Macé Eric ; Beaud Stéphane ; Chauveau Gérard ; Vis
APOGEE
18,00 €
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EAN :9782843981975
L'imagination politique actuelle sur l'école est en panne. Finis les discours sur les nouvelles formes de parentalité, sur l'éducation à la non-violence, sur les scolarisations alternatives, et les dénonciations du caractère autoritaire et conservateur de l'institution scolaire. Dans ce numéro, c'est vraiment l'école républicaine qui est au centre des débats. Cette focalisation sur l'école est due pour l'essentiel aux effets de l'ultra-républicanisme jacobin des gouvernements de gauche depuis les années 1980. En demandant toujours " plus d'école ", la gauche a marginalisé les alternatives et les expérimentations tout en entraînant l'institution scolaire dans une redoutable contradiction productrice de nombreuses violences physiques et symboliques : produire la massification scolaire sans assurer la démocratisation des performances et des savoirs, se prétendre égalitaire tout en maintenant une " discrimination positive " envers les élèves les plus dotés culturellement. Dans ce numéro, la plupart des auteurs développent un autre type de critique nettement plus cosmopolitique, qui conduit à penser que le problème vient, au contraire, de ce qu'il y a " trop d'école ", si l'on entend par là celle du modèle à la française. Nous pratiquons désormais des " cosmopolitiques " parce que les liens qui nous attachent à nos mondes ne sont pas à trancher mais à rediscuter, parce que la complexité est la base même de toute l'écologie, parce que l'incertitude de notre temps rend caduques ou ridicules les prétentions dogmatiques ou technocratiques. Ces " Cahiers théoriques pour l'écologie politique " se veulent une contribution régulière pour penser l'activité politique des acteurs qui font tenir ces collectifs incertains, qui cherchent à recomposer des espaces de pouvoir ouverts.
Nombre de pages
158
Date de parution
02/08/2005
Poids
268g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782843981975
Titre
COSMOPOLITIQUES N10 : L'EDUCATION. TROP D'ECOLE!
Auteur
Macé Eric ; Beaud Stéphane ; Chauveau Gérard ; Vis
Editeur
APOGEE
Largeur
161
Poids
268
Date de parution
20050802
Nombre de pages
158,00 €
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Alors que la question de la culture de masse a été au centre des préoccupations des chercheurs français à la fin des années 1950 et dans les années 1960 ? notamment avec la création du Centre d'étude des communication de masse par Georges Friedmann, Roland Barthes et Edgar Morin -, cet objet a été ensuite délaissé, voire disqualifié, par une sociologie française de plus en plus dominée par la sociologie de Pierre Bourdieu, jusqu'au point d'orgue dénonciateur qu'a été en 1995 son livre Sur la télévision. Pendant ce temps, dans le reste du monde, s'effectuait un cultural turn qui, rompant avec le légitimisme culturel et la théorie critique héritée de l'école de Francfort, ouvrait de nouveaux horizons méthodologiques propices à l'exploration de ces formes contemporaines de représentations collectives que sont les imaginaires produits, à flots continus, et de façon de plus en plus transnationalisée, par les industries culturelles.
Un livre de théorie sociologique sous la forme d'un manuel de survie. Comment continuer à faire de la sociologie lorsque son objet central, inventé au 19e siècle ? « la société moderne » ? est débordé par la mondialisation
En dépit d'un égalitarisme revendiqué, nous ne cessons de fabriquer collectivement des inégalités et des discriminations entre les hommes et les femmes : carrières, salaires, charges parentales et domestiques, exposition à la précarité, sans compter ces formes insidieuses de subordination que sont les disqualifications symboliques et le harcèlement sexuel. Faut-il voir dans cette situation la persistance de l'emprise patriarcale ou la reproduction d'une domination masculine ancestrale que des auteurs comme Christine Delphy ou Pierre Bourdieu décrivent comme une matrice anthropologique si puissante que sa critique, aussi radicale soit-elle, n'y peut rien changer ? C'est un autre cadre d'analyse qu'Eric Macé propose dans cet ouvrage. En réinscrivant les rapports de genre dans leurs contextes historiques et sociaux, il montre que la tension contemporaine entre un principe d'égalité partagé et la fabrique collective d'inégalités exprime les ambivalences d'un "arrangement" instable et provisoire : celui de l'après-patriarcat, issu des transformations successives du patriarcat et de ses contradictions internes. Il devient dès lors possible non seulement de résoudre le paradoxe de l'égalitarisme inégalitaire que connaissent les sociétés occidentales, mais aussi de comprendre les formes composites d'arrangement de genre qui s'observent ailleurs dans le monde.
Nous savons maintenant que le changement climatique ne concerne pas les « générations futures » : les montagnes s'effondrent, les glaciers fondent, les tempêtes se succèdent, les inondations se répètent, certains ruisseaux ne coulent plus, les sécheresses et les vagues de chaleur se multiplient, les oiseaux, les poissons et les abeilles disparaissent, les récoltes deviennent aléatoires, la qualité de l'air et de l'eau se dégrade, les perturbateurs endocriniens et les microplastiques sont partout. Les scientifiques alertent. L'inaction climatique règne. Nous savons, mais nous ne comprenons pas « ce qui nous arrive ». Avec la notion d'anthropocène, réinterprétée ici comme concept sociologique par Eric Macé, nous pouvons comprendre « comment nous en sommes arrivés là » et les conditions d'un « à venir » sans effondrements.
Résumé : L'urbanisme est à un virage de son histoire. La prise en compte de la nature en ville et notamment de la végétalisation participe pleinement à une demande sociétale et économique, tant les services rendus sont im-portants en ces temps de réchauffement climatique et des besoins de régulation des pollutions et d'ambiances ressourçantes. Mais l'idée majeur de cet ouvrage est d'aller encore plus loin en plaçant les processus écologiques et la biodiversité au coeur du projet urbain. Il ne s'agit alors plus seulement d'intégrer la nature dans la ville mais de faire un écosystème urbain. Il ne s'agit plus de bâtir un établissement humain mais bien de donner une place aussi importante au non-bâti qu'au bâti. Les très nombreuses compétences réunies dans l'ouvrage fournissent des pistes de réflexion, des méthodes et des exemples de cas concrets qui souhaitent contribuer à un indispensable changement de paradigme du projet urbain.
L'urbanisme est à un virage de son histoire. La prise en compte de la nature en ville et notamment de la végétalisation participe pleinement à une demande sociétale et économique, tant les services rendus sont importants en ces temps de réchauffement climatique et des besoins de régulation des pollutions et d'ambiances ressourçantes. Mais l'idée majeure de cet ouvrage est d'aller encore plus loin en plaçant les processus écologiques et la biodiversité au coeur du projet urbain. Il ne s'agit alors plus seulement d'intégrer la nature dans la ville mais de faire un écosystème urbain. Il ne s'agit plus de bâtir un établissement humain mais bien de donner une place aussi importante au non-bâti qu'au bâti. Les très nombreuses compétences réunies dans l'ouvrage fournissent des pistes de réflexion, des méthodes et des exemples de cas concrets qui souhaitent contribuer à un indispensable changement de paradigme du projet urbain.
Soyez mobiles ! ", c'est l'idéologie de notre temps mais elle est, de toute part, assaillie de contradictions. Oui, la mobilité est une conquête de la démocratie et elle ouvre encore les horizons de la découverte. Mais elle épuise les citadins comme les ruraux et rompt les liens entre ceux qui sautent d'une ville à l'autre et ceux qui sont prisonniers de leur quartier ou de leur commune. C'est à présent aux citoyens de se saisir de ces questions dans l'arène du débat politique.