L'Exhumation des dieux. Fondamentalisme occidental et religionisme islamique
LOHOFF/TRENKLE/LEWED
CRISE ET CRITIQ
17,00 €
Epuisé
EAN :9782490831067
Des attaques contre Charlie Hebdo à la prise d'otages de l'Hyper Cacher, le débat sur l'incompatibilité d'une culture prétendument islamique avec les valeurs occidentales s'est à nouveau enflammé au cours de ces dix dernières années. Le prétendu choc des civilisations est en réalité un conflit identitaire-culturaliste au sein de la société capitaliste mondiale.Cette thématique nouvelle marque le tournant historique où les identités collectives retrouvent leur position dominante. Le passage de la communauté imaginaire de la Nation aux communautés imaginaires religieuses - le religionisme - dans la production des identités collectives, marque une nouvelle étape dans la crise de la modernité marchande.Un texte écrit par le Groupe Krisis (Karl-Heinz Lewed, Ernst Lohoff et Norbert Trenkle)
Nombre de pages
250
Date de parution
15/01/2021
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782490831067
Titre
L'Exhumation des dieux. Fondamentalisme occidental et religionisme islamique
Auteur
LOHOFF/TRENKLE/LEWED
Editeur
CRISE ET CRITIQ
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20210115
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lohoff Ernst ; Trenkle Norbert ; Braun Paul ; Roul
Qui porte la responsabilité de la crise économique qui maintient le monde en haleine depuis 2008 ? Les "banquiers cupides" ou les Etats endettés jusqu'au cou ? Selon Lohoff et Trenkle, la cause est bien plus profonde. L'analyse originale de la crise développée ici se fonde sur une lecture de la théorie marxienne qui s'oppose au marxisme traditionnel. Ici Marx n'est pas le simple théoricien de la lutte des classes mais celui qui développa la critique radicale d'une société capitaliste appelée à buter sur ses propres contradictions. Les auteurs renouent avec cette pensée : il en résulte une analyse de la crise qui s'oppose à tout ce qui s'échange actuellement sur le marché des idées.
La reformulation d'une théorie de la révolution à la mesure de notre temps implique le démantèlement des schémas traditionnels de la théorie de la révolution. Les images de la fin du capital conçues par le marxisme traditionnel couvrent d'une épaisse peinture la logique interne et la structure de la critique marxienne de l'économie politique et ferment hermétiquement l'accès à ses conclusions en termes de théorie de la révolution. Les contours d'une théorie actuelle de la révolution ne se dessineront donc que lorsque nous aurons pénétré de façon critique ses prédécesseurs et que nous nous serons complètement libérés des habitudes de pensée bien établies concernant le sujet révolutionnaire.
Aucun principe du marxisme ne semble plus fondamental que la référence à la division de la société en classes sociales, à l'intérêt de classe et à la lutte des classes. "L'histoire de toute société jusqu'à nos jours, c'est l'histoire de la lutte des classes" . Mais les apparences sont trompeuses. L'oeuvre principale de Marx ne porte pas le titre de "La Classe" et ne commence pas par cette catégorie, mais plutôt par celle de la marchandise. Et au lieu de commencer par les classes, Le Capital de Marx, s'achève plutôt par la déduction systématique des classes. Dans un texte incisif et fondateur, Kurz et Lohoff prennent le parti de remettre sur ses pieds la riche critique marxienne de l'économie politique à partir d'un commentaire précis de l'oeuvre de la maturité de Marx et au-delà de son travestissement en un sociologisme superficiel.
Kurz Robert ; Homs Clément ; Feldmann Daniel ; Bol
Depuis les massacres du 7-Octobre, perpétrés par la branche islamiste du mouvement palestinien, et l'effroyable punition collective infligée aux Gazaouis par le gouvernement israélien, nous assistons à une intensification dramatique d'un problème récurrent dans la question nationale Israël-Palestine : la saturation idéologique qui transforme ce conflit en un déversoir de projections émotionnelles de tous bords. Ces projections, aussi fantasmatiques que meurtrières, alimentées par les deux camps et leurs soutiens inconditionnels respectifs, ne se contentent plus de déborder les enjeux intrinsèques au conflit : elles entretiennent l'impasse nationale avec un zèle destructeur et attisent les idéologies de crise qui accompagnent le capitalisme à l'échelle mondiale, devenant l'un de leurs carburants privilégiés.
À l'heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l'antisémitisme et les engagements antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l'une des thématique les plus sensible du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l'antisionisme. À partir d'un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l'auteur interroge les impasses d'un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l'ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d'un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ...