Introduction à l'économie politique. Oeuvre complète, Tome 1
Luxemburg Rosa ; Janover Louis ; Bois Jacqueline
AGONE
20,00 €
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EAN :9782748904789
De 1907 à 1913, Rosa Luxemburg, militante et théoricienne de la gauche révolutionnaire, donne des cours d'économie politique à l'école centrale du parti social-démocrate d'Allemagne. Alors que ce dernier se montre de plus en plus complaisant à l'égard d'un système qui conduit tout droit à la Première Guerre mondiale, Rosa Luxemburg fait ressortir les contradictions insurmontables du capitalisme, son inhumanité croissante, mais aussi son caractère transitoire. Son regard acéré, qui ne perd jamais de vue les avancées scientifiques et critiques des penseurs de son temps, embrasse les formes d'organisations sociales les plus variées, depuis le " communisme primitif " jusqu'au dernier-né des modes d'exploitation, le capital " assoiffé de surtravail ". Dans ces leçons, qui s'inscrivent dans le droit-fil de la critique de l'économie politique de Marx comme du " Manifeste communiste ", elle nous met face à l'alternative qui s'impose aujourd'hui avec plus d'insistance que jamais : socialisme ou chute dans la barbarie ! Dans la postface, Louis Janover (collaborateur de Maximilien Rubel à l'édition des " Ouvres" de Karl Marx dans la " Bibliothèque de la Pléiade "), restitue toute sa portée critique à la pensée de Rosa Luxemburg. Une nouvelle introduction des éditeurs, une synthèse sur " L'intégralité d'une oeuvre " et, en appendice, chronologie, notices et dessinent le cadre historique et politique de la vie de cette internationaliste irréductible.
Nombre de pages
494
Date de parution
19/11/2021
Poids
648g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782748904789
Titre
Introduction à l'économie politique. Oeuvre complète, Tome 1
Auteur
Luxemburg Rosa ; Janover Louis ; Bois Jacqueline
Editeur
AGONE
Largeur
141
Poids
648
Date de parution
20211119
Nombre de pages
494,00 €
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Résumé : Rosa Luxemburg est une figure majeure de l'histoire révolutionnaire européenne. Née le 5 mars 1870 en Pologne, elle s'engage très tôt dans le militantisme ouvrier. Membre actif du Bureau socialiste international, dirigeante du Parti socialiste polonais et lituanien et cofondatrice avec Léon Jogichès du mouvement spartakiste, elle est assassinée, avec Karl Liebknecht, le 15 janvier 1919 lors de l'insurrection communiste allemande. Dès l'adolescence, elle a trouvé en Jogichès un compagnon de c?ur et un camarade de combat, un mentor et un confident. Leur correspondance, qui s'étend sur plus de vingt ans, de 1894 à 1914, évoque leur psychologie intime et leur combat politique. Elle révèle l'influence profonde que Jogichès exerça sur Rosa Luxemburg, mais aussi leurs divergences croissantes. Lettre après lettre se dessine l'évolution de Rosa, la sincérité de son engagement militant, depuis ses premières actions publiques en 1893 jusqu'à son emprisonnement à la veille de la Première Guerre mondiale. L'intégralité de cette correspondance est ici réunie dans un même volume. Document de premier plan pour l'histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire en Europe et des débuts de l'Internationale, c'est aussi une lecture émouvante, d'une grande richesse humaine.
Ce choix de lettres et de textes est extrait de la correspondance écrite par Rosa Luxemburg en prison de 1915 à 1919. Ces extraits reflètent la vigueur de la pensée tout autant que la sensibilité de l'écrivain qu'était Rosa Luxemburg. "En réalité, je traverse actuellement une passe assez dure. C'est exactement comme l'an dernier, Barminstrasse : pendant sept mois je tiens bon, et le huitième mes nerfs flanchent tout à coup. Chaque jour à passer devient un petit sommet qu'il faut gravir ; la moindre bagatelle m'irrite douloureusement. En effet, dans cinq jours il y aura huit mois pleins de ma deuxième année de solitude. Ensuite, sûrement comme l'an dernier, la vie reprendra ses droits, d'autant qu'on s'approche du printemps. Du reste, tout serait bien plus facile à supporter, si je n'oubliais pas la loi fondamentale que je me suis fixée comme règle de vie : être bon, voilà le principal ! Etre bon tout simplement. Voilà qui englobe tout et qui vaut mieux que toute l'intelligence et la prétention d'avoir raison..."
La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement." (Rosa Luxemburg, 1917) Alors qu'elle est emprisonnée, la théoricienne marxiste Rosa Luxemburg étudie le déroulement de la Révolution russe et en tire les leçons. Son enthousiasme et son soutien total au bolchevisme ne sont néanmoins pas exempts de critiques, notamment en ce qui concerne l'autoritarisme du régime mis en place par Lénine. Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort. A chacun, donc, d'interpréter ce qui relève d'une pensée en mouvement de ce qui est jugement définitif...
En toute chose, Rosa Luxemburg répugnait à la tiédeur. S'emparant d'un fait divers (l'empoisonnement mortel d'une centaine de miséreux par de la nourriture avariée, dans un asile de nuit berlinois), Rosa Luxemburg dénonce, avec verve et passion, la logique d'un système qui assure dans le même temps la prospérité indécente d'une poignée de privilégiés et jette dans la misère noire une frange croissante du peuple. C'est un certain ordre social qui assassine. C'est l'indifférence générale qui en couvre les forfaits. Un texte d'une actualité brûlante. "Brusquement le spectre horrible de la misère arrache à notre société son masque de correction et révèle que cette pseudo-honorabilité n'est que le fard d'une putain. Brusquement sous les apparences frivoles et enivrantes de notre civilisation, on découvre l'abîme béant de la barbarie et de la bestialité." (1912) Les "Lettres de ma prison" sont adressées à Sonia Liebknecht, la compagne de Karl Liebknecht.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.