Idéologies assassines. Antisionisme et radicalisme israélien dans le chaos global de la crise
Kurz Robert ; Homs Clément ; Feldmann Daniel ; Bol
CRISE ET CRITIQ
18,00 €
Prévente
Sortie prévue le 10 juillet 2026
EAN :9782490831401
Depuis les massacres du 7-Octobre, perpétrés par la branche islamiste du mouvement palestinien, et l'effroyable punition collective infligée aux Gazaouis par le gouvernement israélien, nous assistons à une intensification dramatique d'un problème récurrent dans la question nationale Israël-Palestine : la saturation idéologique qui transforme ce conflit en un déversoir de projections émotionnelles de tous bords. Ces projections, aussi fantasmatiques que meurtrières, alimentées par les deux camps et leurs soutiens inconditionnels respectifs, ne se contentent plus de déborder les enjeux intrinsèques au conflit : elles entretiennent l'impasse nationale avec un zèle destructeur et attisent les idéologies de crise qui accompagnent le capitalisme à l'échelle mondiale, devenant l'un de leurs carburants privilégiés.
Nombre de pages
250
Date de parution
10/07/2026
Poids
500g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782490831401
Titre
Idéologies assassines. Antisionisme et radicalisme israélien dans le chaos global de la crise
Auteur
Kurz Robert ; Homs Clément ; Feldmann Daniel ; Bol
Editeur
CRISE ET CRITIQ
Largeur
140
Poids
500
Date de parution
20260710
Nombre de pages
250,00 €
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A la veille de la seconde guerre d'Irak (2003), Robert Kurz stigmatise la gauche allemande qui se révèle incapable d'assumer une position à la fois antiguerre et anticapitaliste. Car cette guerre est le produit du capitalisme mondialisé en crise. Prisonnière de vieux schémas caducs, la gauche n'a opéré aucun renouvellement théorique. Or, sans une théorie de la crise, sans une critique de la démocratie balistique et des situations d'anomie (guerres civiles, Etats-voyous) qui se développent aux marges du capitalisme, elle ne pourra sortir de ses contradictions et combattre les guerres du nouveau désordre mondial, de Kaboul à Manhattan, et de Grozny à Kinshasa.
Globalisation, méga fusions, fièvre boursière, déshumanisation, lutte pour un ordre mondial, barbarie... Bon nombre de développements économiques et sociaux actuels ont déjà été prévus par Karl Marx. Robert Kurz, sociologue et participant actif au mouvement social en Allemagne, fait une nouvelle critique du capitalisme. Au-delà du «marxisme du travail », il présente et commente les principaux textes de « l'autre Marx ». Ce choix fait apparaître Marx comme théoricien du fétichisme moderne, comme critique radical de la production marchande, du travail et de la politique. Une lecture indispensable pour apprendre quelque chose de nouveau de Marx et comprendre la crise mondiale du XXIè siècle.
Perte de sens du travail, chômage de masse, ravages psychologiques, catastrophes écologiques, révoltes sociales : les jours de cette société semblent comptés, et dans de nombreuses régions du monde elle ne fonctionne plus du tout. Tout en remontant aux racines de cette crise qui pourrait bien être la dernière, Robert Kurz souligne les impasses de la pensée de gauche comme du marxisme traditionnel, qui prétendent offrir une alternative au système économique dominant. Tous deux se sont construits sur une opposition entre travail et capital, valorisant une classe ouvrière productrice de richesses dont il faudrait revendiquer une meilleure distribution. Kurz avance pour sa part une thèse provocatrice : le travail n'est rien d'autre que la substance du capital, et ce qu'il fabrique ne ressemble en rien à des richesses. Ne pas questionner le travail, c'est donc s'interdire de remettre en question l'organisation de la production, ses modalités techniques, ses conséquences sociales et environnementales. C'est oublier aussi que les luttes populaires n'ont jamais été aussi fortes que lorsqu'elles ont refusé la condition ouvrière. En omettant de critiquer le travail, la gauche et le marxisme traditionnel ont finalement adopté le point de vue du capital. A partir d'une réactualisation de certaines intuitions de Marx, Robert Kurz propose au contraire une théorie critique de la société actuelle qui ne s'arrête pas à son écorce, mais l'attaque dans son noyau substantiel.
À l'heure où les débats sur le conflit israélo-palestinien, l'antisémitisme et les engagements antiracistes fragmentent les milieux progressistes, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l'une des thématique les plus sensible du progressisme contemporain : le rapport de la gauche à l'antisionisme. À partir d'un ancrage antiraciste et anti-autoritaire, l'auteur interroge les impasses d'un militantisme piégé par ses propres slogans, en particulier lorsque la question juive se retrouve rabattue sur un seul signifiant : Israël. En articulant des éléments de théorie politique, de sociologie militante et de géopolitique critique, l'ouvrage explore les glissements qui peuvent mener d'un antisionisme politique à un antisémitisme masqué, parfois même assumé. Et de se demander : existe-t-il un antisionisme progressiste qui ne soit pas réactionnaire ? À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet de discussion politique, et non un mot tabou ou un épouvantail ...
Grise, mon ami, est toute théorie, Mais vert est l'arbre d'or de la vie". C'est en renversant de manière provocatrice cette célèbre formule du Faust de Goethe, que Robert Kurz engage une vaste histoire critique de l'impatience activiste, du "problème de la praxis" et de sa relation à la théorie chez les penseurs et les différents mouvements de gauche. C'est sur le mode de la tabula rasa que l'auteur réexamine entièrement le problème de la relation de la praxis et de la théorie, qu'il en ébranle les fondations classiques, redéfinit les termes et balaye les fausses oppositions. S'appuyant sur Horkheimer et Adorno tout en les dépassant, l'auteur dresse un large panorama des débats historiques qui ont jalonné la question de la praxis : l'opposition classique entre théories de la structure et théories de l'action, le "marxisme occidental" , le marxisme structuraliste de Louis Althusser, l'opéraïsme et le post-opéraïsme jusqu'à John Holloway mais aussi Michel Foucault.