Les Imaginaires médiatiques. Une sociologie postcritique des médias
Macé Eric
AMSTERDAM
15,00 €
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EAN :9782915547351
Alors que la question de la culture de masse a été au centre des préoccupations des chercheurs français à la fin des années 1950 et dans les années 1960 - notamment avec la création du Centre d'étude des communication de masse par Georges Friedmann, Roland Barthes et Edgar Morin -, cet objet a été ensuite délaissé, voire disqualifié, par une sociologie française de plus en plus dominée par la sociologie de Pierre Bourdieu, jusqu'au point d'orgue dénonciateur qu'a été en 1995 son livre Sur la télévision. Pendant ce temps, dans le reste du monde, s'effectuait un cultural turn qui, rompant avec le légitimisme culturel et la théorie critique héritée de l'école de Francfort, ouvrait de nouveaux horizons méthodologiques propices à l'exploration de ces formes contemporaines de représentations collectives que sont les imaginaires produits, à flots continus, et de façon de plus en plus transnationalisée, par les industries culturelles. Depuis une dizaine d'année, une nouvelle génération de chercheurs s'attache à la réévaluation de la tradition sociologique française postcritique (Edgar Morin, Alain Touraine, Bruno Latour) et à son rapprochement avec les propositions les plus récentes des cultural studies, des gender studies et des postcolonial studies. Il s'agit avec ce livre, dans le prolongement de ces travaux, de proposer non une étude de cas ou tut manuel, mais une redéfinition théorique et méthodologique d'un objet et d'un champ de recherche, à travers leur genèse et leurs développements les plus récents, afin de dégager les conditions d'une relance postcritique des recherches sur les industries culturelles, la sphère publique et les médiacultures.
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Nombre de pages
167
Date de parution
19/10/2006
Poids
198g
Largeur
130mm
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EAN
9782915547351
Titre
Les Imaginaires médiatiques. Une sociologie postcritique des médias
Auteur
Macé Eric
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
130
Poids
198
Date de parution
20061019
Nombre de pages
167,00 €
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Nous savons maintenant que le changement climatique ne concerne pas les "générations futures" : les montagnes s'effondrent, les glaciers fondent, les tempêtes se succèdent, les inondations se répètent, certains ruisseaux ne coulent plus, les sécheresses et les vagues de chaleur se multiplient, les oiseaux, les poissons et les abeilles disparaissent, les récoltes deviennent aléatoires, la qualité de l'air et de l'eau se dégrade, les perturbateurs endocriniens et les microplastiques sont partout. Les scientifiques alertent. L'inaction climatique règne. Nous savons, mais nous ne comprenons pas "ce qui nous arrive" . Avec la notion d'anthropocène, réinterprétée ici comme concept sociologique par Eric Macé, nous pouvons comprendre "comment nous en sommes arrivés là" et les conditions d'un "à venir" sans effondrements.
Plus qu'un livre de théorie sociologique, Eric Macé nous propose un manuel de survie. Comment continuer à faire de la sociologie lorsque son objet central, inventé au XIXe siècle - "la société moderne" - est débordé par la mondialisation des interdépendances, la remise en cause des évidences occidentales, la catastrophe environnementale annoncée ? Comment continuer à réduire la réalité du monde en termes de domination et de reproduction sociale alors que dans la modernité et sa crise, c'est plutôt la question des changements, pour le meilleur comme pour le pire, qui est au coeur de la vie sociale ? Ce court essai propose, en alternative, une sociologie "augmentée" capable de décrire, de comprendre et d'expliquer une réalité beaucoup plus large que ce qu'elle pensait au moment de sa fondation.
Résumé : En dépit d'un égalitarisme revendiqué, nous ne cessons de fabriquer collectivement des inégalités et des discriminations entre les hommes et les femmes : carrières, salaires, charges parentales et domestiques, exposition à la précarité, sans compter ces formes insidieuses de subordination que sont les disqualifications symboliques et le harcèlement sexuel. Faut-il voir dans cette situation la persistance de l'emprise patriarcale ou la reproduction d'une domination masculine ancestrale que des auteurs comme Christine Delphy ou Pierre Bourdieu décrivent comme une matrice anthropologique si puissante que sa critique, aussi radicale soit-elle, n'y peut rien changer ? C'est un autre cadre d'analyse qu'Eric Macé propose dans cet ouvrage. En réinscrivant les rapports de genre dans leurs contextes historiques et sociaux, il montre que la tension contemporaine entre un principe d'égalité partagé et la fabrique collective d'inégalités exprime les ambivalences d'un "arrangement" instable et provisoire : celui de l'après-patriarcat, issu des transformations successives du patriarcat et de ses contradictions internes. Il devient dès lors possible non seulement de résoudre le paradoxe de l'égalitarisme inégalitaire que connaissent les sociétés occidentales, mais aussi de comprendre les formes composites d'arrangement de genre qui s'observent ailleurs dans le monde.
Macé Eric ; Beaud Stéphane ; Chauveau Gérard ; Vis
Résumé : L'imagination politique actuelle sur l'école est en panne. Finis les discours sur les nouvelles formes de parentalité, sur l'éducation à la non-violence, sur les scolarisations alternatives, et les dénonciations du caractère autoritaire et conservateur de l'institution scolaire. Dans ce numéro, c'est vraiment l'école républicaine qui est au centre des débats. Cette focalisation sur l'école est due pour l'essentiel aux effets de l'ultra-républicanisme jacobin des gouvernements de gauche depuis les années 1980. En demandant toujours " plus d'école ", la gauche a marginalisé les alternatives et les expérimentations tout en entraînant l'institution scolaire dans une redoutable contradiction productrice de nombreuses violences physiques et symboliques : produire la massification scolaire sans assurer la démocratisation des performances et des savoirs, se prétendre égalitaire tout en maintenant une " discrimination positive " envers les élèves les plus dotés culturellement. Dans ce numéro, la plupart des auteurs développent un autre type de critique nettement plus cosmopolitique, qui conduit à penser que le problème vient, au contraire, de ce qu'il y a " trop d'école ", si l'on entend par là celle du modèle à la française. Nous pratiquons désormais des " cosmopolitiques " parce que les liens qui nous attachent à nos mondes ne sont pas à trancher mais à rediscuter, parce que la complexité est la base même de toute l'écologie, parce que l'incertitude de notre temps rend caduques ou ridicules les prétentions dogmatiques ou technocratiques. Ces " Cahiers théoriques pour l'écologie politique " se veulent une contribution régulière pour penser l'activité politique des acteurs qui font tenir ces collectifs incertains, qui cherchent à recomposer des espaces de pouvoir ouverts.
N'en déplaise à ses contempteurs, la classe est une catégorie indispensable à la compréhension des sociétés humaines. Dans cet ouvrage, Erik Olin Wright propose une évaluation minutieuse de la pertinence et des limites de la catégorie de classe pour expliquer le fonctionnement des sociétés. Cette défense de la portée heuristique de l'analyse de classe centrée sur l'exploitation est fondée sur l'étude empirique de la structure sociale de plusieurs pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, le Canada, la France, la Norvège et la Suède. Elle passe par l'exploration de trois problèmes interconnectés : les caractéristiques et les variations de la structure de classe elle-même ; la relation entre classe et genre en tant qu'aspects de la structure sociale ; le lien entre structure de classe et conscience de classe, c'est-à-dire la compréhension que les individus ont de leurs intérêts de classe. Loin des affirmations grandioses du matérialisme historique orthodoxe (par exemple de l'idée selon laquelle la dynamique du capitalisme pointerait dans la direction d'un avenir socialiste), Wright s'attache à mettre au jour la manière dont la classe influe sur de nombreux aspects de la vie sociale, des réseaux de sociabilité à la mobilité sociale en passant par le travail domestique. Soulignant les dimensions spécifiques des différentes sociétés capitalistes étudiées, il montre que si la classe n'est pas partout et toujours le facteur explicatif le plus important, elle constitue néanmoins, par-delà sa dimension normative, un facteur structurant de la vie sociale.