîtresses. Images à travers lesquelles se lit l'incohérence de la vie : "un glacier au milieu des prairies de Juillet" ; "un matelot dans le désert" ; "une fête un dimanche de famine", etc., à moins que l'incohérence du monde actuel ne parle d'elle-même dans l'évocation de ces "paysans aux fenêtres de l'usine", de ce "jardinier devenu tisserand", de ce "chasseur d'élans devenu infirmier", réminiscence de l'exode rural vers les cités tentaculaires, ou encore du "château devenu hôpital", métamorphose de la société. Autant de situations ambiguës, de réalités menées jusqu'à l'inhabituel, signes des "choses qui ne sont pas à leur place", dont le poète se sert au deuxième degré pour suggérer les visions fantastiques qui l'assiègent, pour figurer l'inquiétude qui le tenaille." Paul Gorceix.
La sagesse et l'ingéniosité de la nature sont sans limites. Telles sont les leçons que nous pouvons tirer de ces essais naturalistes, qui mêlent sciences, philosophie et poésie. A travers ces deux communautés vivantes, celle des fleurs et celle des abeilles, c'est toute l'originalité et la pertinence de la nature que dépeint Maurice Maeterlinck, dans une langue à la fois précise et élégante. Il décrit les stratégies mises en oeuvre par les fleurs pour se reproduire, occuper l'espace et survivre aux intempéries. Il évoque aussi l'ardeur, la persévérance et même le pragmatisme des abeilles, espèce précieuse, nécessaire à la survie de nombreux végétaux. Il est temps de redécouvrir ces textes d'une grande richesse, essentiels à l'heure de la disparition progressive des abeilles et de la plus grande crise climatique de notre histoire.
Biographie de l'auteur Né à Gand en 1862, Maurice Maeterlinck se consacre rapidement à la littérature. Dès 1889, il publie un recueil de poèmes, Serres Chaudes, et une pièce de théâtre, La Princesse Maleine, qui traduisent ses préoccupations symbolistes. Poète, dramaturge et essayiste, il reçoit en 1911 le Prix Nobel de littérature. Il meurt à Orlamonde, près de Nice, en 1949.
L'oeuvre majeure de François Jacqmin (1929-1992), qui compte parmi les plus influentes, les plus inspirantes et les plus profondes de la poésie belge de langue française, a nourri plusieurs générations de lecteurs. Cette oeuvre est à ce point cohérente et complexe dans son développement, qu'il s'avère essentiel d'en connaître la totalité et d'en écrire l'histoire. En se fondant sur l'abondant fonds de manuscrits conservé aux Archives & Musée de la Littérature (35000 pages), il est maintenant possible d'entreprendre une édition critique et génétique de l'ensemble des écrits laissés par le poète : les recueils et poèmes publiés, avec leurs états successifs, mais aussi un nombre impressionnant d'ensembles inédits, dont la grande diversité révélera maintes s faces cachées s de l'ceuvre. C'est naturellement par les premières années du poète que commence cette entreprise. De 1946 à 1956, une écriture se forge : elle cherche une voix, passe tantôt par l'apologue et le conte, tantôt par une brève influence du surréalisme, par l'expérimentation et la tentation du lyrisme ; elle s'avère déjà occupée au premier chef par la contemplation de la nature et tend vers la critique de la pensée et du langage en poésie, qui sera son essence à partir de 1959 (La Rose de décembre). Parmi ces 340 textes et poèmes rédigés entre 1946 et 1956 - dont onze seulement seront publiés par le poète (L'Amour la terre, 1954) -, on trouvera de nombreux ensembles à thèmes, mais aussi des ébauches, de pures improvisations manuscrites, qui donnent accès, dans une forme d'écriture automatique, à la pensée du poète - ainsi que quatorze poèmes anglais sauvés des tout débuts de François Jacqmin.
La famille Bodart-Richter occupe une place à part dans l'histoire de la littérature belge francophone. Tout en développant une oeuvre singulière, les membres de la " tribu ", comme on nommait Marie-Thérèse Bodart, Roger Bodart et Anne Richter, sont restés unis par un esprit de poésie et par l'intense communion avec la nature. Ce volume collectif offre un regard panaché sur les trajectoires littéraires des trois écrivains, à travers des contributions allant du témoignage à l'analyse de fond, en passant par l'évocation fine et l'étude panoramique.
L'être et la création furent deux sujets majeurs dans la pensée et l'oeuvre du poète François Jacqmin. Inédits ou tirés de catalogues, les nombreux textes ici rassemblés pour la première fois témoignent des lignes de force de cette réflexion constante, de sa sensibilité toujours critique à l'égard des arts plastiques et des amitiés qui ont pu le lier aux artistes. Les écrits sur l'art et les artistes de Jacqmin sont, au même titre que ses poèmes, " l'oeuvre d'un regard ".