Achille d'Aulnay est au sommet. Champion international et prodige incontesté du golf, il brille par son incroyable précision. Achille incarne la réussite absolue, tant dans le sport que dans sa vie privée : il est le meilleur. Jusqu'au jour où une première fissure menace de tout faire s'écrouler. Comment accepter l'échec quand on n'a jamais connu que la réussite ? Pris dans l'engrenage médiatique et traqué par l'opinion publique, Achille fuit à travers la Belgique avec son jeune frère imprévisible. Cette cavale aussi intime que dangereuse lui permettra-t-elle de revenir en arrière ? Dans un monde où l'erreur n'est pas permise, L'instinct de l'autruche dresse le portrait d'un homme confronté à la fin du succès et à la violence du regard des autres. Un roman tendu et contemporain, au c'ur de la célébrité et de ses illusions.
Léonor aime Dan depuis quarante ans, et Nils depuis quinze jours. Dan, c'est le rêve américain de ses dix-huit ans qu'elle a quitté trop vite et qu'elle retrouve parfois à la sauvette, dans un hôtel new-yorkais décati, toujours le même. La dernière fois qu'ils se sont vus, c'était il y a huit ans. La prochaine, c'est dans quelques jours. Mauvais timing. Nils a une tête éperdument sympathique et un corps si palpable qu'il serait capable de transformer Dan en abstraction. Mais cette histoire d'amour toute fraîche pourrait tout aussi bien ne pas résister face à une telle longévité. Si Léonor replonge tête baissée dans les bouillonnements de l'existence, sa mère, elle, pense avoir tout résolu. Ce qui l'occupe désormais, c'est d'en finir proprement. Et vite. Et si possible en beauté, dans un hôtel de luxe avec vue sur la mer. Et avec ses filles pour l'aider. Mais comment fait-on ça ...
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.