Il venait à peine d'apercevoir une cape noire déposée sur la chaise à sa gauche que brusquement, un homme portant catogan et une forte dague à la main droite bondit devant lui. Jean-Marie eut un geste d'effroi. " Le 23 octobre 1764, Jean-Marie Leclair, violoniste et compositeur au faîte de sa gloire, est retrouvé assassiné de trois coups de couteau dans sa maison. Un crime qui, de nos jours, n'est toujours pas élucidé... Après plus de deux siècles, Michel Lorge nous peint avec un talent inouï la dernière journée d'un artiste trop tôt disparu. Tel un chef d'orchestre, l'auteur dirige d'une main de maître son récit. S'agit d'un crime passionnel, d'une rivalité entre artistes ou d'un triste concours de circonstances ? L'auteur nous transporte avec minutie dans le Paris du XVIIIe siècle. Une reconstitution grandeur nature pour un roman digne des meilleures enquêtes policières. Le coupable sera-t-il enfin révélé ...
Nombre de pages
145
Date de parution
18/09/2019
Poids
190g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782342167801
Auteur
Lorge Michel ; Biondi Fabio
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20190918
Nombre de pages
145,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Mon nourrisson dans les bras, j'avais pris le chemin des bêtes sauvages, obéissant à la même loi qui leur commandait de se protéger, eux et leurs petits, afin que fût sauvegardée l'antique vie terrestre. Aux yeux des biches à la tête lisse et des ourses anxieuses, je voyais qu'elles pensaient comme moi à ces pattes, ces ongles minuscules, ces museaux humides et reniflants et ces yeux angéliques, grands ouverts, sans défense contre la mort déchaînée et monstrueuse qui s'étendait sur la moitié du monde et s'élevait jusqu'au ciel. Durant les cendreuses nuits de lune, étendue sur une couche moelleuse d'aiguilles de pins, protégeant l'enfant sous l'unique couverture emportée dans ma fuite, j'entendais près de moi le lourd soupir d'une biche ou d'une hase, le marmonnement inquiet d'une poule des bouleaux, car toutes nous voyions en rêve ou en imagination cette mort qui nous suivait, gigantesque comme un mur - le mur des armées allemandes. "