La mafia. Ce nom, à lui seul, est un symbole. Celui d'une organisation criminelle tentaculaire et toute-puissante, s'étendant au monde entier, liée aux pouvoirs politiques et aux puissances d'argent au point d'être parfois conçue comme la vérité cachée de l'économie ou de la politique. Derrière la force - et l'imprécision - de ces images, il y a une histoire et des enjeux que Salvatore Lupo s'emploie à reconstruire, en s'appuyant sur une lecture sans faille des sources judiciaires et policières et sur une connaissance profonde des réalités siciliennes. Il met en évidence la continuité historique du phénomène mafieux, depuis ses débuts, dans les " jardins d'oranges " de la province de Palerme, durant les années de l'Unité italienne, jusqu'à nos jours. Chemin faisant, les légendes s'effritent et les clichés s'estompent : l'histoire agitée de la mafia, faite de crimes et d'exactions, de trahisons et de guerres internes, ne se réduit pas à l'accumulation d'aventures folkloriques ; son " irrésistible ascension ", ponctuée d'alliances, de compromis, mais aussi de ruptures avec les milieux d'affaires et les forces politiques, recoupe et éclaire à tout moment l'histoire de l'Italie contemporaine.
Nombre de pages
395
Date de parution
26/02/1999
Poids
405g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782082118057
Titre
HISTOIRE DE LA MAFIA. Des origines à nos jours
Auteur
Lupo Salvator
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
405
Date de parution
19990226
Nombre de pages
395,00 €
Disponibilité
Epuisé
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1922 : au terme d'une marche sur Rome durant laquelle les fascistes prennent possession des préfectures de province, Benito Mussolini exige la direction du gouvernement, aussitôt accordée par le roi Victor-Emmanuel III. 1931 : 40 000 personnes périssent dans des camps de concentration, en Cyrénaïque, sur ordre du gouvernement fasciste. 1941 : la flotte anglo-américaine débarque sur les côtes siciliennes. C'est le signe annonciateur de la débâcle : les chars italiens en " fer blanc " ne peuvent rivaliser avec l'équipement des alliés. Durant ces deux décennies, " la démocratie réunie, organisée, unitaire, dans laquelle le peuple circule à son aise ", cette société qu'annonçait Mussolini n'a pas existé. Le peuple est asservi à la carte du parti, qui devient la " carte du pain ", sans laquelle il est impossible de se nourrir. Tout débat politique est étouffé : les fascistes se divisent en factions et groupuscules rivaux, les partis non fascistes sont mis hors la loi. Salvatore Lupo, figure majeure du débat intellectuel en Italie, auteur d'une Histoire de la mafia traduite en plusieurs langues, livre ici une analyse fouillée du régime fasciste : quel était le contenu de la révolution fasciste ? Comment les hommes qui ont rallié la cause mussolinienne - futuristes et libertaires - se sont-ils transformés en partisans d'un régime liberticide ?
La mafia. Ce nom, à lui seul, est un symbole. Celui d'une organisation criminelle tentaculaire et toute-puissante, s'étendant au monde entier, liée aux pouvoirs politiques et aux puissances d'argent au point d'être parfois conçue comme la vérité cachée de l'économie ou de la politique. Derrière la force - et l'imprécision - de ces images, il y a une histoire et des enjeux que Salvatore Lupo s'emploie à reconstruire, en s'appuyant sur une lecture sans faille des sources judiciaires et policières et sur une connaissance profonde des réalités siciliennes. Il met en évidence la continuité historique du phénomène mafieux, depuis ses débuts, dans les "jardins d'oranges" de la province de Palerme, durant les années de l'Unité italienne, jusqu'à nos jours. Chemin faisant, les légendes s'effritent et les clichés s'estompent: l'histoire agitée de la mafia, faite de crimes et d'exactions, de trahisons et de guerres internes, ne se réduit pas à l'accumulation d'aventures folkloriques; son "irrésistible ascension", ponctuée d'alliances, de compromis, mais aussi de ruptures avec les milieux d'affaires et les forces politiques, recoupe et éclaire à tout moment l'histoire de l'Italie contemporaine. Biographie de l'auteur Salvatore Lupo enseigne à la faculté des lettres de l'université de Palerme. Il a publié de nombreux travaux sur l'histoire de l'Italie contemporaine, parmi lesquels Le Fascisme italien (Flammarion, 2003). Traduit de l'italien par Jean-Claude Zancarini.
La jeunesse qui tombe, c'est s'habiller en blanc le matin de sa trentième année. C'est courir dans la boue, dans la merde, les déchets. C'est retrouver un de ceux-là, avec lui traverser les labyrinthes de l'absurdité. C'est mettre la main dans son pantalon. C'est tenter de le regarder lui et de rester accrochée à sa peau, à son jean, à ses cheveux, à sa vérité. C'est rêver de se retrouver à une extrémité du monde. C'est faire l'amour dans la conscience de la violence, c'est devenir soi-même violence. C'est vouloir rester vivant.
Cet ouvrage est le fruit d'une réflexion entre théorie et pratique, menée au contact des enseignements d'Anatoli Vassiliev. L'auteur retrace les vingt ans de recherche pendant lesquels Vassiliev met au point la méthode des "structures de jeu ludique". Centré sur le jeu de l'acteur comme processus vivant et créatif, le livre rapporte les secrets du laboratoire et de l'art en train de se faire. Les spectacles, depuis le premier grand succès à Moscou en 1979, jusqu'à la présentation internationale de Médée Matériau en 2001, sont analysés comme des moments clés de la recherche. Le jeu y est envisagé dans de multiples sens, comme mouvement, liberté, ironie. L'acteur se positionne face au monde, fait d'idées et de thèmes dont il part en quête. Ces derniers éveillent ses sens et ses émotions, lui permettant de rester vivant, sans pour autant se percevoir comme centre. Le projet théâtral devient tentative de franchir les limites : du monde, du langage commun, du pensable. Le projet de Vassiliev semble alors réaliser ce que Stanislavski avait laissé inachevé à la fin de sa vie et parvenir à une puissance subversive, dont Artaud nous a laissé l'image sans la règle.