Les fous d'Artaud sont-ils aussi fous que lui? La folie, comme la peste, est contagieuse et tous, psychiatres, disciples, famille, critiques, tous ceux qu'Artaud a approchés ou qui ont approché Artaud semblent participer de son délire. Cet ouvrage le montre de diverses manières, la plus saisissante étant sans doute ce qu'Artaud avait nommé un "drame mental" - une confrontation avec les témoins ou "persécuteurs" du poète où se démasque à vit le délire propre à chacun d'eux, et celui de l'auteur lui-même. Ce livre n'entend pas apporter une strate supplémentaire aux débats qui ont tait rage depuis la mort du poète maudit, ni prendre parti entre les différents camps qui se disputent encore la dépouille d'Artaud; il parle du lieu où se "travaille" la folie. Dans un travail commencé depuis plus de vingt ans ("Antonin Artaud", New York, Scribner's Son, 1983), Lotringer a interviewé les deux médecins de Rodez qui ont soumis le patient Antonin Artaud aux électrochocs: le directeur de l'hôpital psychiatrique, Gaston Ferdière, et son interne, Jacques Latrémolière. Enfin, la si contestée (par la famille d'Artaud) Paule Thévenin livre l'identité du fameux "Dr J. L" violemment pris à parti par Artaud dans son "Van Gogh, le suicidé de la société".
Nombre de pages
278
Date de parution
17/06/2003
Poids
266g
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EAN
9782845340589
Titre
Fous d'Artaud
Auteur
Lotringer Sylvère
Editeur
SENS ET TONKA
Largeur
0
Poids
266
Date de parution
20030617
Nombre de pages
278,00 €
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?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique.Miguel Abensour a choisi l'emblématique totalitarisme nazi incarné par deux hommes, Hitler et Speer, exemple de la tragédie du "siècle" passé, mais sirène à laquelle notre actuel siècle n'est pas insensible. Il laisse en filigranes d'autres totalitarismes aux résolutions esthétiques semblables. N. Abensour, par un regard attentif sur le passé, pointe en réalité, cruellement, notre présent.Ne nous faudrait-il pas "lire" certaines architectures actuelles, totalitarisme certes dilué mais bien présent, selon son analyse?Ce qui nous permettrait de mieux comprendre la relation contemporaine de la volonté esthétique (culture) et la volonté politique (économie) comme nouvelle domination par des "monstres" architecturaux, par des monuments idéologiques sidérant. Ici on réapprend la portée politique d'un jeu plastique, d'une révérence esthétique. [H.T.]Miguel Abensour (né en 1939) est un philosophe français, spécialiste de philosophie politique. Il est professeur émérite de philosophie politique à l'Université Paris VII - Denis - Diderot et ancien président du Collège international de philosophie. Il a participé aux revues Textures, Libre et Tumultes. Directeur de la collection "Critique de la politique" aux éditions Payot depuis 1974, il a notamment contribué à la réception de la pensée de l'École de Francfort en France.Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il cherche à concilier l'idée de démocratie, conçue comme "démocratie contre l'État", avec l'idée d'utopie.
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