Le musée d'Orsay abrite aujourd'hui la collection de peintures impressionnistes la plus importante du monde. En suivant le même chemin que le visiteur, cet ouvrage nous présente une centaine de ses chefs-d'?uvre et retrace l'histoire de ce prestigieux mouvement qui a révolutionné l'histoire de l'art.Depuis la naissance du mouvement en 1874, avec l'apparition du mot "impressionnisme" lancé presque au hasard à propos d'un tableau de Monet, l'auteur nous décrit le milieu artistique dont il est issu et la formation des peintres qui le composent. Suivent les années glorieuses, jusqu'à 1886, jalonnées par les huit expositions où s'affirment les enjeux de l'impressionnisme. Le groupe disparaîtra peu à peu, chacun des artistes poursuivant desrecherches personnelles, souvent solitaires, avec "cette obsession de peindre toujours et progresser encore, jusqu'à la fin", comme le dit Monet. Les ?uvres sont regroupées par thèmes, certaines d'entre elles étant accompagnées d'un commentaire donnant un éclairage particulier sur les artistesqui, en cette fin du XIXe siècle, refusèrent l'académisme pour jouer subtilement avec la lumière. Ce livre offre à la fois un témoignage sur l'impressionnisme et le souvenir d'une visite au musée d'Orsay.
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition "James Ensor", présentée à Paris, au musée d'Orsay, du 19 octobre 2009 au 4 février 2010.4e de couverture : Après des débuts très remarqués entre impressionnisme et symbolisme, James Ensor (1860-1949) vit d'autant plus mal les attaques de la critique dont il est l'objet à partir de 1885. Prenant de la distance avec les milieux artistiques bruxellois, il regagne Ostende, sa ville natale. Au milieu des coquillages et autres curiosités du magasin familial, il invente un univers entre fantastique et grotesque, un monde de natures mortes aux masques omniprésents, d'intérieurs peuplés de squelettes. Autant de satires du monde bourgeois, de parodies de la condition humaine. Sa propre image n'échappant pas à l'immense carnaval qu'est pour lui la vie, Ensor l'excentrique se soumet à d'incessantes métamorphoses, s'identifiant tour à tour à Rubens, au Christ, à un hareng saur ! En toute liberté, et conscient tout à la fois de sa singularité, de son talent et de l'incompréhension qu'il provoque.
Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 186o, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Pourtant, pour les japonais, l'ukiyoe, les "images du monde flottant", est un moyen de représentation "vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, par opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine. En effet, les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyôto à Edo, au XVIIIe siècle, et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du mue siècle. D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumô, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques. Ce livre invite à découvrir l'histoire, les genres et la technique des estampes japonaises, ainsi que les principaux créateurs : Moronobu, Harunobu, Utamaro, Hokusai, Hiroshige, Kuniyoshi, Kunisada...
Des dames de cour des rouleaux peints de l'époque de Heian jusqu'aux héroïnes des manga, sans oublier les beautés du "monde flottant" d'Utamaro, ce livre retrace l'évolution des canons de la beauté féminine à travers l'art japonais. Si le nu comme genre n'apparaît au japon qu'à la fin du XIXe siècle, sous l'influence occidentale, les portraits de "beautés", les bain, s'imposent très tôt comme le genre de prédilection des artistes. Ces beautés qui leur servent de modèles (personnages de l'aristocratie, geisha, courtisanes), raffinées ou extravagantes, donnent le ton des modes et inspirent toutes les femmes. Elles nous permettent aujourd'hui de parcourir l'histoire des artifices de la séduction : le maquillage, la coiffure, les modes vestimentaires remarquables au japon par leur richesse et leur raffinement. Ces représentations livrent également de précieux témoignages sur la place de la femme dans la société japonaise au fil des siècles. Une iconographie exceptionnelle conservée dans les musées japonais, en grande partie inédite en France.