
Un bonheur insoupçonnable
Lustiger Gila ; Liber Isabelle ; Tissier Emma
J'AI LU
5,60 €
Epuisé
EAN :
9782290018774
Gila Lustiger est née en Allemagne en 1963 et a vécu en Israël avant de s'installer à Paris. Elle est l'auteur de plusieurs romans dont cette nuit-là (Stock, 2013).
| Nombre de pages | 194 |
|---|---|
| Date de parution | 09/02/2013 |
| Poids | 107g |
| Largeur | 113mm |
Plus d'informations
| EAN | 9782290018774 |
|---|---|
| Titre | Un bonheur insoupçonnable |
| Auteur | Lustiger Gila ; Liber Isabelle ; Tissier Emma |
| Editeur | J'AI LU |
| Largeur | 113 |
| Poids | 107 |
| Date de parution | 20130209 |
| Nombre de pages | 194,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
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QUEL BONHEUR !
LUSTIGER GILAEntre ses orgasmes du dimanche, la puissance perverse de l'argent et la monotonie du quotidien, elle finit par étouffer. Elle décide donc de tout plaquer, puis se ravise. De ne plus consommer, mais se laisse tenter. D'être chaste, et devient infidèle. Voyage au c'ur des idées reçues, des fantasmes, des convoitises et des frustrations de la classe bourgeoise, Quel bonheur ! dresse aussi le portrait désabusé et tendre d'une femme, une Madame Bovary d'aujourd'hui. Conservant la sobriété stylistique et l'ironie qui caractérisaient déjà L'inventaire, Gila Lustiger nous livre ici une comédie sociologique grinçante. Un constat acide sur notre société fétichiste en quête de bonheur.EpuiséVOIR PRODUIT21,75 € -

Nous sommes
Lustiger GilaComme un pauvre boutiquier, j'aurais pris un papier et un crayon et énuméré consciencieusement ce qu'on avait fait à ma famille. Puis j'aurais tiré un trait et dit: S'il vous plaît, j'ai livré les documents, les récits et faits historiques, j'ai fourni quelques impressions, descriptions, images... et voilà: a plus b plus c égalent une histoire de malheur et d'humiliation, encore et toujours. Comme si c'était cela. Comme si on pouvait résumer ma famille à cela. Comme si nous n'avions jamais été que cela: prédestinés à souffrir. Mais j'ai vu la photo et j'ai compris que les preuves ne sont rien. Que les dates n'ont aucune valeur et que les données sont trompeuses, parce qu'on ne peut accéder à l'histoire de ma famille si l'on ne s'en remet pas aux émotions. Aux émotions? Oui. Et aux bruits, rencontres et désirs. Il a surtout fallu que je m'accommode des désirs et des mensonges, des souhaits, des illusions et des légendes. De la légende de la fraternité que mon père et le soldat américain ont voulu mettre en scène pour la postérité lorsqu'ils se sont fait photographier dans les bras l'un de l'autre juste après la guerre. De la légende d'un Etat juif sans Dieu ni religion. De la légende d'un grand amour que rien n'affaiblirait, à laquelle mes parents se sont accrochés, qu'ils ont répétée et réinventée, imitée et révisée jusqu'à leur séparation. De la légende d'une société sans classes. De la légende d'un monde brillant enfermé dans une boule de cristal. Et de la légende selon laquelle il serait possible de saisir en quelques mots la consistance singulière et secrète d'une vie."Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER28,05 € -

Cette nuit-là
Lustiger Gila ; Hermann MarieLISANon, rien n'avait encore changé. C'est la pensée qui la sauva cette nuit-là. Tout suivait son cours en surface, sans transformation apparente. Si quelqu'un était soudain entré dans cette cuisine, il l'y aurait vue assise à sa place habituelle, dans le fauteuil en rotin qu'elle avait poussé contre le mur, près de la fenêtre, sans deviner que, cette fois, loin de veiller sur son oncle, elle attendait sa soeur occupée à consoler leur mère au premier étage. Il l'aurait vue assise, là, effleurant du regard le couloir qui s'ouvrait, sombre et flou, face à elle, tandis que derrière elle s'étendait le jardin où un printemps précoce tentait de s'éveiller. Les jours passés avaient été particulièrement chauds, et les deux buissons d'hortensias, près du mur qui menait à une petite entrée, laissaient prudemment éclater leurs bourgeons en déployant un doux duvet bleuté.Il l'aurait vue avec ce printemps et un ciel désormais presque charbonneux dans le dos, une tasse de thé posée sur les genoux. Comme tous les soirs depuis des semaines, le poste de télévision qu'ils avaient, quelques mois auparavant, déplacé du salon à la cuisine était allumé, le son coupé. Elle fixait l'écran d'un oeil distrait. Était-ce un documentaire sur le jazz, New York ou les années soixante? Elle n'en avait pas la moindre idée. Depuis que son oncle était tombé malade, elle avait cessé de s'intéresser à la marche du monde. Elle, Lisa Bergmann, l'assidue signataire de pétitions en ligne qui s'indignait régulièrement (et à peu de frais, soyons honnêtes) contre la famine, les centrales nucléaires, la violence conjugale, l'huile génétiquement modifiée, elle qui s'était faite le défenseur des pauvres, de la viticulture bio (la vraie, de la vigne à la bouteille), des sans-papiers, qui, aussi loin qu'elle s'en souvienne, avait été habitée par la colère, ne se sentait depuis quelque temps plus concernée du tout lorsqu'elle allumait la télévision et ingurgitait au hasard films, journaux télévisés ou des émissions de divertissement d'une vulgarité abyssale. Entre ce qui arrivait dans le monde et ce qui leur arrivait à eux, il n'y avait aucun point de jonction. Dans le tourbillon de la maladie, tout ce qui était étranger à la vie de la maison, à leurs journées qui s'érodaient en buts infimes, au silence d'une consistance épaisse et solide qui les enveloppait, surtout le soir, n'avait à ses yeux plus d'importance.Il était mort comme il l'avait souhaité, chez lui. Certes pas dans sa chambre au premier étage, mais tout de même, dans la maison où il avait grandi. «Ramène-moi chez moi», avait-il intimé à leur mère, le calme fait homme, avant de refermer les yeux. Et bien entendu il n'avait pas songé une seule seconde à l'appartement qu'il habitait depuis trente-quatre ans avec Anne, sa femme, ni à Anne tout court ou à ce que les médecins, les aides-soignants et sa famille, tous ces braves gens, imaginaient être le mieux pour lui, mais juste à ce que lui, Paul Bergmann, prévoyait de faire. Rien d'autre, rien de plus. Sa décision prise, il s'était donc immédiatement préparé: il s'était rasé, avait troqué sa chemise de nuit d'hôpital verte contre son costume sombre, avait rangé ses affaires dans sa valise et s'était couché tout habillé pour attendre sa soeur afin qu'elle le ramène à la maison.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,10 € -

Un bonheur insoupçonnable
Lustiger Gila ; Liber Isabelle ; Tissier EmmaComment aider un enfant plongé dans le chagrin? Ce roman philosophique, truffé d'anecdotes, de notes, de maximes, de dogmes et de leurs contraires a pour sujets le bonheur, les oreilles décollées, Dieu, un mystérieux livre, l'éducation des chiens, la gourmandise, la mort, les règles du poker, les étrangers, la force de l'amitié et ce qu'on appelle, à tort ou à raison, "la magie de l'amour". Biographie de l'auteur Gila Lustiger est née en Allemagne en 1963 et a vécu en Israël avant de s'installer à Paris. Elle a publié L'Inventaire (Grasset, 1998), Quel bonheur (Grasset, 2000) et Nous sommes (Stock, 2005). Un bonheur insoupçonnable est son premier roman philosophique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,10 €
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