De la réserve intégrale à la nature ordinaire. Les figures changeantes de la protection de la nature
Luglia Rémi ; Beau Rémi ; Treillard Aline
PU RENNES
24,99 €
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EAN :9782753591981
Cela fait maintenant près de 200 ans que la protection de la nature est en France une préoccupation et qu’elle interroge, de façon changeante, les rapports que les Français entretiennent avec la nature et les solutions qu’ils ont trouvées et mises en place pour la protéger. Au gré des époques, ces solutions et les pratiques des acteurs impliqués n’ont cessé d’évoluer, de se diversifier, en fonction des objectifs recherchés, de l’adhésion ou non des collectifs humains à ces objectifs, des savoirs mobilisés, de l’instauration de politiques publiques dédiées, de la création d’un droit spécifique, de la professionnalisation du secteur, de l’influence de contextes européens (directives) et internationaux (conventions) et bien d’autres facteurs encore, tels qu’aujourd’hui les changements climatiques.De la réserve intégrale à la nature ordinaire, les figures changeantes de la protection de la nature se déclinent au gré des variations des espaces naturels ciblés, des acteurs impliqués et des modalités de gestion mises en oeuvre. Cette pluralité de formes est ici étudiée sous l’angle de leurs trajectoires historiques, mais aussi de leur co-existence au sein d’un paysage désormais diversifié de la protection de la nature. Les regards croisés des chercheurs et des acteurs apportent un éclairage nouveau sur cette large gamme de pratiques et d’objets de la protection. Ils proposent des éléments de réponse à trois questions suivantes : quelles natures devons-nous ou pouvons-nous protéger ? Quels partenariats pouvons-nous reconfigurer avec la nature ? Quels nouveaux objets et quels nouveaux regards émergent en prise avec notre époque ...Dans la suite de la publication du rapport de l’IPBES sur l’état de la nature et de la biodiversité mondiale, en lien avec les nouvelles éditions de la Stratégie nationale des aires protégées (Snap) et de la Stratégie nationale biodiversité (SNB3), cet ouvrage poursuit l’ambition de contribuer à la réflexion sur nos pratiques de protection de la nature afin de faire face aux enjeux environnementaux actuels et futurs. Avec le soutien de l’Association pour l’histoire de la protection de la nature et de l’environnement, du laboratoire HisTeMé de l’université de Caen Normandie et du laboratoire CITERES-DATE de l’université de Tours.
Nombre de pages
312
Date de parution
15/06/2023
Poids
542g
Largeur
167mm
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EAN
9782753591981
Titre
De la réserve intégrale à la nature ordinaire. Les figures changeantes de la protection de la nature
Auteur
Luglia Rémi ; Beau Rémi ; Treillard Aline
Editeur
PU RENNES
Largeur
167
Poids
542
Date de parution
20230615
Nombre de pages
312,00 €
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Urgence écologique, l'érosion de la biodiversité, l'impératif du développement durable : autant de sujets qui portent des défis lourds pour nos sociétés, pour les citoyens. Ces interrogations, ces inquiétudes ne sont pas nouvelles. Elles ont une histoire qu'il faut convoquer afin de mieux comprendre les enjeux d'aujourd'hui. Les préjugés sont nombreux : le souci de protéger la nature serait apparu seulement avec l'écologie politique, dans les années 1960 ; la France aurait toujours été en retard dans ce domaine. Ces affirmations sont à nuancer, sinon à contredire. Pour y contribuer, ce livre s'attache, selon un recul temporel indispensable, aux cent premières années de la Société d'acclimatation - avant qu'elle ne devienne la Société nationale de protection de la nature. Au long d'un siècle, elle a, entre autres succès, créé des réserves naturelles (Sept-Iles en 1912, Camargue en 1927, Néouvielle en 1935 et Lauzanier en 1936), organisé les deux premiers congrès internationaux de protection de la nature (1923 et 1931), empêché la disparition du castor en France (1909), et fondé la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO, 1912). L'émergence d'une ambition, la dynamique d'une efficacité, les mutations d'un propos, la diversité des acteurs : tout un monde resurgit ici, dont les leçons n'ont rien perdu de leur force.
Depuis plus d'un siècle la notion de "nuisible" fait l'objet d'une contestation de plus en plus vive. Pourtant elle connaît une singulière persistance sociale en tant que concept opérationnel qui donne aux hommes une certaine légitimité pour gérer, et souvent détruire, certaines espèces. A l'heure où la France vient d'adopter la loi sur la reconquête de la biodiversité, la question des "nuisibles" reprend une singulière acuité avec la multiplication d'espèces exotiques envahissantes et les vives controverses qui demeurent autour du loup, du renard mais aussi de l'utilisation des insecticides et des herbicides pour se défaire de "gêneurs". Si la notion de "nuisible" demeure centrale dans la gestion du sauvage par nos sociétés, elle s'avère très variable selon l'époque, l'espèce, le territoire ou le groupe social considéré. Pour dresser un état de la recherche, historiciser cette notion et éclairer les enjeux actuels, il convient de croiser les regards afin de caractériser les différentes conceptions de la notion de "nuisible" qui coexistent actuellement et d'en retracer les origines, tout en s'ouvrant aux acteurs du présent. Ainsi cet ouvrage entend contribuer à explorer les interactions entre les sociétés et la nature, et permettre de mieux saisir leurs coévolutions.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.