Luijten Ger ; Morton Mary ; Munro Jane ; Clarke Mi
HOLBERTON
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EAN :9781911300830
Le XVIIIe siècle fut témoin de l'essor de la peinture en plein air. Les jeunes artistes venus à Rome pour parfaire leur formation y jouèrent un rôle prépondérant, explorant la campagne italienne pour exercer leur regard et leur main à traduire les effets de la lumière sur la nature comme sur l'architecture. Devenue une composante essentielle du travail artistique, la pratique se diffusa dans toute l'Europe au cours du XIXe siècle. La présente publication met, en lumière le désir qu'avaient les peintres de restituer l'immédiateté des phénomènes naturels observés sur le vif. Au nombre des artistes dont les oeuvres sont ici exposées, on comptera Pierre-Henri de Valenciennes, Achille-Etna Michallon, Camille Corot, André Giroux, Théodore Rousseau, Edgar Degas, Simon Denis, Thomas Jones, John Constable, J.M.W. Turner, Anton Sminck Pitloo, Christoffer Wilhelm Eckersberg, Johan Thomas Lundbye, Vilhelm Kyhn, Carl Blechen, Johann Martin von Rohden, Johann Jakob Frey et bien d'autres encore. Les études témoignent du talent et de l'habileté dont ces artistes faisaient preuve, restituant avec brio les effets atmosphériques et les données géologiques et topographiques observés, dans la fraîcheur de la première impression.
Nombre de pages
280
Date de parution
22/10/2020
Poids
1 462g
Largeur
264mm
Plus d'informations
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EAN
9781911300830
Titre
Sur le motif. Peindre en plein air, 1780-1870
Auteur
Luijten Ger ; Morton Mary ; Munro Jane ; Clarke Mi
Editeur
HOLBERTON
Largeur
264
Poids
1462
Date de parution
20201022
Nombre de pages
280,00 €
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Luijten Ger ; Rodari Florian ; Madeleine-Perdrilla
Quatre petits volumes ressemblant à des carnets nous introduisent, y compris sur le plan matériel, à l'oeuvre sur papier du peintre et graveur suisse Gérard de Palézieux (Vevey 1919-Veyras 2012). Après sa formation à l'Ecole des beaux-arts de Lausanne, il réside à Florence pendant la Seconde Guerre mondiale, puis s'installe dans le canton du Valais, où il vivra jusqu'à sa mort. La lumière, les usines et la campagne italiennes constitueront un ancrage important pour sa poétique, parfois très proche de celle de Giorgio Morandi, dont Gérard de Palézieux fait la connaissance en 1953 et avec qui il restera en contact jusqu'au décès du peintre bolonais. Mais son oeuvre témoigne aussi d'autres sources d'inspiration, tels les effets lumineux de Canaletto et de Claude Lorrain. En 1969, après un voyage au Maroc, il découvre l'aquarelle, technique qui va l'aider à élargir sa vision et lui permettre de dissoudre toute pesanteur en une pure luminosité. C'est à Venise que, à partir de 1972, Palézieux trouve sa véritable voie, grâce aux qualités de rapidité et de transparence du médium, une voie très proche d'une sagesse et d'un retrait du monde prônés par les peintres chinois. A partir de ce moment-là, le graveur s'ouvre à des expériences beaucoup plus libres, en se passionnant pour des techniques comme l'aquatinte ou le monotype lui permettant de traduire dans des paysages d'une extrême sensibilité le passage du temps. Solitaire, instinctif, fidèle à ses émotions, Palézieux n'a jamais renoncé à la peinture telle qu'il l'avait apprise de ses maîtres. "Je suis un attardé, disait-il, un isolé, dans un siècle qui me dépasse". En dehors de tout courant, de toute posture, son regard sur le monde se révèle néanmoins étonnamment juste, et chargé d'un étrange pouvoir de résistance. Dans ses images peintes ou gravées, il évoque les choses et les pays avec une réserve qui traduit les incertitudes de notre temps, ses abandons ; pourtant jamais il n'appuie sur la plaie et jamais il ne force l'expression. Ses aquarelles de neige, ses aquatintes au sucre disent le retrait de la lumière, la force inéluctable du temps, opposant aux contingences et aux discours personnels un art qui tente de renouer avec le simple et l'universel.
Au début du XVIIIe siècle, l'oeuvre de Rembrandt demeure source de conflit entre un oeil, séduit par une virtuosité artistique certaine et une raison encore pénétrée des normes italo-antiques. De fait, cet art tout à la fois iconoclaste et surabondant bouscule les habitudes du collectionnisme, sonne le glas d'une forme de discours sur les artistes qui ne serait que biographique, déplaçant l'intérêt de la personne à l'oeuvre. Il entraîne, ce faisant, l'avènement de nouveaux acteurs dans la construction de cette discipline qu'est l'histoire de l'art. Bien avant Basan et son Dictionnaire des graveurs (1767), les marchands Gersaint, Helle et Glomy inaugurent en 1751 à travers le Catalogue raisonné de toutes les pièces qui forment l'oeuvre de Rembrandt un modèle du genre. En replaçant les oeuvres dans leur contexte, en décrivant avec une précision toute scientifique les spécificités d'un faire, les trois auteurs substituent aux évaluations diachroniques des qualités une analyse méthodologique et pragmatique. L'oeil se fait instrument de mesure, guide souverain auquel on doit se fier. Dès Tors nais le désir de mieux voir, apprentissage qui passe par l'exigence de a dresser t la main. Ce faisant, l'art de Rembrandt donne naissance à de nombreuses imitations et pastiches, fruit du labeur appliqué tant des graveurs professionnels que des orateurs éclairés. L'oeiI et la main en viennent ainsi à incarner, au XVIIIe siècle en France, les deux pans d'un diptyque inséparables de la réception de l'oeuvre gravé de Rembrandt.
Comme Dürer, Rembrandt et Goya, Antoine van Dyck (1599-1641) a contribué pour une part importante à l'histoire de l'estampe. Lui-même était un aquafortiste " touché par la grâce " et ses tableaux furent gravés par les meilleurs burinistes de son temps. Et pourtant cet aspect de son talent ne rencontra jamais la notoriété qu'il aurait méritée. Le présent ouvrage évoque la manière dont le jeune Van Dyck fit connaissance avec l'art de l'estampe dans l'atelier de Rubens, on y explique ses interventions dans l'Iconographie une galerie de portraits des hommes illustres de son temps, on y commente enfin de manière approfondie toutes les eaux-fortes qu'il réalisa de ses propres mains. On y présente aussi des dessins préparatoires et des grisailles, ainsi que des épreuves d'essai corrigées, de manière à permettre au lecteur de suivre pas à pas la genèse des œuvres. De plus un choix a été fait parmi les gravures d'après des tableaux le Van Dyck dont certaines ont été réalisées à l'initiative du peintre lui-même, d'autres par l'intermédiaire des éditeurs et des graveurs. En outre quelques feuilles du XVIIIe siècle ont été présentées qui montrent à quel point à l'époque, en France comme en Angleterre, on continuait se tourner vers Van Dyck. Les essais qui servent d'introduction à cet ouvrage sont consacrés aux collectionneurs de l'œuvre graphique de Van Dyck, au phénomène de l'épreuve d'essai et aux aspects techniques de la genèse de ses eaux-fortes. De nouvelles recherches d'archives évoquent la vie de tous ceux qui ont joué un rôle dans la réalisation des estampes : éditeurs, graveurs et personnalités à qui les gravures étaient dédiées par l'artiste. Un grand nombre d'estampes sont reproduites en couleur. De plus le livre est riche en reproductions annexes qui le rendent plus accessible.