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La conscience
Lucot Hubert
POL
22,00 €
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EAN :9782818040959
Le 12 novembre 1958, vers 16 h, j'ai déplié une vieille table de bridge devant la fenêtre de droite du grand salon parental rue Copernic et j'ai précipité un récit intime : mon ami jean Crinyème (Crin, prononcer Crine) a sonné, je lui ouvre, mon père intervient, le concert des voix enroule des cycles, titre adopté dès les premières pages. Des temps s'emboîtent la guerre de 14 selon les tantes, les Croisades selon Mamie, mon enfance à Dainville, le séjour de mes vingt ans au sanatorium. Fin janvier 1959, ayant produit cent pages, j'ai renoncé à la facilité du langage parlé. En octobre 1959, j'ai quitté la spacieuse clarté parentale au-dessus de laquelle A. M. et moi jeunes époux dormions et faisions la sieste dans une chambre de bonne sans eau pour le sombre studio de la rue des Tournelles. Les objets résistent à ma conscience, je sens cela depuis que la lecture de L'Imaginaire de Jean-Paul Sartre pendant ma classe de philosophie (1951-1952) m'a mené à l'intensité poétique d'Edmund Husserl, désormais mon écriture insiste. Elle insistera jusqu'à ce 12 novembre 2013.
Nombre de pages
416
Date de parution
04/11/2016
Poids
395g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782818040959
Titre
LA CONSCIENCE
Auteur
Lucot Hubert
Editeur
POL
Largeur
140
Poids
395
Date de parution
20161104
Nombre de pages
416,00 €
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Résumé : Un homme s'interroge sur sa production de textes pendant plus d'un demi-siècle, sur la mort, sur les tragédies planétaires. Narrant le présent riche de mille passés, il observe la condensation d'énergie qui crée toute chose.
L'Autre, nous y voilà, non à lui introduits il faudrait donc le prendre, sans cesse (ré-création), tout en lui attiré (refus du gouffre, vertige) à sa surface, qui se dépose sur mon cerveau, autre rideau du bal, voile qu'on écarte, l'Autre est tenture, est voilure, Femme, âme, HAM (Autobiogre), l'Autre est non-être, moins général moins vague que soi : je La veux, Elle est Etre, qui est cette Annie B que précéda (sans l'informer ?, décuplement et non duplication) la microannie de Gabès, découverte par H-L des années après, voire décennies, je la perçois complète l'annie petite, l'enfant, mais non l'a-b de Saint-Hilaire, dont m'apparut la haute apparition fugace, série discontinue d'intervalles brefs. Je répéterai jusqu'à plus soi(f) : j'AiMe. Si je parle, Elle trAMée (hymne, hymen, u u v), à toute mon oeuvre, c'est de l'Etre (de l'Autre) que je traître. A-M se détache du fond, qui est au fond du tableau, qui est le cadre du tableau, qui n'est pas le tableau. Dans la BANDE, A-M a un statut privilégié ; toutefois, il ne s'agira jamais que d'une ouvre d'art, parce que je suis un artiste et que les artistes ne font que des ouvres d'art (parfois dédiées à Gertrude Stein, dont l'influence fut nulle sur moi). Nos caractères sont différents, et nos sexes. Je n'ai pas cherché à réduire tes traits. Je les ai peints".
Résumé : En mars 2010, l'épouse d'Hubert Lucot (A.M.) fut déclarée atteinte d'un cancer du pancréas. Elle mourut à Auteuil, dans une unité de soins palliatifs, le 9 août 2012. Le 24 août, à Soulac-sur-Mer, Emmanuel Lucot, le fils d'A.M et H.L., dissémina ses cendres dans l'Océan. Du 1er septembre 2012 au 7 novembre 2013, Hubert Lucot a tenu un journal de deuil qui, travaillé, est devenu un roman.
Résumé : Roman ayant la forme d'un journal intime non daté, Opérateur le néant lance sur les pistes du temps, de la violence et de la mort (mort des humains, extinction de leur amour) un certain nombre de personnages, notamment de toutes jeunes femmes, mais aussi le héros-narrateur et sa compagne, alors que la guerre fait rage et que le climat planétaire poursuit son inexorable dégradation. Paradoxalement, le lecteur retiendra fraîcheur et jeunesse dans cette réalité catastrophique, comme si celle-ci faisait apparaître par contraste le miracle de l'être.
Je ne cherche pas ailleurs. Rahmat, le Kabuliwalla, c'est moi. Je ne le filme pas comme un autre, je n'écris pas pour fuir. Je raconte mon histoire à travers lui. Car ce que je poursuis, ce que je veux sauver, ce que je veux comprendre - c'est moi-même, dans ce regard d'exilé, dans ce corps en marche, dans ce silence d'avant la parole.
Plus je lui écrivais de lettres, plus mon affection pour Ilaria grandissait. Il me fallait en savoir plus sur elle. Mais je n'étais pas certaine qu'elle souhaitât que je dévoile les anecdotes intimes que la lecture de son herbier m'avait apprises. Dans le même temps, certains de ses textes sur les plantes laissaient transparaître un désir de percer les secrets de Venise.