Lipus Florjan ; Lück Gaye Andrée ; Novak Kajzer Ma
EDITIONS DO
17,00 €
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EAN :9791095434344
Le Vol de Bostjan est le roman d'une enfance et d'une jeunesse marquées de manière indélébile par la perte. Il se déroule au fond d'une vallée isolée, au pied des montagnes, pendant l'occupation allemande, au sein d'une communauté slovène construite sur la hiérarchie et la tradition. L'histoire entremêle un enchaînement incomparable de scènes, qui se combinent pour former un ensemble bouleversant et esthétiquement fascinant : l'arrestation de la mère et sa mort dans un camp, tandis que le père est à la guerre ; le retour au pays du père et son second mariage ; la disparition de la grand-mère malade ; la rencontre de Bostjan avec son premier amour, qui lui redonne vie et le remplit d'espérance. Le Vol de Bostjan est, selon Peter Handke : "Une histoire d'amour sauvage et tendre comme je n'en ai lu aucune dans ma vie. (...) langage qui vole, qui rythme, qui cherche, qui traverse les frontières extérieures et intérieures (de l'être)". "Une des plus belles de la littérature mondiale".
Nombre de pages
168
Date de parution
24/08/2021
Poids
205g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9791095434344
Titre
Le vol de Bostjan
Auteur
Lipus Florjan ; Lück Gaye Andrée ; Novak Kajzer Ma
Editeur
EDITIONS DO
Largeur
133
Poids
205
Date de parution
20210824
Nombre de pages
168,00 €
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Le jeune Tjaz, pensionnaire d'un internat religieux, est un gamin chétif et assez effacé. Mais il possède une étrange faculté : celle du grattage. Rien n'échappe à la force destructrice de ses ongles, depuis les chaussures d'un de ses camarades jusqu'aux statues perchées près du plafond de la chapelle. Ce moyen de se défendre contre ses conditions de vie prend bientôt l'aspect d'une révolte ouverte qui provoque son renvoi. Rendu à la liberté, il passe une journée à errer, puis, du dernier étage d'une tour, il se jette dans le vide. Ce livre étrange, où le fantastique se mêle à la description minutieuse des détails quotidiens, analysés, retournés, interprétés et creusés dans tous leurs prolongements possibles, est fait des commentaires de ceux qui ont connu le héros et qui permettent à l'auteur d'évoquer, non sans ironie et cruauté, les préjugés, les mesquineries et surtout la lâcheté et l'égoïsme des gens qui refusent, au prix de toutes les hypocrisies, de se mettre en question. Il y a, dans l'écriture de ce roman qui laisse une forte impression, une sorte d'acharnement qui semble s'attaquer au langage comme pour lui faire rendre gorge.
Dans des villages espagnols des années 30, trop isolés pour qu´un instituteur y fût nommé, les maîtres d´école étaient recrutés par des villageois au moment des foires. Ils avaient un salaire mais prenaient leurs repas chez les habitants qui les recevaient à tour de rôle. On les appelait catapote, "pique-au-pot" . La Nuit féroce se déroule à cette époque, dans un de ces villages au nom étrange. Le maître d´école est invité à partager une table dans une des maisons du lieu. Mais le terrible meurtre d´une jeune fille fige cette scène et libère la brutalité qui sous-tend ce bourg perdu lorsqu´un groupe d´hommes part à la chasse au meurtrier. Deux innocents fuient, bientôt persécutés par la colère aveugle. Un mal profond, enraciné dans le passé, irréfutable et impassible, gouverne le temps et l´espace dans ce conte noir et métaphysique aux résonances de tragédie grecque.
Le livre de l'artiste suisse Stefan Sulzer raconte l'histoire d'une visite à la Dia Art Foundation à Beacon, près de New York, au cours de laquelle la mère de l'artiste s'est sentie si offensée par l'élégante simplicité des peintures de l'américain Robert Ryman, qu'elle a laissé glisser lentement et avec la plus grande concentration sa main sur une de ces peintures. Stefan Sulzer combine cette histoire avec des déclarations et des informations sur le travail de Ryman et crée ainsi un récit poétique sur la réception analytique et émotionnelle de l'art. La conception du livre, qui reprend celle des éditions Taube, emprunte à la démarche de Ryman : l'utilisation excessive de l'espace blanc construit un objet subtil et hermétique, en lien avec un des énoncés du livre : « Mallarmé disait de la blancheur de la page qu'elle agissait tel un vide qui contrastait de manière apaisante avec l'intensité signifiée par la noirceur des lettres imprimées. »
Il y a ce monde de privilèges et d'injustices qui vacille, avec ce mot qui circule, en ville et ailleurs : effondrement. Inéluctable, imminent, partout on s'y prépare. Autour de lui, étranger dans les beaux quartiers, il y a l'ami Dino, et ce petit groupe qui se forme tandis que tout se délite, prêt à défier le pouvoir décadent. Il y a Ari, la compagne de toujours, qu'il aime et connaît si bien. Et il y a cette attirance pour Diane, la mystérieuse, qui risque de mettre en péril l'équilibre de son couple. Alors, cet effondrement qui gronde au-dehors, il finit peu à peu par s'insinuer dans son intimité. Et ce lent délitement des choses, insupportable, lui donne parfois envie à lui aussi d'en finir pour de bon, de tout renverser pour reconstruire sur les ruines. La Fange, c'est ce lieu où il retrouve les rebelles de fortune, ceux qui tentent de faire renaître la lutte et mener un nouveau combat. La Fange, c'est surtout la boue dans laquelle ils finissent tous par s'enliser. Roman de colère, de rancune, du désir de faire table rase, au risque de dangereuses attirances, La Fange explore le lien entre vacillement intime et effondrement collectif. Le besoin jamais assouvi d'autre chose. Celui qui toujours provoque l'envie de tout détruire pour recommencer encore.
La plupart des femmes qui racontent les histoires à la fois belles, étranges et terrifiantes de ce livre, vivent dans des mondes régis par la logique vertigineuse des cauchemars, luttant contre des situations incontrôlables. Elles ont des relations tendues avec les hommes de leur vie - père, amant, mari. La plupart de ces hommes souffrent d'une forme de névrose. Et dans leur tentative de prendre soin d'eux, la plupart de ces femmes donnent tout. ?? ?? ?? ?? éditions do - 55 rue Blanchard-Latour - 33000 Bordeaux - France 05 56 96 71 86 - olivier.desmettre@editionsdo.fr