La morte saison, c'est d'abord l'époque lointaine de l'enfance, à la fois si enchantée et si vénéneuse que rien d'autre n'a pu vraiment s'enraciner dans la vie et dans l'être de Martin, le narrateur ; mais c'est aussi la retraite qu'il effectue sur les lieux où il a grandi pour tenter d'y retrouver les fils d'un passé qu'il a volontairement rompus, vingt ans plus tôt. Et comme autrefois, au temps où la puissante famille Villette exerçait sur Martin une influence magique et redoutable, se dressent les parois du cirque dans cette île sous les tropiques, le cirque aux cascades éternelles qui enclôt le domaine, insensible au temps qui passe et aux drames qui se déroulent dans les arènes, et qui, par l'envoûtement qu'il crée chez ses habitants, est aussi un des personnages de cette histoire, sinon le principal. Dans ces lieux retrouvés et aujourd'hui abandonnés Martin va tenter de revivre son passé en y portant le regard de l'homme qu'il est devenu. Mais en cette saison où hier et aujourd'hui se mélangent, s'éclairent et se modifient mutuellement, comment éviter que les pistes ne s'enchevêtrent et ne se perdent ? Quels sont les mobiles réels de cette enquête qu'il est venu faire sur son père ? Dans la relation étrange qu'il a avec Marieka, cherche-t-il à se libérer de son passé, ou au contraire à renouer les liens autrefois rompus ? Et Marieka elle-même, descendante des Villette, exilée par sa famille dans le cirque désert, qu'attend-elle de cet amour à huis clos ? Sur cette terre où règne encore le noir enchantement du passé, tout est piège.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/09/1980
Poids
290g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070210152
Titre
La Morte Saison
Auteur
Lods Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
290
Date de parution
19800903
Nombre de pages
240,00 €
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Depuis qu'il y a une forteresse, il y a un colonel pour la commander. Et une fille de colonel pour dévaler la colline et aller danser. Entendez-vous la musique des fêtes ? Elle vient de la mer comme l'odeur du large. Qui reconnaîtra que le métal des notes commence à se fêler ? Car au Nord la nappe miroitante des marécages semble irrésistiblement avancer. De plus en plus souvent, les cavaliers en patrouille sentent les sabots de leur monture s'enfoncer dans le sol élastique. Une tempête approche. Et, avec elle, des ennemis insaisissables sur des chevaux légers. Ils font tous partie d'un mal plus vaste que le vieux colonel devine mieux que quiconque. Un mal qu'il porte en lui comme son pays au point de se confondre avec elle. La vieillesse.
Colin est un génie de la restauration des films, qui redonne une jeunesse aux plus grands classiques. Mais on réduit les subventions de son Institut. Et son nouveau directeur l'affecte à des productions qu'il estime plus rentables que les oeuvres de Howard Hawks ou de John Ford. Aussi, est-ce en secret que Colin travaille sur Une partie de campagne de Jean Renoir. Une nuit, alors qu'il peaufine le relief des boutons du chemisier de la jeune héroïne, Henriette, il a la curieuse sensation de voir l'étoffe bouger. Quatre-vingt-quinze pulsations par minute, estime-t-il même, en regardant sa montre. Bientôt, il entre dans le film.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.