Oneiron. Quelques secondes après la mort, fantaisie
Lindstedt Laura ; Saint-Germain Claire
GALLIMARD
24,50 €
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EAN :9782070197361
Sept femmes qui ne se connaissent pas se retrouvent dans un endroit étrange. Où tout est blanc et où le temps s'écoule différemment. Elles ne partagent pas la même langue ni la même culture mais toutes se posent les mêmes questions : où sont-elles et comment sont-elles arrivées là ? Chacune va raconter son histoire. Schlomith est new-yorkaise, Polina comptable à Moscou, Maimouna vient du Sénégal, Wlbgis n'est pas grand-chose, Nina est marseillaise, Rosa Imaculada vit dans une favela, Ulrike arrive de Salzbourg... Si elles parviennent à communiquer et à se mouvoir, sont-elles pour autant encore vivantes ? Laura Lindstedt livre sa propre vision de ce qui survient après la mort. En résulte une expérimentation littéraire extravagante et déroutante, brillante et captivante.
Nombre de pages
438
Date de parution
12/04/2018
Poids
518g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782070197361
Titre
Oneiron. Quelques secondes après la mort, fantaisie
Auteur
Lindstedt Laura ; Saint-Germain Claire
Editeur
GALLIMARD
Largeur
152
Poids
518
Date de parution
20180412
Nombre de pages
438,00 €
Disponibilité
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4e de couverture : "Natalia commença donc à exposer ce qui la tracassait. Ses amants constituaient son problème le plus toxique, en même temps qu'ils étaient le sel, le sucre, le massepain, l'umami de sa vie."Natalia entame une thérapie pour résoudre les obsessions qu'elle connaît dans sa vie sexuelle. Or, dès le début, il est manifeste qu'elle ne va pas suivre les règles classiques d'un traitement psychologique. Les séances hebdomadaires mêlent art, philosophie, littérature, souvenirs d'enfance, méditations calligraphiques et expériences érotiques comme méthodes de traitement qui, au fur et à mesure, font perdre à Natalia toutes ses inhibitions. Et elle se met à apprécier la thérapie - trop, peut-être ?Ainsi, Mon amie Natalia ne cesse d'interroger avec subtilité tous les stéréotypes sur la place du soignant et du soigné, les rapports de forces et ceux de genre et d'identité. Dans ce roman intelligent et féministe où un personnage de fiction écrit sa propre autofiction, Laura Lindstedt amène le lecteur à se demander ce qui est caché quand tout est montré.
Vuola Sinikka ; Lindstedt Laura ; Moine Aleksi ; S
Laura Lindstedt et Sinikka Vuola sont parties d'un fait divers réel, un maricide commis en Norvège en 1981, au cours duquel la Finlandaise Anja a tué d'un coup de fusil son mari Thorvald, après dix-huit ans de violences conjugales. L'accusée a été acquittée et le mari mort a été déclaré coupable par la justice. Dans ces 101 façons de tuer son mari, elles ont choisi d'utiliser 101 formes littéraires connues pour rendre compte du crime. Pour réaliser ces variations, elles ont employé des techniques de l'Oulipo et écrit certains chapitres "dans le style de", en s'inspirant notamment de Gertrude Stein, Franz Kafka, Nathalie Sarraute et François Rabelais. Les autrices ont également recouru à des imitations parodiques de diverses manières de parler, comme le "Féminisme intersectionnel" ou le "Commentaire sportif", et de parties d'ouvrage même, telles que la "Table des matières" ou les "Notes de bas de page". Les formes de la narration de 101 façons de tuer son mari, tour de force stylistique, permettent de mettre en lumière la tragédie, qui échappe ainsi à la fois à l'effacement et au voyeurisme social. Ces variations nous invitent, collectivement, à nous reposer des questions fondamentales : de quels sujets parlons-nous, et de quelle façon ? Comment la manière dont nous écrivons les modifie-t-elle ...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.