De brumaire an IV (novembre 1795) à thermidor an VII (juillet 1799), période pendant laquelle il est écarté du gouvernement (Convention et début du Directoire), et réfugié en Normandie, puis pendant toute la durée de sa retraite politique (fin 1799 à 1825), à Paris, occupé par la reprise de son ancienne profession d'avocat, Robert Lindet a entretenu une correspondance suivie avec Pierre Mesnil, opposant politique devenu son ami, puis son beau-père. Il fait part dans cette correspondance de ses sentiments sur la politique du Directoire puis de Napoléon Bonaparte. Nous assistons ensuite à ses efforts pour échapper à l'exil suite au retour des Bourbons et enfin à la manifestation de son opposition à la loi sur la conversion des rentes. Une galerie de portraits de ses contemporains qu'il a bien connus clôt cet ouvrage où l'auteur semble répondre à la question : " La France doit-elle républicaniser le monde ? ". Un témoignage en direct des événements qui marquèrent la société européenne relaté par l'ancien responsable de la politique économique du Comité de Salut public. Jean-Baptiste-Robert Lindet, né à Bernay en 1746, y mena une carrière d'avocat jusqu'à la Révolution lorsqu'il fut le premier maire élu de sa ville. Membre ensuite de l'Assemblée législative, puis de la Convention, il fut avec Carnot un élément actif et modérateur, autant qu'il pouvait l'être, du Comité de Salut public dont il fit partie pendant 18 mois. Après une éclipse lors de la réaction thermidorienne, il se vit confier le portefeuille des Finances pour les trois derniers mois du Directoire. Il se retira lors du coup d'État du 18 Brumaire, reprenant alors sa profession d'avocat jusqu'à sa mort en 1825.
Nombre de pages
246
Date de parution
02/05/2011
Poids
270g
Largeur
160mm
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EAN
9782901952800
Titre
Correspondance politique de brumaire an IV à 1823
Auteur
Lindet Robert ; François Pascal
Editeur
SPM LETTRAGE
Largeur
160
Poids
270
Date de parution
20110502
Nombre de pages
246,00 €
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L'écriture de l'histoire à Rome est indissociable de la politique de la Cité ; embellie par les ressources de la rhétorique dès la fin de la République, elle a pour finalité de conserver le passé, mais un passé formalisé et actualisé, en donnant une vision cohérente des événements vus à travers le prisme de l'idéologie dominante ou des passions contraires qui agitent les acteurs de la vie politique. L'histoire est née, au moment des guerres puniques, de la nécessité de montrer aux ennemis que Rome est une grande puissance ; elle devient un moyen au service des hommes politiques pendant la grande crise qui met fin à la République. À l'époque d'Auguste, naît une " nouvelle histoire ", celle du monde entier que Rome a vocation à gouverner, puis le poids croissant du despotisme impérial rend de plus en plus difficile la diffusion d'œuvres traitant d'événements contemporains et, en dehors de la biographie, un genre très vivant, les historiens se cantonnent à l'écriture de vulgates successives de l'histoire de Rome depuis sa fondation, d'abrégés et de chroniques. Sous l'Empire tardif, les historiens chrétiens remettent en forme les événements du passé en fonction d'une apologétique. La plus grande partie de la production des historiens romains n'est connue que par des fragments et des citations, tandis que certains auteurs dont la valeur littéraire est faible n'ont droit qu'à quelques lignes dans les manuels qui traitent avec surabondance des " grands " écrivains, ce qui empêche de comprendre la spécificité de l'écriture de l'histoire à Rome et d'utiliser les sources avec profit. On trouvera dans ce livre une étude complète des historiens dont la mémoire a survécu, replacés dans leur contexte historique, et situés par rapport aux différents courants et à l'évolution des différents genres pratiqués par les historiens romains de langue latine et de langue grecque.
L'édition du texte repose sur une nouvelle collation des antiquiores, qui a permis de corriger beaucoup d'erreurs des éditions précédentes. Les deux principales sources de Festus ont été : la première, une liste provinciale, comportant des précisions administratives telles que les circonstances de la création de chaque province et leur statut ; la seconde, une série de courtes biographies impériales, perdues dont Eutrope s'est également servi pour ses Res Romanae, ce qui explique les parallélismes occasionnels entre les deux textes. L'identification de Festus, auteur du Breuiarium rerum gestarum PR avec les personnalités contemporaines homonymes est impossible dans l'état actuel de notre documentation.
Richer Nicolas ; Arnaud-Lindet Marie-Pierre ; Bats
Une nouvelle édition mise à jour de ce manuel tout-en-un (cours, méthodes, exercices) qui fournit l'essentiel des connaissances sur le monde romain antique.Une nouvelle édition mise à jour de ce manuel tout-en-un (cours, méthodes, exercices) qui fournit l'essentiel des connaissances à maîtriser en licence et guide les apprentissages méthodologiques des étudiants pour maîtriser les commentaires et les dissertations. Un classique et une référence du catalogue Bréal. Des compléments documentaires mis en ligne pour les étudiants et les chargés de TD .
Le gène a envahi films, séries télévisées, magazines, publicité. Du gène de l'agressivité à celui de l'homosexualité, de la réussite ou de l'échec, de la timidité ou de l'autorité, la culture populaire donne à croire que nos comportements et notre avenir sont commandés par l'ADN. Dans ce livre, les auteurs livrent une analyse sans concession des pouvoirs extravagants prêtés au gène. Elles montrent comment l'ADN, simple molécule de l'information héréditaire, a acquis un statut culturel " semblable à celui de l'âme dans la Bible ", comment elle fonde la cohésion familiale, prédit notre destin, dicte nos actes, justifie des décisions de justice. Réduire l'être humain à un " paquet de gènes " légitime l'injustice sociale, exclut le libre arbitre individuel et décharge la société de toute responsabilité en matière de problèmes sociaux et éducatifs. Dès lors, cette mystique de l'ADN ouvre une voie dangereuse, celle d'un nouvel eugénisme, " moulé dans le langage séduisant du progrès, de la raison et, par-dessus tout, de la compassion ", qui conduirait à limiter la liberté de procréation des individus pour assurer l'amélioration de l'humanité.
Tant les Français que les Suisses n'ont jamais vu leur histoire de cette manière, sous le prisme que propose cette biographie. Le comte Louis-Auguste-Augustin d'Affry, bourgeois-patricien de Fribourg, natif de Versailles et général au service de France, a littéralement accumulé les plus hautes fonctions militaires : colonel des Gardes suisses, Lieutenant-général dès 1758, Administrateur général des Suisses et Grisons (1771-1792) au service de France. Moins connu est son rôle déterminant au service de la diplomatie française, suisse, et franco-suisse. Sous prétexte que son rôle a été effacé, et apparemment secondaire, il fut écarté de la plupart des études portant sur cette période. Et pourtant, ce valeureux militaire comblé d'honneurs fut le représentant informel du Corps helvétique et de l'établissement suisse en France. Nommé ministre plénipotentiaire de France à La Haye en 1755, il croise (le fer avec) Casanova, notamment. Il réussit à maintenir les Néerlandais dans la neutralité pendant la Guerre de Sept Ans. d'Affry tira de ses expériences diplomatiques un goût très prononcé pour le double jeu, lequel eut tout lieu de s'épanouir abondamment durant les quatre premières années de la Révolution française. Malmené par ses pairs et rejeté par ses compatriotes helvétiques, il a longtemps incarné un aspect embarrassant de l'imagerie de la Révolution française en général et de la terrible journée du 10 Août en particulier. Pour étayer coûte que coûte l'alliance franco-suisse, il soutint scrupuleusement le pouvoir légalement établi en France, mais quand arriva pour Louis XVI le temps de laisser à la représentation nationale la primauté du pouvoir, ce tacticien politique remarquable repositionna sa loyauté et se transforma en quelque sorte en baromètre du rapport des forces en présence en France. La stratégie de l'ambiguïté a un prix et une légende noire s'est emparée de la mémoire de l'atypique d'Affry. Né sous Louis XIV, il survécut à Louis XVI.
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