La géographie et les ressources d'un territoire construisent une originalité socioéconomique. Isolée entre terre saharienne et mer méditerranée, l'île des Lotophages était connue mer de Triton, lieu de la Toison d'or où Jason découvrit l'immortalité. À l'image de l'insularité, les manoirs isolés organisent un pouvoir autour des familles et de la communauté selon un principe d'autarcie autant pour l'eau, la sécurité, les protections sociales, végétales et psychologiques.La Science d'Abi Miswar référait à l'universel d'un modèle de gouvernance autour de la communauté des Ecclésias et d'un pouvoir des sages. Nidham el Azzaba tient de racine arabe pour désigner atome et impersonnel, au sens de l'objectivité et du désintérêt de soi comme étape de Science et de sagesse. Le patrimoine de Djerba est réputé à plus d'un titre. L'ouvrage rapporte les connaissances originales. Les éminents spécialistes évoquent l'Histoire, le système social, le modèle de gouvernance, les fonctions d'intérêt public, lois coutumières, stratégie économique. Ils décrivent et plaident la protection de l'écologie, des paysages, parcs naturels, Houchs djerbiens, du droit coutumier, culture rurale, méthodes de gestion publique. Si le grand nombre est décédé, leur savoir est retransmis en raison de l'expérience et du modèle positif pour les hommes.
Nombre de pages
456
Date de parution
11/12/2024
Poids
597g
Largeur
148mm
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EAN
9791042703936
Titre
Outrages aux Lotophages
Auteur
Maamer Kérim
Editeur
NOMBRE 7
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148
Poids
597
Date de parution
20241211
Nombre de pages
456,00 €
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L'Afrique du Nord ne connait pas son Histoire ... L'Ifriqiya ne s'approprie un récit propre. Elle vassalise sa relation à des pouvoirs extérieurs autour d'une langue (latine, grecque ou arabe), de pouvoirs étrangers de Rome, Byzance, Damas, Bagdad, Istanbul et d'engagements rapportés par un regard extérieur. Jamais, elle ne dit ses apports originaux : qu'Héraclius Le jeune, le Général des rooms cité par le Coran était un carthaginois ; que les Khawarejs dénoncés fanatiques étaient des païens défendant leur territoire ; que Koceila, un Césarion, souverain local. La Ka'héna, Abou-Yazid et bien d'autres n'étaient pas des rebelles mais des patriotes ifriqiyens ; que nombreuses découvertes, progrès d'agronomie venaient d'Afrique ! L'auteur comble partiellement cette lacune. Il rapporte les faits de chaque page sur une longue période allant de la conquête des vandales à l'élection du Kais Saed. Certaines connaissances prêtent à controverse comme les pillages Omeyades dès 643, la référence du butin dans Sourate El-Anfel en 655, la fondation de Kairouan en 670, la n de Carthage en 703, la conquête d'Égypte en 969, les désolations Hilaliennes en 1040, l'expédition des francs en 1270, la croisade des Albigeois (gens de Béjaya), la Constitution, l'identité nationale ! Nombreux faits interpellent dans la lutte d'in uences des Fatimides, Zirides, Mouahedi'n (Mohadès), Mérinides, des Aragons, Hafsides, Mouradites, Husseynites. Kérim Maamer déroule le récit historique de l'Afrique du Nord d'une manière assez inédite...Ce n'est pas moins qu'une structure vertébrale de l'Histoire, qu'il établit sous le regard ifriqiyen pour dresser des faits qui interpellent, interrogent et stimulent la recherche.