Depuis quatre-vingts ans il n'existe pas d'article, de lettre, de brochure écrite par Rosa Luxemburg qui ait été l'objet de controverses aussi passionnées que les notes qu'elle rédigea en prison et qui furent publiées après sa mort sous le titre La Révolution russe. Cette révolution, dès ses débuts (révolution de février 1917), Rosa Luxemburg en souligne l'importance et houspille ses correspondants qui ne partagent pas son enthousiasme. "Les magnifiques événements de Russie agissent sur moi comme un élixir de vie. Je crains que tous autant que vous êtes, ne sachiez pas en apprécier l'importance" (à Martha Rosenbaum, avril 1917). "Ne comprends-tu pas que c'est notre propre cause qui triomphe là-bas ?" (à Luise Kautsky, 15 avril). Quand elle reçoit des nouvelles de la Révolution d'Octobre, elle écrit : "Les événements en Russie sont d'une grandeur et d'un tragique magnifiques. Le seul fait d'avoir tenté le coup est un fait marquant dans l'histoire du monde" (à Clara Zetkin, fin novembre). Ces notes sur la Révolution d'Octobre furent rédigées à l'automne 1918 sur un cahier d'écolier. Elles furent mises en sécurité en janvier 1919 au lendemain de l'assassinat de Rosa afin de les soustraire aux perquisitions de la police.
Nombre de pages
131
Date de parution
11/09/2017
Poids
138g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782370711281
Titre
La révolution russe
Auteur
Luxemburg Rosa ; Badia Gilbert
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
115
Poids
138
Date de parution
20170911
Nombre de pages
131,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce choix de lettres et de textes est extrait de la correspondance écrite par Rosa Luxemburg en prison de 1915 à 1919. Ces extraits reflètent la vigueur de la pensée tout autant que la sensibilité de l'écrivain qu'était Rosa Luxemburg. "En réalité, je traverse actuellement une passe assez dure. C'est exactement comme l'an dernier, Barminstrasse : pendant sept mois je tiens bon, et le huitième mes nerfs flanchent tout à coup. Chaque jour à passer devient un petit sommet qu'il faut gravir ; la moindre bagatelle m'irrite douloureusement. En effet, dans cinq jours il y aura huit mois pleins de ma deuxième année de solitude. Ensuite, sûrement comme l'an dernier, la vie reprendra ses droits, d'autant qu'on s'approche du printemps. Du reste, tout serait bien plus facile à supporter, si je n'oubliais pas la loi fondamentale que je me suis fixée comme règle de vie : être bon, voilà le principal ! Etre bon tout simplement. Voilà qui englobe tout et qui vaut mieux que toute l'intelligence et la prétention d'avoir raison..."
Rosa Luxemburg est une figure majeure de l'histoire révolutionnaire européenne. Née le 5 mars 1870 en Pologne, elle s'engage très tôt dans le militantisme ouvrier. Membre actif du Bureau socialiste international, dirigeante du Parti socialiste polonais et lituanien et cofondatrice avec Léon Jogichès du mouvement spartakiste, elle est assassinée, avec Karl Liebknecht, le 15 janvier 1919 lors de l'insurrection communiste allemande. Dès l'adolescence, elle a trouvé en Jogichès un compagnon de c'ur et un camarade de combat, un mentor et un confident. Leur correspondance, qui s'étend sur plus de vingt ans, de 1894 à 1914, évoque leur psychologie intime et leur combat politique. Elle révèle l'influence profonde que Jogichès exerça sur Rosa Luxemburg, mais aussi leurs divergences croissantes. Lettre après lettre se dessine l'évolution de Rosa, la sincérité de son engagement militant, depuis ses premières actions publiques en 1893 jusqu'à son emprisonnement à la veille de la Première Guerre mondiale. L'intégralité de cette correspondance est ici réunie dans un même volume. Document de premier plan pour l'histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire en Europe et des débuts de l'Internationale, c'est aussi une lecture émouvante, d'une grande richesse humaine.
La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement." (Rosa Luxemburg, 1917) Alors qu'elle est emprisonnée, la théoricienne marxiste Rosa Luxemburg étudie le déroulement de la Révolution russe et en tire les leçons. Son enthousiasme et son soutien total au bolchevisme ne sont néanmoins pas exempts de critiques, notamment en ce qui concerne l'autoritarisme du régime mis en place par Lénine. Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort. A chacun, donc, d'interpréter ce qui relève d'une pensée en mouvement de ce qui est jugement définitif...
En toute chose, Rosa Luxemburg répugnait à la tiédeur. S'emparant d'un fait divers (l'empoisonnement mortel d'une centaine de miséreux par de la nourriture avariée, dans un asile de nuit berlinois), Rosa Luxemburg dénonce, avec verve et passion, la logique d'un système qui assure dans le même temps la prospérité indécente d'une poignée de privilégiés et jette dans la misère noire une frange croissante du peuple. C'est un certain ordre social qui assassine. C'est l'indifférence générale qui en couvre les forfaits. Un texte d'une actualité brûlante. "Brusquement le spectre horrible de la misère arrache à notre société son masque de correction et révèle que cette pseudo-honorabilité n'est que le fard d'une putain. Brusquement sous les apparences frivoles et enivrantes de notre civilisation, on découvre l'abîme béant de la barbarie et de la bestialité." (1912) Les "Lettres de ma prison" sont adressées à Sonia Liebknecht, la compagne de Karl Liebknecht.
A sa parution, en 1947, ce roman fit scandale. "Les uns ne voulaient y voir qu'un invraisemblable tissu d'histoires de haute fantaisie, d'autres n'y trouvaient que trop de vraisemblance Ce roman où j'essaie de dire la drôle de paix que nous vivions. Ce roman qui raconte la vie quotidienne de l'époque devrait me rappeler que rien n'est jamais gagné, ni tout à fait ni pour toujours". Anne-Marie est retournée aux îles, mais son mari et ses enfants lui sont devenus des étrangers. Son mari, collaborateur, la hait, sa fille a épousé les idées du père, son fils est un petit voyou qui l'aime toujours, mais son père ne le laissera pas partir. Anne-Marie n'a plus de famille, elle rentre donc à Paris. Elle se rend compte que la guerre, l'occupation, l'ont fait sortir des rails de sa vie de petite bourgeoise pour vivre une vie comme elle n'en avait jamais imaginé une.
Poète et essayiste, il est certainement l'une des figures majeures non seulement de Cuba mais de toute l'Amérique latine. Il a publié une trentaine de recueils qui forment comme le journal intime et public d'une vie à travers les événements du siècle. Retamar a côtoyé les grandes figures de la poésie et de la littérature cubaine (Lezama Lima, Alejo Carpentier, Nicolas Guillén). Influencé aussi par la poésie anglaise et notamment par TS Eliot, il a développé une écriture à la fois savante et accessible qui rapproche la langue poétique de la langue parlée. On peut rattacher son écriture à la "poésie conversationnelle" qui a eu une grande influence dans la poésie hispano-américaine. Cette tendance évoque les poètes de la Beat generation, mais aussi le grand poète nicaraguayen Ernesto Cardenal, voire le Salvadorien Roque Dalton. Poète de grande culture, Retamar se montre sensible et attentif à la vie dans sa précieuse simplicité, aux êtres humains réels, qu'il s'agisse de ses propres filles, d'amis écrivains, de révolutionnaires, ou d'inconnus.
Ce livre réunit les trois derniers recueils de Ritsos : Les négatifs du silence, L'arbre nu et Tard bien tard dans la nuit, qui donne son titre à l'ensemble. Yannis Ritsos a écrit ces poèmes entre juin 1987 et mai 1988. La période où ils ont été écrits leur confère une valeur testamentaire. Ritsos y dresse le bilan de sa vie, de ses engagements poétiques et politiques. Il se montre comme à son accoutumée toujours amoureux de la vie et lucide, sans complaisance pour lui-même. Mais il ne renie rien. Et au lieu que l'approche de la fin assombrisse le climat des poèmes, ceux-ci baignent dans une atmosphère sereine, teintée d'humour, avec toujours ce mélange de réalisme et de merveilleux qui caractérise la parole de celui qui fut, au-delà de la Grèce, l'un des plus grands poètes du XXe siècle.