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Revue d'histoire maritime N° 27 : Mer et techniques
Llinares Sylviane
SUP
24,99 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9791023106404
Si comme le pensait Jules Michelet "l'Océan parle", que dit-il aux hommes ? Pour bien des peuples, la mer est d'abord le berceau de la vie, celui des origines, et un monde nourricier ouvert sur des ailleurs en devenir. A l'aube du XXIe siècle, la mer est toujours considérée – plus que jamais – comme un puissant facteur d'innovation et de développement économique. Elle participe du mythe du progrès technique dans la culture européenne, qu'il s'agisse d'aventures et d'explorations ultramarines ou abyssales, de courses effrénées à la domination des espaces maritimes ou de l'exploitation des ressources marines, des énergies, des richesses matérielles transportées par la voie de mer, ou même d'anticipation technologique et d'imaginaire populaire. Toutefois, à des rythmes divers et avec des comportements techniques adaptés, il s'agit bien d'étudier ici l'histoire des opérations matérielles et des processus relationnels entre outils, gestes, matériaux, énergies et savoirs. La relation mer et techniques peut se décliner selon plusieurs approches, dont certaines très dialectiques, telles que le perfectionnement et l'obsolescence, la tradition et l'innovation, la théorie et la pratique. Les contributions qui constituent ce dossier portent sur des analyses globales ou des études de cas bien documentées du XVIe au XXe siècle regroupées autour de trois thématiques : pratiques et cultures techniques, diffusion et hybridation techniques, ruptures et transitions techniques.
Nombre de pages
272
Date de parution
16/01/2020
Poids
438g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9791023106404
Titre
Revue d'histoire maritime N° 27 : Mer et techniques
Auteur
Llinares Sylviane
Editeur
SUP
Largeur
157
Poids
438
Date de parution
20200116
Nombre de pages
272,00 €
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Ce numéro thématique étudie l'histoire d'une fibre végétale, le chanvre, qui fut au coeur des activités humaines durant plusieurs siècles et dont la production a notamment été déterminante dans la projection ultramarine des Européens durant l'époque moderne. En questionnant les sources, les pratiques et les usages à des échelles différentes, les textes s'inscrivent dans une démarche d'actualisation des connaissances sur les formes d'expériences dans la filière chanvre, qu'elles soient de nature technique, économique, ethnographique ou patrimoniale.
Llinares Sylviane ; Egasse Benjamin ; Dana Katheri
Les politiques d'aménagements des espaces portuaires, littoraux et fluviomaritimes sont au coeur de cet ouvrage qui veut comprendre les mécanismes à l'oeuvre depuis le XVIe siècle jusqu'au XXe siècle. Les aménagements sont étudiés dans leur diversité, des plus modestes aux plus spectaculaires, quai, bassin, jetée, phare, citadelle, et dans une dimension spatiale étendue, à l'échelle du littoral français, avec la mise en exploitation du trait de côte, de la saline au parc conchylicole, du pré-salé à la station balnéaire, en incluant la protection des littoraux, l'édification des digues et l'entretien des dunes, ou encore la question de l'accessibilité des estuaires et fleuves côtiers. Le livre aborde les questions majeures de l'innovation, de la technicité et de l'expertise des aménagements, celles des marchés et des entrepreneurs, acteurs peu connus, véritables bâtisseurs du littoral. Il interroge la problématique du développement au regard du coût et du financement des infrastructures, de la création à l'entretien, où s'entremêlent les enjeux économiques et les pouvoirs. Avec le soutien de l'université Bretagne Sud.
Etudiant les modalités de la création portuaire dans le monde atlantique, entendue comme fondation initiale mais aussi comme renaissance, l'ouvrage s'intéresse à une longue période dans la mondialisation. En questionnant l'adaptation nécessaire des points nodaux et des relais de la circulation maritime sur un océan mettant en contact trois continents, il s'inscrit au coeur même de l'actualisation de la recherche en histoire atlantique. Dans une reprise du concept de triptyque portuaire forgé par la géographie historique, les auteurs discutent des caractéristiques évolutives de l'interrelation entre l'espace portuaire, son avant-pays maritime et son arrière-pays terrestre. L'émergence ou le réveil s'inscrivent dans ces rapports de force qui structurent une compétition en action sur différentes échelles. Le succès de la création se mesure à la centralité de la ville portuaire, sa puissance nodale en termes de trafic et son degré de connexion aux grands réseaux mondiaux. On analyse le jeu de tous les acteurs à travers les relations triangulaires entre les autorités politiques, les entreprises et les hommes de l'art, au coeur du débat public.
Ce numéro vise à explorer le potentiel heuristique d'une nouvelle approche des questions d'histoire maritime et côtière - la maritimité - qui permet d'engager une étude comparée des expériences maritimes de la Russie et de la France. En effet, le passé maritime de ces deux pays paraît très dissemblant mais les concepts de maritimité et de maritimisation offrent à l'historien un outillage théorique efficace pour dégager des caractéristiques et cibler des tendances similaires dans des communautés hétérogènes de prime abord.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.