Depuis quatre-vingts ans il n'existe pas d'article, de lettre, de brochure écrite par Rosa Luxemburg qui ait été l'objet de controverses aussi passionnées que les notes qu'elle rédigea en prison et qui furent publiées après sa mort sous le titre La Révolution russe. Cette révolution, dès ses débuts (révolution de février 1917), Rosa Luxemburg en souligne l'importance et houspille ses correspondants qui ne partagent pas son enthousiasme. "Les magnifiques événements de Russie agissent sur moi comme un élixir de vie. Je crains que tous autant que vous êtes, ne sachiez pas en apprécier l'importance" (à Martha Rosenbaum, avril 1917). "Ne comprends-tu pas que c'est notre propre cause qui triomphe là-bas ?" (à Luise Kautsky, 15 avril). Quand elle reçoit des nouvelles de la Révolution d'Octobre, elle écrit : "Les événements en Russie sont d'une grandeur et d'un tragique magnifiques. Le seul fait d'avoir tenté le coup est un fait marquant dans l'histoire du monde" (à Clara Zetkin, fin novembre). Ces notes sur la Révolution d'Octobre furent rédigées à l'automne 1918 sur un cahier d'écolier. Elles furent mises en sécurité en janvier 1919 au lendemain de l'assassinat de Rosa afin de les soustraire aux perquisitions de la police.
Nombre de pages
131
Date de parution
11/09/2017
Poids
138g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782370711281
Titre
La révolution russe
Auteur
Luxemburg Rosa ; Badia Gilbert
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
115
Poids
138
Date de parution
20170911
Nombre de pages
131,00 €
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Ce n?est que dans les années 1920 et 1930 que des militants de différents courants socialistes ont voulu publier en français certains textes de Rosa Luxemburg jugés importants dans le contexte des conflits qui traversaient les mouvements socialiste et communiste. Depuis 1946, les Cahiers Spartacus ont tenu à les conserver disponibles. Si ces textes conservent un intérêt, ce n?est pas seulement par la lumière qu?ils jettent sur ces conflits qui ont façonné en bonne partie le XXe siècle, ou à cause de la personnalité et du destin exceptionnel de leur auteur. C?est aussi par la réflexion qu?ils continuent à fournir sur la possibilité et les conditions du progrès social dans nos sociétés : pour Rosa Luxemburg, ce but final qu?elle visait, n?était rien d?autre " la transformation sociale de l?ordre existant".
Résumé : Rosa Luxemburg est une figure majeure de l'histoire révolutionnaire européenne. Née le 5 mars 1870 en Pologne, elle s'engage très tôt dans le militantisme ouvrier. Membre actif du Bureau socialiste international, dirigeante du Parti socialiste polonais et lituanien et cofondatrice avec Léon Jogichès du mouvement spartakiste, elle est assassinée, avec Karl Liebknecht, le 15 janvier 1919 lors de l'insurrection communiste allemande. Dès l'adolescence, elle a trouvé en Jogichès un compagnon de c?ur et un camarade de combat, un mentor et un confident. Leur correspondance, qui s'étend sur plus de vingt ans, de 1894 à 1914, évoque leur psychologie intime et leur combat politique. Elle révèle l'influence profonde que Jogichès exerça sur Rosa Luxemburg, mais aussi leurs divergences croissantes. Lettre après lettre se dessine l'évolution de Rosa, la sincérité de son engagement militant, depuis ses premières actions publiques en 1893 jusqu'à son emprisonnement à la veille de la Première Guerre mondiale. L'intégralité de cette correspondance est ici réunie dans un même volume. Document de premier plan pour l'histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire en Europe et des débuts de l'Internationale, c'est aussi une lecture émouvante, d'une grande richesse humaine.
Ce choix de lettres et de textes est extrait de la correspondance écrite par Rosa Luxemburg en prison de 1915 à 1919. Ces extraits reflètent la vigueur de la pensée tout autant que la sensibilité de l'écrivain qu'était Rosa Luxemburg. "En réalité, je traverse actuellement une passe assez dure. C'est exactement comme l'an dernier, Barminstrasse : pendant sept mois je tiens bon, et le huitième mes nerfs flanchent tout à coup. Chaque jour à passer devient un petit sommet qu'il faut gravir ; la moindre bagatelle m'irrite douloureusement. En effet, dans cinq jours il y aura huit mois pleins de ma deuxième année de solitude. Ensuite, sûrement comme l'an dernier, la vie reprendra ses droits, d'autant qu'on s'approche du printemps. Du reste, tout serait bien plus facile à supporter, si je n'oubliais pas la loi fondamentale que je me suis fixée comme règle de vie : être bon, voilà le principal ! Etre bon tout simplement. Voilà qui englobe tout et qui vaut mieux que toute l'intelligence et la prétention d'avoir raison..."
La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement." (Rosa Luxemburg, 1917) Alors qu'elle est emprisonnée, la théoricienne marxiste Rosa Luxemburg étudie le déroulement de la Révolution russe et en tire les leçons. Son enthousiasme et son soutien total au bolchevisme ne sont néanmoins pas exempts de critiques, notamment en ce qui concerne l'autoritarisme du régime mis en place par Lénine. Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort. A chacun, donc, d'interpréter ce qui relève d'une pensée en mouvement de ce qui est jugement définitif...
Simonov Constantin ; Pirez Simone ; Eychart Franço
La guerre de l'Union soviétique contre l'Allemagne nazie n'a longtemps été connue que par le nom de quelques batailles et le chiffre terrible de 25 millions de victimes. Elle pèse encore lourdement dans les décisions géopolitiques de la Russie actuelle. Le rôle de Staline a donné lieu à de violentes polémiques. Etait-il incompétent, aveuglé par ses certitudes ? Comment s'expliquent les désastres, notamment ceux du début ? Pour éclairer ces questions Constantin Simonov, l'auteur de Les Vivants et les morts, a réalisé des entretiens avec Joukov, Koniev, Vassilievski et d'autres officiers. Tous ont été aux côtés de Staline pour diriger l'Armée rouge. Ce qu'ils exposent permet de mieux comprendre la réalité de cette guerre, et comment, enfin devenu compétent, Staline a contribué à ouvrir le chemin de la victoire et à débarrasser notre continent du nazisme.
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