Enseigner l'histoire dans le secondaire. Manuels et enseignement depuis 1902
Lucas Nicole
PU RENNES
18,00 €
Epuisé
EAN :9782868476296
Le XXe siècle a vu l'expansion et le triomphe du manuel dans l'enseignement de l'histoire dans le second degré. Il a marqué la vie et nourri les souvenirs de générations d'élèves et de professeurs. Il a suscité des débats passionnés, toujours créateurs d'innovations qui lui ont permis de survivre en s'adaptant à un monde de plus en plus médiatisé. Son importance culturelle, sociale et donc historique, sa différence avec le manuel de l'école élémentaire expliquent cette recherche, Point de convergence de sources, d'influences et de regards multiples, le manuel en a tiré sa dynamique interne. Il fallait donc, par une approche ouverte, dessiner à travers les représentations, les images du livre d'histoire et ses rapports à la mémoire, son évolution, ses projets, sa dimension foncièrement humaine autant que purement fonctionnelle. Sa définition, par delà les prescriptions légales et institutionnelles, est affaire aussi de témoignages vécus, de souvenirs de jeunesse ou de pratiques Idéalisées, réalistes, réservées ou critiques. Dans toutes les vicissitudes de son existence, le manuel change de visage, de structure mais sait garder avec constance ses spécificités voulues par le public auquel il s'adresse. Témoins de ces continuités et ruptures internes et externes, les destins scolaires changeants de quelques hommes politiques complexes et controversés révèlent la référence essentielle aux valeurs citoyennes dont il est naturellement porteur. Objet-modèle, lui-même modelé par les rythmes irréguliers de l'évolution de l'histoire contemporaine, il prouve, assurément, sa vitalité puisée dans des contradictions et une riche complexité qui fondent encore son intérêt pédagogique dans le système scolaire.
Nombre de pages
319
Date de parution
13/12/2001
Poids
565g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782868476296
Titre
Enseigner l'histoire dans le secondaire. Manuels et enseignement depuis 1902
Auteur
Lucas Nicole
Editeur
PU RENNES
Largeur
156
Poids
565
Date de parution
20011213
Nombre de pages
319,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Enseigner l'histoire des femmes, loin d'être une réalité résolue et mise à l'oouvre dans les pratiques quotidiennes des classes, reste un enjeu pédagogique et citoyen essentiel. Comment les femmes, si rares hier dans le questionnement éthique et didactique, ont-elles investi des champs qui leur étaient fermés? Dans quel cadre institutionnel, à travers quelles problématiques et dans quelles disciplines les professeur (e) s peuvent-ils ouvrir leurs élèves à la conscience d'une culture mixte en marche vers l'égalité de fait? Parler des femmes, de leur enracinement dans l'histoire, dans les sociétés et les cultures, les présenter à l'intérieur de dispositifs scolaires, représentent autant d'outils judicieux pour saisir le monde dans sa complexité et sa dualité. Cet ouvrage multiplie les références, les études de cas, et propose des outils et des approches pédagogiques, en vue de permettre, au-delà d'une connaissance approfondie de cette histoire du genre, une réelle justice et égalité des chances entre les filles et les garçons.
Comment révéler et traduire la lente, chaotique mais irrésistible ascension des Françaises à l'ombre du pouvoir politique ? Cet accès à la lumière se comprend à travers le récit de leurs engagements individuels et collectifs, qui leur ont fait prendre conscience de la place juste et essentielle qu'elles devaient saisir puis occuper aux côtés des hommes, en assumant des responsabilités sociales et civiques. Elles ont longtemps subi des contraintes, du mépris, de l'incompréhension qu'elles ont transcendés en se rebellant avec discrétion ou violence contre leur exclusion jusque-là coutumière. Par la parole publique, l'écriture émancipatrice, l'éducation reçue, la création de réseaux, ces citoyennes ont établi, à travers les vicissitudes politiques, de petits fortins ou de grandes citadelles. Cet essai, nourri de leurs vivants portraits, rend un hommage mérité à toutes celles, pionnières, premières, conquérantes, connues ou injustement ignorées qui ont choisi de partager avec les hommes des pouvoirs qui leur étaient défendus jusqu'avant 1945, pour trouver et donner enfin un sens à leurs vies.
Toute migration collective traduit une somme d'aventures particulières à l'image de celle de Natacha, exilée. Des bords de la Neva tsariste à la vie parisienne, via Constantinople, elle prend finalement racine en Bretagne, puis en Vendée. Malgré les drames, Nata assume dignement son intégration progressive et réussie. Elle trouvera l'amitié avec Betty, l'amour avec Jean, la filiation avec une famille française revenue d'Algérie. Son existence témoigne d'une force d'âme qu'il nous faut méditer.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.