Le Coeur de Jade est un bijou aztèque dont le pouvoir magique fait de celui qui le porte un amant fougueux et irrésistible. Il sera l'enjeu et le symbole d'une lutte gigantesque qui englobera rien de moins que la conquête du Nouveau-Monde par les Espagnols et le triomphe de la foi chrétienne. Les deux pôles d'intérêt sont situés, d'une part, dans une petite ville du sud de l'Espagne, d'autre part, dans les régions du Mexique gouvernées par l'empereur Montezuma. Deux astres, dans chacun de ces ciels, gravitent irrésistiblement l'un vers l'autre : le jeune noble espagnol Alonso Manrique et la petite princesse aztèque Xuchitl, dont le nom signifie "fleur". Quand débute l'histoire, c'est le roi Nezahualpilli, père de Xuchitl, qui possède le Coeur de Jade. Le bijou tombera un jour aux mains d'Alonso qui, seul de ses possesseurs, lui devra la joie d'un grand amour partagé. Il a en effet, après mille dangers et des péripéties sans nombre, converti la princesse Xuchitl au christianisme et l'a épousée. Mais, avant de la ramener en Espagne, il lui faudra combattre durement aux côtés de Cortès, déjouer les embûches que lui tend son ennemi Esquivel, échapper de justesse au couteau du sacrificateur, languir dans les geôles d'un pirate barbaresque, puis dans les cachots de l'Inquisition. Le puissant archevêque auquel il devra finalement sa délivrance ne lui rendra le Coeur de jade qu'après avoir fait sculpter dans son épaisseur une image de la Vierge et de l'Enfant Jésus. Et c'est au cou du petit Rodrigo, fils d'Alonso et de Xuchitl, que le Coeur, désormais purifié, poursuit sa carrière. A travers les superstitions, les croyances, les rites sanguinaires, les intrigues, Salvador de Madariaga retrouve avec un clin d'oeil de philosophe les traits éternels de l'homme. La plus riche érudition donne à tous ses tableaux une couleur prodigieusement vivante et humaine. La poésie, le mystère, le romanesque le plus déchaîné s'unissent pour faire du Coeur de Jade une lecture passionnante.
Nombre de pages
648
Date de parution
28/01/1953
Poids
560g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070240852
Titre
Le coeur de Jade
Auteur
Madariaga Salvador de ; Audiberti Amélie
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
560
Date de parution
19530128
Nombre de pages
648,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Vingt ans après la conquête du Mexique, Hernan Cortès, écarté du pouvoir, a été remplacé par un vice-roi. Les "conquistadores" ont épousé des Indiennes et ces unions ont porté leurs premiers fruits. Mais les métis sont tiraillés entre leur double origine, la guerre est dans leur sang : il faut choisir d'être Indiens ou Espagnols. Tel est le drame de Rodrigo, fils d'un compagnon de Cortès et d'une princesse indienne, petite-nièce de Montezuma. Affecté d'un violent complexe d'Oedipe, c'est le sang de sa mère que choisit Rodrigo. Il participe à la "résistance" indienne contre le conquérant, fréquente les réunions du culte des dieux aztèques, épouse secrètement une Indienne et va jusqu'à sacrifier une victime sur l'autel du dieu barbare avec le couteau d'obsidienne. Passé aux insurgés au cours d'une révolte, il finit par tuer son propre père. A ce drame principal se mêlent d'autres intrigues tout aussi riches de signification : le mariage d'un Juif avec une fille du grand Cortès ; le drame de la soeur de Rodrigo, qui, elle, ressemble à son père ; le supplice de l'oncle des deux métis, qui meurt brûlé vif pour être retourné au culte des ancêtres. C'est une fresque magistrale, aux couleurs violentes, que l'auteur a brossée, en s'appuyant sur une information historique considérable. Nous voyons vivre, s'aimer, s'affronter, se haïr et se tuer deux races qui n'ont pas réussi, en mêlant leur sang, à unir leurs coeurs et leurs croyances. Ceux qui ont aimé Coeur de jade retrouveront dans ce nouvel ouvrage la maîtrise de Salvador de Madariaga, qui sait faire revivre les premières années de la domination espagnole et nous introduire au coeur des difficultés politiques et humaines qu'elle a tout de suite connues.
Si le règne de Catherine II constitue une phase décisive de l'histoire de Russie, presque tous les auteurs qui se sont intéressés à l'impératrice ont donné jusqu'à présent plus d'importance à la femme amoureuse qu'à la souveraine. Ce n'est pas le cas d'Isabel de Madariaga qui, elle, analyse le rôle déterminant que joua Catherine dans les grandes réformes de l'administration et des structures sociales, en mettant l'accent sur sa participation à l'essor culturel de la Russie. Despote éclairée, lors de la " grande Instruction " elle tente de renouveler les anciennes institutions datant du tsar Alexis, se lie d'amitié avec Diderot, mais dans le même temps organise la répression de la révolte de Pougatchev, lance les guerres contre l'Empire ottoman, décide les partages de la Pologne... cet ouvrage situe Catherine au centre de sa cour et des personnalités politiques et militaires qui l'entourèrent, tels que les frères Orlov, Nikita Panine, et, surtout, le prince Potemkine, dont le rôle est interprété ici d'une façon nouvelle. Grâce à une impressionnante documentation, Isabel de Madariaga redonne ainsi à la Russie du XVIIe siècle sa réelle dimension, que des portraits partiels ou partiaux de l'impératrice nous avaient jusqu'alors souvent cachée.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.