Face à la toute-urgence écologique, la révolution verte
Lipietz Alain
PETITS MATINS
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EAN :9782363833327
Face à la crise écologique mondiale, l'analyse originale et les propositions radicales d'un des principaux penseurs de l'écologie politique. Après les cataclysmes climatiques de l'été 2021 et la tragédie planétaire du covid-19, on ne peut plus en douter : face à la crise écologique mondiale, nous sommes passés de l'urgence à la toute-urgence. Et les résistances qui perdurent ne sont plus de l'ordre des incertitudes scientifiques, mais d'un blocage politique : il faut donc une Révolution verte ! Mais laquelle et comment ? Dans un premier temps, l'auteur identifie et analyse deux noeuds de cette crise écologique mondiale : les risques énergétiques et les conflits relatifs à l'usage des terres. Une situation à laquelle s'ajoute la crise sociale et démocratique révélée par le mouvement des Gilets jaunes. Il précise ensuite ce que sera la Révolution verte, à la fois technico-sociale (comme la révolution industrielle) et politique (comme la Révolution française), tout en étant pacifique, démocratique, solidaire et joyeuse. Après avoir analysé les différents attracteurs politiques qui se disputent la société française et les atouts du pôle écologiste, il énonce les premiers axes de cette Révolution verte en creusant ce qui fait problème : le débat sur les solutions techniques (place du gaz, du nucléaire), le plan et le marché, le rôle de l'Etat, de la nation, de l'Europe... Paraphrasant un célèbre discours de Churchill, Alain Lipietz appelle in fine à faire des cinq prochaines années, dans la lutte collective pour sauver la planète et recoudre une société déchirée, " les plus beaux de nos jours ".
Date de parution
10/03/2022
Poids
332g
Largeur
138mm
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EAN
9782363833327
Titre
Face à la toute-urgence écologique, la révolution verte
Auteur
Lipietz Alain
Editeur
PETITS MATINS
Largeur
138
Poids
332
Date de parution
20220310
Nombre de pages
0,00 €
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La première version du fameux Sonnet en or-ix, le plus mystérieux et jusqu'ici indéchiffré poème de Mallarmé (le ptyx..), est intitulée "Sonnet allégorique de lui-même". D'où le jeu littéraire de le déchiffrer... comme une allégorie. C'est la première partie de cet essai. Cette allégorie se révèle très précise. Et si c'est bien une allégorie "de ce poème-ci", ne serait-ce pas une allégorie de la poésie en général ? Après enquête, il se révèle que cette allégorie vaut pour une grande partie de l'oeuvre de Mallarmé, y compris "Un coup de dés jamais n'abolira le hasard", mais pas toute. De même, le lecteur pourra-t-il vérifier qu'elle éclaire certains des plus célèbres poèmes de la littérature (de Hugo à Aragon), mais pas tous : c'est une allégorie de ce que c'est qu'écrire un poème, du rapport de la poésie à l'univers et à sa splendeur mortelle. L'auteur fait même une incursion dans la poésie anglaise en prenant pour test le "Prufrock" de TS Eliot. La grande étude d'Alain Lipietz permet d'en finir avec la vision d'un Mallarmé "qui n'aurait scruté d'autre horizon que celui du langage". Mallarmé a quelque chose à dire, il parle aux femmes et aux hommes de notre temps et, même si l'auteur a de fortes réticences envers son élitisme, il tient son message pour essentiel.
Parmi les millions de femmes et d'hommes qui votent ou songent à voter écologiste, beaucoup y sont venus par une prise de conscience des périls pesant sur l'environnement. D'autres, qui s'étaient inscrits dans les grands mouvements émancipateurs de ce siècle, le socialisme, le tiers-mondisme, et qui se tournent, déçus, vers l'écologie, s'interrogent. Que faut-il penser des accusations portées contre les verts (" ils préfèrent la nature aux humains ") ? Comment l'écologie prend-elle en compte l'exigence de justice sociale dans nos pays développés, et de solidarité avec les peuples appauvris ? Pourquoi refuse-t-elle de s'inscrire, tout bonnement, dans le positionnement droite-gauche ? A ces interrogations légitimes, ce livre, écrit par un économiste qui tenta jadis d'infléchir les politiques économiques de la gauche quand celle-ci incarnait encore l'espérance, propose quelques réponses. Il explore les enjeux d'avenir de l'écologie politique, regroupés autour de trois grands axes : une logique économique post-socialiste, un nouvel internationalisme, une alternative aux forces politiques traditionnelles.
Alain Lipietz explore quelques pistes de réformes radicales, indispensables pour sauver l'expérience de gauche après 1981. Comment en est-on arrivé là ? Peut-on encore faire quelque chose ? Sommes-nous condamnés à la désespérance d'un " réalisme " sans couleur ? Ces questions, des millions de Français se les posent quotidiennement, tout particulièrement ceux qui avaient dansé le soir du 10 mai et qui se résignent mal aujourd'hui à la déception. Ce livre cherche à répondre, en termes simples, à ces préoccupations. L'auteur, économiste renommé, étudie depuis des années les hauts et les bas de l'économie française. Il montre notamment ce que fut l'échec de la première année : méconnaissant la réalité de la crise, mal préparée, la gauche est venue buter sur un triple mur : la contrainte extérieure, la contrainte du financement, l'impossibilité d'un consensus sur le programme qu'elle proposait. De " seconde " en " troisième phase ", d'ajustements en reniements, la gauche court le risque d'un enlisement qui vaccinerait le peuple de France contre le progrès et le changement social pour une génération. Passant en revue les justifications réelles ou apparentes des " tournants " successifs, Alain Lipietz explore ici quelques pistes de réformes radicales, indispensables pour sauver l'expérience de gauche. Les voies ne sont pas celles de la facilité, mais de l'audace : elles exigent de rompre avec bien des corporatismes, bien des évidences, bien des schémas de pensée.
Fred Barberousse, ancien membre du contre-espionnage de l'Union européenne et critique oenologue bénévole, se voit recruter par l'agence CyberSecuritas. La mission de ce militaire atypique, épicurien et non-violent: vider le Net de ses indésirables. Le voici donc lancé sur la piste de « trolls » qui pourrissent à coups de spams la bienheureuse tranquillité d'un philosophe à chemise blanche et de sa délicate épouse blonde, mais aussi d'étranges fantômes qui poursuivent sur sa messagerie une jeune ministre opposée au téléchargement illégal de musique. Des fantômes qui ont le bon goût d'être poètes et de jouer une divine cantate à faire pleurer un disque dur? Sur sa route, notre enquêteur croisera aussi un vosnes-romanée sublime quoique totalement contrefait, un ambassadeur ouïgour féru d'histoire et un sextoy éjaculateur précoce, entendez qui tombe en rade au bout de 7 minutes exactement, le mufle. On l'aura compris, Alain Lipietz, qui sort ici de son registre habituel d'économiste sérieux, veut nous amuser avec un roman à multiples clés, qui mouline joyeusement de véritables questions d'actualité comme la loi Hadopi, les nouvelles données de la mondialisation ou les conséquences du réchauffement climatique pour la viticulture bourguignonne.
Hannezo Guillaume ; El Karoui Hakim ; Pech Thierry
En 2030, la France est dirigée par une extrême droite vieillissante, ayant exclu jeunesse et immigrés. Le pays sombre dans l'autoritarisme, la crise sanitaire et économique. Des résistances émergent. Sans eux dépeint une dystopie glaçante mêlant satire et politique-fiction, proche d'un futur possible. France 2030 : extrême droite, chaos, résistance.
La guerre d'Algérie est une guerre coloniale." Ainsi commence le manifeste du Mouvement anticolonialiste français, diffusé en 1960. Et il se termine par ces mots: "Français, Françaises! Plus un homme, plus un sou pour le colonialisme. Plus de morts à vingt ans. Guerre à la guerre coloniale." Il figure dans ce livre aux côtés du célèbre Manifeste des 121 et d'un tract du Parti socialiste unifié enjoignant aux jeunes soldats de désobéir aux ordres si on leur demande de pratiquer la torture... On y trouvera également des textes de chansons, des articles de journaux et d'émouvantes lettres de jeunes appelés, telle celle d'Henri Maillot, qui a livré des armes aux Algériens "en ayant conscience d'avoir servi les intérêts de son pays". En préface, l'historien Tramor Quemeneur contextualise ces textes et donne les clés nécessaires à leur compréhension. En postface, l'éditeur Nils Andersson revient sur les auteurs et éditeurs censurés durant la guerre d'Algérie, tel Jérôme Lindon, des éditions de Minuit, publiant La Question d'Henri Alleg en 1958. C'est Nils Andersson lui-même qui, alors que ce témoignage sur la torture avait été interdit par le gouvernement français, le rééditera en Suisse (La Cité-Éditeur) avec le texte de Jean-Paul Sartre Une victoire.
Gadrey Jean ; Jany-Catrice Florence ; Méda Dominiq
La croissance est présentée comme la solution à tous nos problèmes, mais elle en est devenue l'une des causes : facteur de crise, menace écologique, obstacle au progrès. Jean Gadrey refuse pour autant l'austérité et défend une société du " mieux‑être ", capable d'assurer plein‑emploi et protection sociale. Il esquisse ainsi une prospérité plus juste, moins violente et réellement durable. Gadrey défend une prospérité durable fondée sur le mieux‑être.
Un essai sur la branche la plus secrète du trotskisme français, le lambertisme, et son influence sur la vie politique et syndicale du dernier demi-siècle ? et aujourd'hui encore. L'histoire qui est contée ici est celle de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), la branche la plus secrète du trotskisme français. Une histoire en partie de l'intérieur, puisque dans leur jeunesse les auteurs ont eux-mêmes été " lambertistes " (du nom du leader de l'organisation, Pierre Boussel, dit Lambert). Ils livrent une enquête politico-historique sur ce mouvement peu connu en dépit de son influence sur la vie publique des dernières décennies. Il suffit, pour le comprendre, de citer les personnages qui, à visage découvert ou caché, en ont été membres, de Lionel Jospin à Jean-Christophe Cambadélis en passant par Jean-Luc Mélenchon, sans parler de nombreux syndicalistes comme Marc Blondel ou Jean-Claude Mailly. Cette plongée dans le passé donne des clés pour comprendre la crise que traverse la gauche aujourd'hui. Elle permet de connaître le rôle d'un clan qui, rassemblé autour de Cambadélis, a pris d'assaut la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef), avant, plus tard, de prendre le contrôle du Parti socialiste et de contribuer à son déclin historique. Elle permet enfin d'identifier certaines des origines de la crise qui déstabilise La France insoumise. Car s'il y a une personne qui a préempté le legs du lambertisme, c'est bien Mélenchon, qui reproduit culturellement les traits les plus caractéristiques de ce courant du trotskisme : un rapport problématique avec la démocratie, une hostilité envers les médias, un imaginaire géopolitique de guerre froide.