Poètes noirs d'Arabie. Une anthologie (VIe-XIIe siècle)
Luffin Xavier
UNIV BRUXELLES
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EAN :9782800417530
La poésie a toujours été l'art privilégié des Arabes - selon Ibn Khaldnn, le célèbre historien du XIVe siècle, elle constituait même "leurs archives, renfermant leur science, leur Histoire et leur sagesse." Parmi la longue liste de leurs poètes passés à la postérité, depuis la période préislamique jusqu'au Moyen-Age, quelques-uns revendiquaient fièrement leur teint noir, parfois associé à leur bédouinité, mais surtout à leurs origines africaines. En effet, le monde arabe a de tout temps été en contact avec l'Ethiopie d'abord, le reste de l'Afrique ensuite. Ce livre fera découvrir au lecteur les vers de poètes célèbres comme Antara ibn Shaddad - valeureux guerrier d'avant l'islam, fils d'une esclave éthiopienne devenu quelques siècles plus tard le héros d'une grande épopée - et de poètes moins connus comme Sulayk le brigand, voire anonymes, mêlant poésie guerrière et poésie d'amour, louange et satire, amertume et fierté, résilience et résistance. Au-delà de leur indéniable beauté, ces poèmes - allant de quelques vers seulement à de véritables odes - constituent un réel témoignage de l'intérieur à propos de la condition sociale des Africains dans la société arabe à travers les siècles, les séquelles de l'esclavage étant l'un des sujets qu'ils abordent de manière récurrente, sans pour autant s'y limiter. D'une certaine manière, ils répondent aux autres poètes qui tantôt les moquent, tantôt les vantent, en créant leur propre sensibilité, leurs propres métaphores, leur propre humour.
Nombre de pages
150
Date de parution
29/04/2021
Poids
230g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782800417530
Titre
Poètes noirs d'Arabie. Une anthologie (VIe-XIIe siècle)
Auteur
Luffin Xavier
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
140
Poids
230
Date de parution
20210429
Nombre de pages
150,00 €
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Il faut s’affranchir de l’idée que l’écriture est arrivée au Congo avec les Européens : l’écriture arabe y circulait déjà, véhiculant savoirs, rites et communication.Avant l'arrivée des Européens, l'écriture arabe circulait déjà au Congo. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, les communautés musulmanes l'utilisent dans de nombreux domaines : vie religieuse, éducation, correspondance, contrats, mais aussi confection de talismans. Longtemps marginalisées dans les récits coloniaux, ces pratiques révèlent pourtant l'existence d'une véritable culture de l'écrit. À partir de manuscrits et d'ouvrages retrouvés dès l'époque coloniale, Xavier Luffin met en lumière un patrimoine écrit méconnu et retrace les réseaux de circulation des savoirs reliant le Congo à l'Afrique de l'Est, au Soudan et, au-delà, à l'ensemble du monde musulman. Xavier Luffin est professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles, où il enseigne la littérature arabe, membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Académie royale des sciences d'outre-mer. Ses recherches portent notamment sur la circulation de l'écriture arabe en Afrique centrale.
Les Jango sont décidément impayables. On les reconnaît à leur élégance tape-à-l'oeil et à leur sens de la fête. Et ce sont les femmes qui mènent la danse, dans la Maison de la Mère, au coeur de toutes les rumeurs. Les histoires les plus folles courent d'ailleurs sur Safia, élevée au lait de hyène, Alam Gishi l'Ethiopienne experte en amour, ou l'inénarrable Wad Amouna. Lorsque soudain souffle le vent de la révolte... Dans les effluves de café grillé, de chicha parfumée et de gomme arabique, se joue une comédie humaine dont les Jango, "sages à la saison sèche et fous à la saison des pluies" sont les héros.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Le Luxembourg actuel est une terre de culture très ancienne. Les premières traces d'occupation y remontent loin dans le Paléolithique. Depuis le temps des Trévires et des Romains, en passant par le Moyen Age et les Temps modernes, une tradition littéraire impressionnante montre comment les hommes apprirent à aimer cette région centrale de l'Europe, la cultivèrent et, depuis le XIXe siècle, firent enfin de leur patrie un Etat moderne et souverain. Pourtant, ce développement n'a pas traversé les siècles en ligne droite ni sans ruptures. N'épargnant ni la terre ni les hommes, la convoitise de puissants voisins, les phases tumultueuses de l'histoire européenne, les remous internes et la barbarie du national-socialisme, ont marqué l'histoire du Luxembourg. Cet instructif petit livre de Michel Pauly illustre avec maestria l'évolution du Luxembourg des origines à nos jours et prend donc aussi en compte les pays limitrophes et les régions voisines.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.