Nous avons appelé « lettres à la France » les lettres envoyées par Toussaint Louverture à Étienne Laveaux, gouverneur français de la colonie de Saint- Domingue, entre 1794 et 1798. Toussaint est un Noir né esclave dans la colonie, qui adhère au mouvement de rébellion de 1791 et en devient le chef. Laveaux est un militaire de carrière, qui devient gouverneur en 1793, le moment le plus critique, lorsque l'île, rongée de l'intérieur par deux années de guerre et de destructions, est attaquée par les Espagnols et les Anglais. Commence entre les deux hommes une collaboration : la France républicaine, assaillie par les deux monarchies, est défendue par les anciens esclaves en armes. Toussaint vit une situation paradoxale : il a compris que les idées en faveur de la libération des esclaves ne pouvaient venir que de la France et les esclaves, après s'être insurgés contre elle pour se libérer, doivent à présent la défendre.Mais Toussaint nous explique aussi le contraire. Face à une liberté, à une égalité et à une fraternité refusées aux esclaves, la Révolution noire révèle le contenu effectivement universel de ces trois principes en les étendant à l'« humanité noire ». Au coeur d'un pays dévasté, les rapports entre ces deux hommes tracent alors un espace, fragile mais réel, à l'intérieur duquel deux révolutions différentes se rencontrent et s'influencent mutuellement. Les lettres sont publiées pour la première fois sur la base des originaux conservés au Département des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale de France.
Nombre de pages
416
Date de parution
10/03/2011
Poids
569g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782853136204
Titre
LETTRES A LA FRANCE (1794-1798)
Auteur
TOUSSAINT LOUVERTURE
Editeur
NOUVELLE CITE
Largeur
150
Poids
569
Date de parution
20110310
Nombre de pages
416,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ancien esclave né en 1743 dans une plantation de l'île de Saint-Domingue (Haïti), Toussaint-Louverture prend la tête de la révolte des esclaves contre les colons blancs en 1791, soutenu par les Espagnols, mettant ainsi la plus riche des colonies françaises à feu et à sang. Trois ans plus tard, Toussaint se rallie à la République Française qui vient d'abolir l'esclavage et devient ainsi le premier général noir de l'armée française. Ses succès militaires et son sens politique lui permettent de devenir le gouverneur incontesté de la colonie de Saint-Domingue. Mais l'arrivée au pouvoir du premier Consul Bonaparte et le rétablissement de l'esclavage conduisent Toussaint-Louverture à reprendre les armes. En 1802, il capitule face à l'armée du général Leclerc. Capturé, Toussaint est aussitôt transféré en France et enfermé au château de Joux (Doubs). C'est là qu'il rédige ses Mémoires : il sait que ses jours sont comptés, qu'il lui faut préparer sa défense pour un hypothétique procès. Son texte doit donc être bref, précis, saillant. Dans cette cellule, loin d'Haïti, sous l'oeil du général Caffarelli qui, missionné par Napoléon, note ses faits et gestes dans son Journal, Toussaint écrit ce qu'il veut que l'Histoire retienne de son combat.
Cette édition critique fait redécouvrir l'authentique mémoire protestataire de Toussaint Louverture, premier mémorialiste noir de l'histoire française. Daniel Desormeaux met en lumière la portée politique et idéologique de ces Mémoires, qui constituent un document historique unique en son genre.
Un peloton d'hélicoptères militaires quitte Rochefort-sur-Mer pour rejoindre l'Algérie. Le jeune sous-officier pilote Gilles Teller fait la connaissance, dans un village de Gironde, d'une étudiante, Marianne. Par un échange régulier de lettres, elle deviendra un soutien moral précieux pour Gilles, terrassé par une grave maladie contractée lors d'une évacuation sanitaire. Il réalise que la faculté de piloter, son idéal depuis l'enfance, va lui être retiré. Marianne lui tend les bras et lui ouvre la porte sur une nouvelle aventure : quitter l'armée pour un nouveau métier, fonder avec elle une famille. Revivre en sorte !
Jacques Maritain (1882-1973) fut sans doute le plus grand philosophe chrétien du XXe siècle. Né à Paris dans le milieu de la gauche libérale, il découvrit la foi chrétienne avec sa jeune compagne Raïssa (1883-1960), juive issue de l'émigration russe. On peut dire qu'il arma intellectuellement le monde chrétien face aux défis de la modernité, promouvant un humanisme démocratique plus actuel que jamais. Homme et femme de prière, Jacques et Raïssa témoignèrent pour une Église servante et pauvre qui puisse trouver, dans la contemplation de Jésus sur tous les chemins du monde et de la vie, un chemin d'Évangile pour aujourd'hui. Jean Daniel fut marqué par la pensée de Jacques Maritain au grand séminaire de Quimper. Il connut la vie monastique bénédictine, puis il discerne sa vocation à la Chartreuse : celle d'ermite paysan. En 1969, il a un contact direct avec Jacques Maritain qui l'encourage dans sa vocation.
Depuis plus d'un millénaire, l'oeuvre du moine arménien, Grégoire de Narek (940-1003), a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait son livre sur l'autel paroissial ; on le lisait au chevet des malades pour obtenir leur guérison ; on en insérait des extraits dans la liturgie de la messe. Si l'on partait en voyage, on en recopiait quelques pages, qu'on gardait sur soi comme viatique contre les craintes et les périls. Presque inconnu en Occident jusqu'au milieu du XXe siècle, saint Grégoire de Narek a été proclamé docteur de l'Eglise universelle en 2015. Il enseigne l'art de parler à Dieu des profondeurs du coeur, en nous présentant devant lui avec une sincérité exempte de pharisaïsme. Si nous sommes tous sauvés en Christ, nous partageons solidairement toutes les fautes de nos semblables. Nous sommes tous impliqués dans la même chaîne de prières, jusqu'à la fin des temps, en une démarche de contrition profondément libératrice.
A 36 ans, je redécouvre un monde devenu presque "étranger" : le monde de la nourriture apaisée, le monde de la vie restaurée, un monde qui ne ressemble finalement qu'à celui de nouvelles faims. D'appétits furieux de sens et de désirs retrouvés, de boulimie de vie intérieure. Je passe devant ces toilettes qui ne servaient à rien sauf à ma destruction, à ma douleur et à mon apaisement. (...) Dans quelle prison faut-il se trouver pour se sentir menacée et dérangée pour une bouchée ? Une prison mentale qui s'appelle l'anorexie et sa meilleure copine la boulimie. Deux "personnes" qui avaient pris possession de mon cerveau, de mes comportements, de mon être tout entier jusqu'à éclipser ce que j'étais réellement. Deux personnes qui ont dominé ma vie pendant plus de dix ans. Qui m'ont fait sombrer dans l'horreur du gouffre, de la vase et de la boue. Qui m'ont dépouillée entièrement physiquement et mentalement".
Ils s'appellent Denko, Bintou, Jonathan. Ils viennent d'Afrique noire, d'Europe de l'Est, du Maghreb. A 16 ans, parfois plus jeunes encore, ils ont fui la guerre, des menaces pesant sur leurs familles, la misère. Le drame de l'exil les a endurcis, a broyé leur innocence. Au titre de la protection de l'enfance, la France reconnaît des droits à ces garçons et filles, mineurs étrangers non accompagnés (MNA) le droit à bénéficier d'une assistance et d'un hébergement, le droit à être scolarisé. Mais faire appliquer ces droits est un long combat, d'abord parce que les administrations mettent systématiquement en doute l'âge de ces jeunes, qu'ils soumettent à des tests osseux pourtant très controversés, ensuite parce que le droit de rester en France leur est souvent refusé à la majorité. Membre du Réseau Education Sans frontières (RESF) depuis 2008, et fondatrice des associations Eole en 2018 et Hébergeurs Solidaires et Parrains Engagés (HéSoPE) en 2019, Marie-Pierre Barrière se bat à leurs côtés. Comme citoyenne et comme chrétienne, elle témoigne avec force de sa foi en ces jeunes encore à l'aube de leur vie, et défend un autre projet de société : celui de l'ouverture et de l'inclusion, à rebours de la politique actuelle de durcissement des conditions d'accueil et de fermeture des frontières.