Lutz Christian ; Freiburghaus-Lens Michèle ; Patta
HEROS LIMITE
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EAN :9782940517244
Pendant trois mois, le photographe suisse Christian Lutz a posé ses valises aux Libellules, quartier d'une commune suburbaine de Genève. Le livre retrace cette expérience et nous offre le panorama d'un monde profondément ambigu. Les habitants et leur lieu de vie sont montrés sans fard, à la fois dans leur vulnérabilité et dans leur poésie. Ni drames profonds ni paradis populaire, mais des destins incertains ? ; des personnes et des lieux un peu cabossés mais pas trop. De la sorte, ses images échappent à deux écueils qui trop souvent menacent le regard que l'on porte aux personnes ou aux lieux dits "? à la marge" ? : ceux du misérabilisme et de la glorification. Dans l'intime du quotidien, le paysage urbain cesse d'être le marqueur de l'identité d'une ville - qu'elle soit Las Vegas ou Genève - pour devenir le décor typique des franges de la ville globale et gagnante où s'entrelacent le béton vieilli, le bois rongé et le métal rouillé. A cette échelle - celle du corps dans le monde, de l'usage familier des lieux - les objets perdent leur dimension fonctionnelle pour devenir le cadre hospitalier des gestes de tous les jours.
Nombre de pages
68
Date de parution
20/05/2015
Poids
260g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782940517244
Titre
Libellules
Auteur
Lutz Christian ; Freiburghaus-Lens Michèle ; Patta
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
210
Poids
260
Date de parution
20150520
Nombre de pages
68,00 €
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Le texte que vous allez lire s'adresse non seulement à tous les acteurs politiques, culturels, sociaux mais aussi à tous les ennemis de la bêtise. Lorsque l'état se met à conclure des pactes, surtout d'excellence, on confine au paroxysme de la régression. Déjà que le mot pacte évoque le diable, deux parties qui pourraient ne pas être d'accord (et qui semblent ne pas l'être dans les faits), et puis d'"excellence", sorte de prétention qui pourrait laisser entendre qu'il existe, quelque part, une médiocrité à combattre, voire une bêtise à relever (lire à ce propos L'homme est bête et l'a toujours été, de Roger Avermaete), ce qui pointe vers une prise de conscience d'une déréliction lente - qui ne date pas d'hier. Ce texte est une mise en garde, parmi tant d'autres sans doute, hélas niées par la société au profit d'une course au finish comme disent bêtement certains, vers la croissance mondialisée - des mots auxquels on n'a jamais vraiment donné de sens ni de valeur, ou trop, sinon ceux du profit, de l'argent, à tel point qu'on en a perdu les valeurs humaines, les racines de nos émotions, de notre pensée, la base d'une dialectique permettant l'organisation sociale du bonheur et pas seulement du bien-être (à ne pas confondre). Celui qui s'est arrêté de penser pour gagner du temps et de l'argent, finit par ne plus exister. Je pense, donc je suis, a écrit quelqu'un. N'y a-t-il pas un choix à faire. Etre ou ne pas être, a écrit un autre...
Au temps de mes études, je souhaitais être naïvement un écrivain qui voyage ; je suis parti en voyage pour avoir quelque chose à raconter, mais aussi parce que cela correspondait à mes véritables moments de vie et de bonheur. C'est ainsi que je me suis rendu compte que j'étais d'abord un voyageur. Les rôles étaient inversés. Un voyageur qui écrit quand il a le sentiment d'avoir quelque chose à dire.
Confessions extatiques est un livre à part dans l'oeuvre de Martin Buber. L'auteur le publie en 1909 à l'âge de 30 ans, bien avant de devenir une figure intellectuelle mondialement reconnue. L'ouvrage réunit de nombreux témoignages et textes mystiques issus de multiples sources et de différents siècles. Du monachisme grec à l'hindouisme en passant par la pensée des soufis ou les paroles de Lao-Tseu. "Ce sont des citations d'hommes fervents issus de nombre d'époques et de peuples que je rassemble depuis des années, dira-t-il. Outre leur grand intérêt pour l'histoire de la mystique, ils me paraissent psychologiquement remarquables : ils veulent communiquer l'immédiat, une expérience muette ; et, esthétiquement, l'étrange, le hors-norme, en même temps empreint d'une merveilleuse poésie". Un livre resté méconnu et qui pourtant laisse entrevoir les développements futurs de la pensée de Martin Buber, notamment ses recherches autour d'un socialisme communautaire (Utopie et socialisme), sa réflexion sur l'altérité et la figure de l'Autre (Je et Tu) et son étude autour du judaïsme hassidique (Les Récits hassidiques). Un ouvrage clé pour comprendre et éclairer la pensée du grand philosophe.
Le tigre peut se détourner de sa victime, mais les livres de banque prononcent des arrêts sans appels; les hommes, les peuples sont écrasés sous ces pesantes archives, dont les pages silencieuses racontent en chiffres l'oeuvre impitoyable. Si le capital devait l'emporter, il serait temps de pleurer notre âge d'or, nous pourrions alors regarder derrière nous et voir, comme une lumière qui s'éteint, tout ce que la terre eut de doux et de bon, l'amour, la gaieté, l'espérance. L'Humanité aurait cessé de vivre.
Résumé : Mendel Singer alluma la bougie dans la bouteille verte à côté du lit et alla à la fenêtre. Là, il vit le reflet rougeâtre de la vivante nuit américaine qui se jouait quelque part et l'ombre argentée intermittente d'un projecteur qui semblait désespérément chercher Dieu dans le ciel nocturne. Oui, Mendel voyait même quelques étoiles, quelques misérables étoiles, des constellations déchiquetées. Mendel se souvenait des nuits claires et étoilées au pays, du bleu profond du ciel immensément étendu, du croissant de lune doucement courbé, du sombre murmure des pins dans la forêt, des voix des grillons et des grenouilles.