Palézieux. Oeuvres sur papier - Coffret en 4 volumes : Estampes ; Dessins ; Lavis et aquarelles ; Es
Luijten Ger ; Rodari Florian ; Madeleine-Perdrilla
CINQ CONTINENTS
49,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9788874399079
Quatre petits volumes ressemblant à des carnets nous introduisent, y compris sur le plan matériel, à l'oeuvre sur papier du peintre et graveur suisse Gérard de Palézieux (Vevey 1919-Veyras 2012). Après sa formation à l'Ecole des beaux-arts de Lausanne, il réside à Florence pendant la Seconde Guerre mondiale, puis s'installe dans le canton du Valais, où il vivra jusqu'à sa mort. La lumière, les usines et la campagne italiennes constitueront un ancrage important pour sa poétique, parfois très proche de celle de Giorgio Morandi, dont Gérard de Palézieux fait la connaissance en 1953 et avec qui il restera en contact jusqu'au décès du peintre bolonais. Mais son oeuvre témoigne aussi d'autres sources d'inspiration, tels les effets lumineux de Canaletto et de Claude Lorrain. En 1969, après un voyage au Maroc, il découvre l'aquarelle, technique qui va l'aider à élargir sa vision et lui permettre de dissoudre toute pesanteur en une pure luminosité. C'est à Venise que, à partir de 1972, Palézieux trouve sa véritable voie, grâce aux qualités de rapidité et de transparence du médium, une voie très proche d'une sagesse et d'un retrait du monde prônés par les peintres chinois. A partir de ce moment-là, le graveur s'ouvre à des expériences beaucoup plus libres, en se passionnant pour des techniques comme l'aquatinte ou le monotype lui permettant de traduire dans des paysages d'une extrême sensibilité le passage du temps. Solitaire, instinctif, fidèle à ses émotions, Palézieux n'a jamais renoncé à la peinture telle qu'il l'avait apprise de ses maîtres. "Je suis un attardé, disait-il, un isolé, dans un siècle qui me dépasse". En dehors de tout courant, de toute posture, son regard sur le monde se révèle néanmoins étonnamment juste, et chargé d'un étrange pouvoir de résistance. Dans ses images peintes ou gravées, il évoque les choses et les pays avec une réserve qui traduit les incertitudes de notre temps, ses abandons ; pourtant jamais il n'appuie sur la plaie et jamais il ne force l'expression. Ses aquarelles de neige, ses aquatintes au sucre disent le retrait de la lumière, la force inéluctable du temps, opposant aux contingences et aux discours personnels un art qui tente de renouer avec le simple et l'universel.
Nombre de pages
328
Date de parution
04/10/2019
Poids
1 915g
Largeur
220mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9788874399079
Titre
Palézieux. Oeuvres sur papier - Coffret en 4 volumes : Estampes %3B Dessins %3B Lavis et aquarelles %3B Es
Auteur
Luijten Ger ; Rodari Florian ; Madeleine-Perdrilla
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
220
Poids
1915
Date de parution
20191004
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Luijten Ger ; Morton Mary ; Munro Jane ; Clarke Mi
Le XVIIIe siècle fut témoin de l'essor de la peinture en plein air. Les jeunes artistes venus à Rome pour parfaire leur formation y jouèrent un rôle prépondérant, explorant la campagne italienne pour exercer leur regard et leur main à traduire les effets de la lumière sur la nature comme sur l'architecture. Devenue une composante essentielle du travail artistique, la pratique se diffusa dans toute l'Europe au cours du XIXe siècle. La présente publication met, en lumière le désir qu'avaient les peintres de restituer l'immédiateté des phénomènes naturels observés sur le vif. Au nombre des artistes dont les oeuvres sont ici exposées, on comptera Pierre-Henri de Valenciennes, Achille-Etna Michallon, Camille Corot, André Giroux, Théodore Rousseau, Edgar Degas, Simon Denis, Thomas Jones, John Constable, J.M.W. Turner, Anton Sminck Pitloo, Christoffer Wilhelm Eckersberg, Johan Thomas Lundbye, Vilhelm Kyhn, Carl Blechen, Johann Martin von Rohden, Johann Jakob Frey et bien d'autres encore. Les études témoignent du talent et de l'habileté dont ces artistes faisaient preuve, restituant avec brio les effets atmosphériques et les données géologiques et topographiques observés, dans la fraîcheur de la première impression.
Au début du XVIIIe siècle, l'oeuvre de Rembrandt demeure source de conflit entre un oeil, séduit par une virtuosité artistique certaine et une raison encore pénétrée des normes italo-antiques. De fait, cet art tout à la fois iconoclaste et surabondant bouscule les habitudes du collectionnisme, sonne le glas d'une forme de discours sur les artistes qui ne serait que biographique, déplaçant l'intérêt de la personne à l'oeuvre. Il entraîne, ce faisant, l'avènement de nouveaux acteurs dans la construction de cette discipline qu'est l'histoire de l'art. Bien avant Basan et son Dictionnaire des graveurs (1767), les marchands Gersaint, Helle et Glomy inaugurent en 1751 à travers le Catalogue raisonné de toutes les pièces qui forment l'oeuvre de Rembrandt un modèle du genre. En replaçant les oeuvres dans leur contexte, en décrivant avec une précision toute scientifique les spécificités d'un faire, les trois auteurs substituent aux évaluations diachroniques des qualités une analyse méthodologique et pragmatique. L'oeil se fait instrument de mesure, guide souverain auquel on doit se fier. Dès Tors nais le désir de mieux voir, apprentissage qui passe par l'exigence de a dresser t la main. Ce faisant, l'art de Rembrandt donne naissance à de nombreuses imitations et pastiches, fruit du labeur appliqué tant des graveurs professionnels que des orateurs éclairés. L'oeiI et la main en viennent ainsi à incarner, au XVIIIe siècle en France, les deux pans d'un diptyque inséparables de la réception de l'oeuvre gravé de Rembrandt.
Comme Dürer, Rembrandt et Goya, Antoine van Dyck (1599-1641) a contribué pour une part importante à l'histoire de l'estampe. Lui-même était un aquafortiste " touché par la grâce " et ses tableaux furent gravés par les meilleurs burinistes de son temps. Et pourtant cet aspect de son talent ne rencontra jamais la notoriété qu'il aurait méritée. Le présent ouvrage évoque la manière dont le jeune Van Dyck fit connaissance avec l'art de l'estampe dans l'atelier de Rubens, on y explique ses interventions dans l'Iconographie une galerie de portraits des hommes illustres de son temps, on y commente enfin de manière approfondie toutes les eaux-fortes qu'il réalisa de ses propres mains. On y présente aussi des dessins préparatoires et des grisailles, ainsi que des épreuves d'essai corrigées, de manière à permettre au lecteur de suivre pas à pas la genèse des œuvres. De plus un choix a été fait parmi les gravures d'après des tableaux le Van Dyck dont certaines ont été réalisées à l'initiative du peintre lui-même, d'autres par l'intermédiaire des éditeurs et des graveurs. En outre quelques feuilles du XVIIIe siècle ont été présentées qui montrent à quel point à l'époque, en France comme en Angleterre, on continuait se tourner vers Van Dyck. Les essais qui servent d'introduction à cet ouvrage sont consacrés aux collectionneurs de l'œuvre graphique de Van Dyck, au phénomène de l'épreuve d'essai et aux aspects techniques de la genèse de ses eaux-fortes. De nouvelles recherches d'archives évoquent la vie de tous ceux qui ont joué un rôle dans la réalisation des estampes : éditeurs, graveurs et personnalités à qui les gravures étaient dédiées par l'artiste. Un grand nombre d'estampes sont reproduites en couleur. De plus le livre est riche en reproductions annexes qui le rendent plus accessible.
A moins de trente ans, Félix Vallotton (1865-1925) accède à une notoriété internationale comme rénovateur de la gravure sur bois. Lié d'amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis. Après 1899, il concentre son activité sur la peinture dont il explore tous les genres : nu, paysage, nature morte, portrait et peinture d'histoire sous la forme mythologique ou allégorique. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style à nul autre pareil, nourri du langage synthétique de ses gravures, de l'influence des maîtres japonais de l'estampe et de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Cet ouvrage retrace le parcours de Félix Vallotton en faisant revivre un artiste aux multiples talents.
L'exploration sensorielle des rituels de l'opium en Indochine par un médecin collectionneur. Ce compendium conjugue une photographie instinctive et des textes profonds, révélant un rêve évanoui à travers une collection d'objets d'art exceptionnels. Noire Idole est un voyage immersif dans un ensemble sophistiqué tant par le choix des matières et des formes que de l'expression artistique. L'attirail sur le plateau laisse libre cours à l'imagination et à la virtuosité des artisans. Aucun des objets ne triche ; il en émane une perfection naturelle que nous renvoie modestement le miroir de l'image. C'est aussi un voyage sensoriel dans la pénombre, aux côtés du fumeur allongé. Le choix d'un fond noir transforme la réalité. Le signifiant des décors devient flou, la vision se trouble, le présent est suspendu sans limite. C'est encore un voyage mémoriel où la drogue n'est plus qu'un prétexte à la narration. L'Indochine apparaît dans et entre les lignes. L'auteur rend compte d'un double manque : un rituel perdu et un rêve défunt, une passion française inassouvie. Noire Idole est un recueil de textes. Une somme réunie sous le signe de l'émotion, de la confrontation des cultures et de leur fascination réciproque. Cette prose se nourrit d'une iconographie contemporaine mettant en scène une collection de pièces inédites exceptionnelles. - Présente une collection de photographies exceptionnelles et inédites, capturant le savoir-faire complexe et la perfection naturelle d'authentiques objets d'art liés à l'opium en Indochine. - Ecrit et photographié par Ronan Juglard, médecin de marine et collectionneur passionné, dont l'oeil instinctif sait déceler la beauté dans le "détail révélateur" d'objets rares. - Plus qu'une simple étude sur une substance, cet ouvrage se veut un voyage sensoriel à travers la mémoire, explorant le "rituel disparu" de l'Indochine d'autrefois et les passions françaises inassouvies. - Enrichi d'une préface signée par des experts de renom, Emmanuel Pierrat (avocat, bibliophile et commissaire d'exposition) et Alexandre Hougron (expert en art asiatique et antiquaire), apportant ainsi un poids institutionnel et académique significatif.
Kemarre Perkins Hetti ; Petitjean Georges ; Stitfo
L'art de Jackie Giles : un pont entre cosmologie aborigène et monde moderne. Ses peintures dévoilent la profondeur du Rêve et la sagesse d'un guérisseur. Pendant une grande partie de sa vie, Jackie Kurltjunyintja Giles Tjapaltjarri (vers 1935-2010) a mené une existence nomade, au cours de laquelle il a parcouru de vastes étendues de terre et, plus tard, passé du temps dans de petites communautés de la vaste région désertique occidentale de l'Australie. Jackie Giles était réputé en tant qu'homme d'un haut degré d'initiation et que guérisseur, maparnjarra dans sa langue, le ngaanyatjarra. Les pouvoirs de ces guérisseurs traditionnels incluent le don de voir dans le corps et même dans l'esprit des autres. Dans les années 1990, Jackie Giles a commencé à peindre à l'acrylique sur toile. Une connaissance complexe de sa terre et des histoires de rêve qui lui sont associées a inspiré "Mr. Giles" , comme on l'appelait souvent, dans sa création d'un important corpus de peintures célébrant le Tjukurpa, ou Rêve, qui imprègne le pays et constitue la pierre angulaire de son identité culturelle. Sa technique graphique complexe donne lieu à des images dynamiques et rythmées, dominées par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales, qui suggèrent le sens plus profond du sujet hautement secret et sacré du Rêve. Son oeuvre puissante, caractérisée par des compositions intenses et saisissantes, relie deux mondes ; la cosmologie ngaanyatjarra et le monde moderne en rapide évolution. - Jackie Kurltjunyintja Giles (vers 1935-2010) a commencé à peindre à l'acrylique sur toile dans les années 1990, traduisant ainsi ses connaissances traditionnelles en art contemporain. - L'oeuvre de Jackie Giles témoigne de la richesse de la culture aborigène et de sa capacité à s'adapter au monde contemporain. - Son style graphique complexe et dynamique se caractérise par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales suggérant le caractère sacré du Rêve.