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Les Pirates chinois. Ma captivité dans les mers de la Chine en 1860
Loviot Fanny ; Lapouge Gilles
ANDRE VERSAILLE
15,20 €
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EAN :9782874950834
Au XIXe siècle, une jeune parisienne, Fanny Loviot, court le monde et connaît une destinée peu ordinaire. Petite lingère que la France ennuie, elle décide de tout quitter pour rejoindre la Californie et ses pépites d'or. Après quelques mois passés à San Francisco, "dévorée du désir de voir des pays nouveaux", elle part pour Hong-Kong. C'est au retour que les choses se gâtent: le Caldera, le bâteau chilien sur lequel elle a embarqué, est capturé par des pirates chinois. Les détails qu'elle fournit dans cet épisode sont angoissants. A plusieurs occasions, sa vie ou sa liberté n'ont tenu qu'à son sang-froid. Mais, à force de courage et d'intelligence, elle réussit finalement à sortir indemne de ses tribulations chinoises. Quand, en 1860, elle regagne la France, après quatre ans de bourlingue, elle publie ses Mémoires, récit frais et passionnant qui connaît un grand succès. Ce témoignage est inestimable car il est l'un des très rares textes écrits par une victime des brigands des mers de la Chine. Il concerne aussi une période mal connue dans l'histoire de la piraterie chinoise, celle qui suit le règne de la célèbre Madame Ching. Dans ce récit, la petite lingère de Paris parle et pense comme écrivait en ce temps-là la littérature populaire: apitoiement, images grandiloquentes, habitude de la pamoison et plaisir des pleurs, tout cela emballé dans des métaphores et des odeurs de boudoir. La rencontre de cette littérature édifiante et des aventures rocambolesques qui sont relatées, peu conformes aux bonnes moeurs de l'époque, donne des résultats exquis. Fanny Loviot n'a pas usurpé la place qu'elle occupe au palmarès des grandes aventurières françaises du siècle bourgeois.
Peu de réalités exotiques ont frappé l'imaginaire occidental comme le Harem impérial ottoman. Le vain acharnement des étrangers à forcer la partie la plus secrète du Sérail n'a d?égal que l'impassibilité de la Porte qui, jusqu'au déclin final de cette institution en 1909, n'autorisa presque aucune indiscrétion. Le Harem impérial est encore, à l'aube du XXe siècle, un sanctuaire inviolé, malgré ce que l'on a pu en déduire à partir des harems privés plus perméables et des rares confidences d'un bailli de Venise ou d'une voyageuse anglaise. Le témoignage de Leïla Hanoum, fille du médecin du Palais et conseiller du Sultan, qui relate la vie quotidienne du Harem impérial, est une évocation sans précédent. A la valeur du document s'ajoute l'atmosphère rendue par les anecdotes et les détails minutieusement restitués par une femme qui a vécu sous six sultans et dont l?âge n'a pas entamé la prodigieuse mémoire. Leïla Hanoum nous fait pénétrer dans un univers jusqu'alors hermétique, qui, moins d'un siècle après sa disparition, semble aussi éloigné de nous, et aussi mythique, que la cour du roi Salomon.
Certaines questions demeurent à propos de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Quelles sont les origines de Pearl Harbor? Quand s'est produit le tournant de la guerre? L'extermination des Juifs: qui savait, et quoi? Etc. Cet ouvrage rend intelligible à tous les principales interrogation que suscite cette période.
Septembre 1959: de Gaulle affirme le droit de l'Algérie à l'autodétermination. A Alger, la colère des partisans de l'Algérie française se manifeste, en janvier 1960, par la Semaine des Barricades. A partir de ce moment, des activistes Pieds noirs vont multiplier les violences jusqu'à attaquer les forces de l'ordre. Quelques mois plus tard, la peur, la haine, la rancoeur devant la progression du pays vers l'indépendance amènent les ultras à créer l'OAS dans le but de renverser la situation, par tous les moyens, y compris par l'assassinat de De Gaulle. La spécificité du temps de l'OAS tient à sa situation dans la phase terminale d'une guerre de décolonisation très dure dont il constitue l?épisode le plus violent. A partir de sources aussi variées que possible, l'auteur s'efforce de retrouver le sens et les modalités du combat dans lequel des civils et des militaires s'engagèrent, afin de défendre l'Algérie française contre un gouvernement accusé d'abandon. Elle interroge également les convictions des militants qui se mobilisèrent contre le retour du danger fasciste. Entre ces deux pôles, elle met en évidence une zone d'indécision propre à favoriser la mise en oeuvre de liens inattendus dont l'Organisation secrète se prévaut, quoique l'opinion métropolitaine ait finalement tranché contre elle et pour de Gaulle. Si respectueux qu'il soit de la progression chronologique, ce livre se veut donc moins une histoire que la restitution du climat des quelques mois pendant lesquels les deux rives de la Méditerranée s'embrasèrent, ambition favorisée par l'ouverture progressive des archives. Aucun des acteurs ne retrouvera pleinement le souvenir qu'il garde de la période; c'est la rançon d'une démarche qui associe des imaginaires et des pratiques restées inconciliables après plus de cinquante ans, sans avoir rien perdu de leur charge émotionnelle.
Cédric Gras livre un récit de voyage sur l'effondrement écologique de l'ère post-soviétique. ??? ? Depuis les bords de la mer d'Aral, aujourd'hui presque asséchée, Cédric Gras remonte aux sources du mythique fleuve Amou-Daria. En traversant les républiques ex-soviétiques d'Ouzbékistan, du Turkménistan ou du Tadjikistan, il pêche avec des braconniers, rencontre les ramasseuses de coton et admire les cités des routes de la soie. Là un dictateur fantasque a fait bâtir une capitale de marbre dans les sables. Ailleurs, un président érige des barrages records. Plus loin les Talibans creusent un canal qui achève de saigner le fleuve. Dans le terrible désert du Karakoum, la Sécurité d'Etat entrave son voyage, mais il parvient, au terme de 2 500 kilomètres, au plus long glacier du monde, niché dans le Pamir et véritable château d'eau d'une Asie centrale menacée par la soif... "Un passionnant thriller post-soviétique sur les origines de ce désastre écologique" Le Nouvel Obs Né en 1982, Cédric Gras a suivi des études de géographie entre la France et la Russie avant de diriger plusieurs Alliances françaises en Russie et en Ukraine puis de se consacrer à l'écriture. Il a notamment publié chez Points Alpinistes de Staline (2023) et Alpinistes de Mao (2024).
Annabel Abbs enquête sur les intellectuelles et femmes artistes qui ont pratiqué la randonnée. Elle montre comment cette activité a été pour elles une libération face aux contraintes et aux difficultés du quotidien. Les nombreuses femmes qui ont eu l'audace d'entreprendre de longs voyages ont pour la plupart disparu dans les brumes de l'histoire. Aujourd'hui, leurs récits sont redécouverts. Grâce à la marche, ces femmes ont trouvé leur indépendance et se sont parfois même autorisé un changement de vie radical. Nan Shepherd, poétesse écossaise ; la peintre galloise Gwen John ; Clara Vyvyan, voyageuse et randonneuse ; l'écrivaine et philosophe Simone de Beauvoir ou Georgia O'Keeffe, célèbre peintre américaine, en témoignent. Artistes, philosophes, écrivaines, ces femmes ne marchaient pas pour jouir de toute la liberté dont peut jouir un homme, ni pour faire de l'exercice. Elles marchaient afin de penser par elles-mêmes, de mettre de l'ordre dans leurs émotions, d'affirmer leur indépendance. Elles marchaient pour exister.