Dialectique du bien commun. La pensée politique de Gaston Fessard
Louzeau Frédéric ; Monod Jean-Claude ; Tardivel Em
HERMANN
32,15 €
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EAN :9791037015297
Gaston Fessard (1897-1978) fait partie des penseurs politiques qui se sont livrés à une actualisation de l'antique notion de bien commun. Cette actualisation, qui s'opère au croisement de la philosophie hégélienne et de la théologie chrétienne, confère à la notion de bien commun une fonction à la fois de compréhension historique et de discernement politique. Fessard montre par exemple en quoi la dialectique des catégories du bien commun explique la destinée des sociétés depuis la Révolution française jusqu'au conflit des idéologies qui traversent le XXe siècle. Il expose également la manière dont la dialectique de ses contenus fournit des critères pour juger du gouvernement de Vichy et fonder une résistance en conscience au pouvoir du maréchal Pétain. Cet ouvrage présente la pensée du bien commun de Fessard à travers ses sources (Thomas d'Aquin, Hegel et Marx) et concepts, son application durant la Seconde Guerre mondiale, les controverses dans lesquelles elle fut impliquée (avec Kojève et Mounier) ou par rapport auxquelles elle mérite d'être située (querelle du personnalisme). Il propose aussi une actualisation critique de cette pensée politique, quant au rôle international de l'Eglise ou encore aux exigences de la démocratie. Car Fessard n'invite pas seulement à jeter un regard rétrospectif sur de "sombres temps", mais également à examiner notre propre actualité historique.
Nombre de pages
248
Date de parution
29/04/2022
Poids
373g
Largeur
152mm
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EAN
9791037015297
Titre
Dialectique du bien commun. La pensée politique de Gaston Fessard
Auteur
Louzeau Frédéric ; Monod Jean-Claude ; Tardivel Em
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
373
Date de parution
20220429
Nombre de pages
248,00 €
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??la chaire des Bernardins soutient le travail du pôle de recherche du collège des Bernardins. sa présidence est attribuée pour un ou deux ans à une personnalité internationale. Marcel Gauchet, philosophe, directeur de recherche à l'école des hautes études en sciences sociales, l'a présidée pour les années 2010 et 2011. Marcel Gauchet est aujourd'hui reconnu comme un grand penseur du religieux, du politique et de l'histoire moderne. A la fin d'un long article prospectif consacré aux "tâches de la philosophie politique" (2002), il laisse entendre que sa réflexion sur le politique ne représente qu'un volet d'une "anthroposociologie transcendantale" plus vaste. nous présupposons qu'à travers toutes ses recherches et publications, il a cherché à élaborer une science unifiée de l'homme et de la société à travers l'élément du langage, sans cependant l'avoir officiellement synthétisée comme telle. l'objectif du colloque des 14 et 15 octobre 2011 était donc de mettre au jour "l'anthroposociologie transcendantale" de Marcel Gauchet, de montrer comment elle éclaire toutes ses analyses (qu'il s'agisse de réflexion politique, d'interprétation de l'histoire, d'observation de l'actualité...), d'entrer en dialogue avec elle. ce colloque conclusif a été organisé, avec la présence effective de Marcel Gauchet, par la chaire du collège des Bernardins et le département "sociétés humaines et responsabilités éducatives" , en partenariat avec l'université du québec à Montréal, le centre raymond aron et le Groupe d'étude de la Modernité anthropologique et Politique.
Né en 1968, ingénieur des mines et spécialiste en physique nucléaire, Frédéric Louzeau est prêtre du diocèse de Paris depuis 1998. Docteur en philosophie et en théologie, il préside la Faculté Notre-Dame au Collège des Bernardins depuis 2007. Il est également membre ordinaire de l'Académie pontificale de théologie à Rome. Il a publié L'Anthropologie sociale du Père Gaston Fessard (PUF 2009).
Le Père Gaston Fessard (1897-1978), jésuite, fut un philosophe chrétien engagé dans l'histoire de son temps: il dénonça d'abord publiquement le nazisme et la politique de collaboration, puis après-guerre, la montée du communisme. Son souci extrême de la vérité le conduisait à rassembler une abondante documentation avant de s'exprimer; il a ainsi progressivement élaboré une véritable "'méthode de discernement de l'actualité politique''. Son oeuvre comporte deux aspects, l'un touchant au théologique, l'autre ancré sur une perspective anthropologique et sociale. C'est ce deuxième aspect qui est étudié dans le cadre de cette thèse. Un texte inédit du Père Gaston Fessard de 1942 complète cet ouvrage de référence. Biographie de l'auteur Jean-Michel LACROIX est professeur de civilisation nord-américaine à l'Université Paris III - Sorbonne nouvelle et recteur d'Académie, Directeur général du Centre d'enseignement à distance."
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.