Diplomatie civilisationnelle de l’Afrique postmoderne. Pour la renaissance et la réhabilitation d’un
Lukiana Mabondo felicien ; Tazi Kizey tien-a-be ma
L'HARMATTAN
43,00 €
Prévente
Sortie prévue le 22 octobre 2026
EAN :9782336576954
Dans un contexte mondial fragmenté par les tensions géopolitiques et les récits concurrents, l'Afrique est appelée à dépasser les modèles imposés pour affirmer une diplomatie enracinée dans ses histoires, valeurs et visions. L'ouvrage propose une refondation de cette présence internationale à travers la diplomatie civilisationnelle, fondée sur la réhabilitation des savoirs endogènes, la restauration des récits effacés et l'affirmation d'une souveraineté symbolique. Il ne s'agit pas seulement d'obtenir une place parmi les puissances, mais de repenser les principes mêmes des relations internationales. Alliant mémoire et innovation, l'analyse explore les dimensions souvent oubliées de la diplomatie africaine, traités anciens, médiations traditionnelles, diasporas, diplomatie culturelle, épistémologies du dialogue et de la réparation, pour promouvoir une renaissance diplomatique. L'Afrique, longtemps marginalisée symboliquement, doit restaurer sa dignité, sa voix et sa capacité d'influence en osant formuler une contribution originale à un monde pluriel.
Nombre de pages
446
Date de parution
22/10/2026
Poids
680g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336576954
Auteur
Lukiana Mabondo felicien ; Tazi Kizey tien-a-be ma
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20261022
Nombre de pages
446,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...