Les Représentations de la Nouvelle-France et de l?Amérique du Nord
Linon-Chipon Sophie ; Litalien Raymonde ; Richard
CTHS EDITION
24,99 €
Epuisé
EAN :9782735507788
Terre Amérindienne lors du premier voyage de Jacques Cartier en 1534, la Nouvelle - France est progressivement occupée de façon permanente par le royaume de France sous l'Ancien Régime. A son apogée, elle s'étend sur près de deux - tiers du continent nord-américain, du Québec à la Louisiane en passant par le Midwest. Dès le XVIe siècle, les relations d'exploration, abondamment illustrées de cartes et de dessins, deviennent la première source de connaissance de l'Amérique et de ses habitants. La curiosité des chercheurs est bientôt relayée par les encyclopédies, dictionnaires, manuels scolaires et romans historiques. Au fil du temps, les représentations se construisent, les certitudes s'affirment. Inspiré par les recherches présentées lors du 133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, cet ouvrage propose, par une succession de regards croisés, un éclairage nouveau sur la circulation des images de part et d'autre de l'Atlantique, du XVIe siècle à nos jours.
Nombre de pages
200
Date de parution
19/04/2013
Poids
352g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782735507788
Titre
Les Représentations de la Nouvelle-France et de l?Amérique du Nord
Auteur
Linon-Chipon Sophie ; Litalien Raymonde ; Richard
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
150
Poids
352
Date de parution
20130419
Nombre de pages
200,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il est des continents à redécouvrir, et des océans. Le monde de la course et de la flibuste en fait partie. Non pas qu'il soit absent de notre imaginaire ; bien au contraire, il l'encombre de souvenirs adolescents : récits de piraterie dévorés dans la Bibliothèque verte, sagas hollywoodiennes en technicolor. La science historique est destinée - malheureusement ? - à expliquer et à détruire nos illusions sur le passé. Ce recueil est d'abord un inventaire des formes que prit ce que l'on appelle indifféremment la course, la flibuste ou la piraterie. Point d'héroïsme guerrier en cela, il s'agit de simple commerce : la guerre moderne, dépourvue de tout esprit de sacrifice chevaleresque, n'est pas loin. Comment se fit le passage en littérature de ce qui ne pouvait, décemment, ni divertir ni instruire selon la vulgate horatienne ? Véhicule de la mort et de l'injustice, le pirate est aussi le messager de l'au-delà pour le chrétien, d'une vie différente pour le commun des mortels. D'où la fascination que le pirate exerce sur ses victimes - source de romanesque - ou sur l'imaginaire social. L'image du pirate, homme libre, héros sans moralité sinon sans morale, se forme précisément au confluent de l'Âge classique et des Lumières comme un impossible absolu et pourtant réel. Ayant perdu sa défroque diabolique, même dans sa version " barbaresque ", le pirate est décidément " humain, trop humain ". C'est ce que disent les premiers chroniqueurs de la flibuste, Exquemelin et Defoe. Mais, avec les guerres de l'Empire et le XIXe siècle, l'armement de la course devenant une activité strictement commerciale, le " corsaire " littéraire se transforme lui-même en simple produit de la société marchande. La littérature de la flibuste, des trésors, et des îles désertes se situa alors dans le passé régressif d'un âge d'or mythique, qui protégeait de toute assimilation au quotidien : un excellent placebo social. Elle rejoignit la vaste littérature d'aventures que la société industrielle fabriqua pour la jeunesse à partir du Second Empire : c'est précisément l'époque où les États renoncent solennellement à la course, mais pas à la guerre et encore moins aux " aventures " coloniales. On trouvera encore dans ce volume des textes peu connus extraits de la vaste littérature de mer, des personnages illustres réinterprétés, le commun des hommes qui vécurent et dont si peu écrivirent, des analphabètes et des intellectuels, des libertins et des dévots, des héros et des couards, les alizés réparateurs et la moiteur des entreponts, la vie et la mort, l'histoire et l'anecdote. On y rencontrera aussi l'écho d'un colloque printanier tenu au château de La Napoule dans une salle ouverte sur cette Méditerranée, témoin muet de combien d'aventures pirates et de nos travaux.
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.