Allez vers : Entre injonction et désir, l’enjeu de la rencontre ! 36e Journées Nationales de Forma
M.A.I.S
CHAMP SOCIAL
20,00 €
Epuisé
EAN :9791034608010
Le travail social, tel que nous l'envisageons au M.A.I.S, nous renvoie en permanence à la question de la rencontre ou plutôt à celle des rencontres. Qu'elles nous touchent, nous enthousiasment ou nous surprennent, elles constituent le coeur du métier, sa composante et sa « matière » à agir. Pour que ces rencontres se fassent, nous devons parfois aller vers l'autre pour le rejoindre et possiblement « cheminer avec ». Les pratiques « d'aller vers » sont aujourd'hui vivement encouragées, en référence à la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté portée par le Ministère des Solidarités et de la Santé. Cette recommandation ne ferait-elle qu'expliciter une composante de l'accompagnement déjà à l'oeuvre, mais dans quel objectif ? La reconnaître ? Mais lorsque cette demande n'existe pas, ne s'exprime pas ou ne coïncide pas avec les prestations modélisées qui s'y rapportent, doit-on forcer la rencontre ? Et les personnes visées, qu'en pensent-elles ? Ne risque-t-on pas de s'imposer sans respecter leur libre arbitre ? Pour autant, la prévention, telle que nous la concevons, ne peut se réduire à un évitement des obstacles et se résumer à du contrôle social.
Nombre de pages
180
Date de parution
22/06/2023
Poids
245g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791034608010
Titre
Allez vers : Entre injonction et désir, l’enjeu de la rencontre ! 36e Journées Nationales de Forma
Auteur
M.A.I.S
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
155
Poids
245
Date de parution
20230622
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Nos sociétés, parfois qualifiées de post-modernes, ont traversé ce que François de Singly nomme le "tournant personnel de l'individualisme" . Cette singularisation de la notion d'individu, si elle a d'abord été portée par un désir d'émancipation, s'est peu à peu modifiée pour voir ériger en modèle la figure néolibérale d'un individu autonome et responsable. Ce modèle a eu des retentissements importants dans l'organisation de nos sociétés, et dans celle du travail social. Ce double mouvement d'émancipation/responsabilisation, orienté par les politiques sociales et porté par les professionnels, se traduit dans de nombreuses formes d'accompagnement. La "transformation de l'offre" impulsée par les pouvoirs publics impose à la personne de réussir son inclusion, d'activer son pouvoir d'agir, au risque de l'abandon social et de la culpabilisation. Ces logiques s'appliquent aux personnes accompagnées mais aussi aux professionnels, toutes fonctions confondues. Ce "forçage" n'est pas sans conséquence sur le secteur : les travailleurs sociaux ne sont plus entendus, les cadres se sentent isolés, les employeurs ne trouvent plus de candidats pour pourvoir les postes vacants, les étudiants ne se bousculent plus aux portes des écoles du travail social. Le sens de l'accompagnement social, tel qu'il est défendu par le MAIS, doit être plus que jamais au coeur de nos préoccupations éthiques.
Il peut sembler déroutant de proposer 3 jours de réflexion sur la place du corps dans la pratique éducative, et pourtant... Longtemps délaissé ou dévalué par les sciences sociales, le corps est au coeur de nos pratiques professionnelles. Ces dernières doivent prendre en compte ses possibilités et ses limites ; le fait qu'il soit le lieu de fantasme, d'exaltation, d'épanouissement des désirs mais aussi le lieu de morcellement, d'hallucination, d'enfermement, de contraintes. De plus, la question du rapport au-corps rejoint entre autres celle de l'identité. Il apparaît alors nécessaire pour l'individu lui-même et les acteurs qui gravitent autour, d'explorer le donné à voir extérieur du corps mais également son imaginaire intérieur, "ses blessures secrètes" (Genet, 2007) que chacun porte en lui et dont la voie d'accès privilégiée semble être le regard. Le regard que l'on porte sur soi mais aussi qu'autrui porte sur nous. L'ambition de ces journées est d'aller au-delà de la question du prendre soin qui reste inévitable. Au travers d'apports sociologiques, anthropologiques, juridiques entre autres, de mises en lumière du cheminement d'équipes et d'institutions, nous allons tenter d'aborder les impasses auxquelles nous sommes parfois confrontés afin que les accompagnements proposés restent respectueux, éthiques, et modernes (Salmon, Vico, 2022).
La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble destraits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affec-tifs, qui caractérisentune société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, lesmodes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances". (UNESCO, 1982)L'évolution du travail social tend ces dernières années à s'articuler autour d'une culture de l'accompagnement qui poursuit l'objectif de combiner attentes et besoins des personnes à qui elles sont destinées. Mais l'idée de partir des savoir-être et des savoir-faire de chacun, de son cadre de référence, et pour tout dire de sa culture, n'est plus d'actualité dans un monde qui voit les liens interpersonnels se distendre et le repli identitaire et groupal se développer, un certain nombre d'éléments vient impacter "l'idéal" éducatif que nous défendons. Face à cette évolution inquiétante des modalités de faire commun, de nombreuses questions se posent. Pouvons-nous impulser des dynamiques pourque la culture continue d'être un trait d'union entre les autres et nous-même, qu'elle permette les échanges et favorise la rencontre ? Comment créer des liens entre des cultures et des personnes en apparence si dissemblables ? En résumé, comment faire pour que notre société prenne conscience que la culture peut être un facteur d'épanouissement au service des individus et des collectifs ? L'interculturalité comme outil fédérateur et humanisant, est-ce un leurre, uneutopie ou un cap à tenir ? C'est pour réfléchir et tenter de répondre à ces questions et bien d'autres que nous nous sommes retrouvés les 18, 19 et 20 juin 2025 à Saint-Etienne.
Le cirque est un espace de liberté, un mode de vie et un état d'esprit. C'est aussi une école où l'on apprend les différentes techniques acrobatiques, et surtout où l'on acquiert la confiance en soi, nécessaire au dressage des animaux et au travail en équipe, sans oublier le contact magique avec le public. Avec l'Imagerie du cirque, retrouvez le monde étonnant de la piste depuis l'Antiquité jusqu'au cirque contemporain. Grâce à de nombreuses images et à des textes simples, ce livre propose un réel tour d'horizon des différentes disciplines et nous fait entrer dans l'univers fascinant de la vie du cirque. Alors, tous en piste !"
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.