
Images documentaires N° 63, 1er et 2e trimestres 2008 : Regards sur les archives
Lindeperg Sylvie
IMAGES DOCUMENT
9,15 €
Epuisé
EAN :
3663322072734
| Nombre de pages | 100 |
|---|---|
| Date de parution | 30/12/1999 |
| Poids | 200g |
| Largeur | 210mm |
Plus d'informations
| EAN | 3663322072734 |
|---|---|
| Titre | Images documentaires N° 63, 1er et 2e trimestres 2008 : Regards sur les archives |
| Auteur | Lindeperg Sylvie |
| Editeur | IMAGES DOCUMENT |
| Largeur | 210 |
| Poids | 200 |
| Date de parution | 19991230 |
| Nombre de pages | 100,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
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Lindeperg Sylvie20 novembre 1945 : à Nuremberg s'ouvre le procès exemplaire des criminels de guerre nazis. Les Américains veulent en faire un show médiatique pour transmettre au monde " le plus grand conte moral jamais raconté ". Dans ce récit très narratif, Sylvie Lindenperg raconte l'avant-procès - la quête effrénée de bouts de pellicules et d'images à travers toute l'Europe -, puis le filmage quotidien durant 10 mois et la compétition farouche entre les équipes américaine et russe. Avec, en protagonistes de cette bataille de l'image, les frères Schulberg : Budd, l'auteur de "Qu'est-ce qui fait courir Sammy ? ," et son frère Stuart, le producteur de la NBC.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

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La voie des images. Quatre histoires de tournage au printemps-été 1944
Lindeperg SylvieExtrait de l'introductionL'IMAGE COMME DÉPOSITIONPartageant le secret des miroirs, le cinéma s'évertue à nous faire croire qu'il reflète ce qui est, alors qu'il fait bien mieux (ou bien pire): il fabrique ce qui sera.Jean-Louis ComolliAucun de mes précédents ouvrages ne s'est aventuré comme celui-ci aux confins du temps présent, s'exposant aux brûlures de l'actualité. Le chapitre liminaire éclaire les motifs de cette entrée dans l'arène. Prenant appui sur quelques films récents consacrés à la Seconde Guerre mondiale, il rend compte d'une uniformisation croissante des formes d'écriture de l'histoire. L'esthétique du «trop plein» et de l'hypervisibilité, l'immersion dans l'image et le son, la pulvérisation des durées et le nivellement des temporalités constituent les principales composantes de ces réalisations audiovisuelles qui règnent en maîtresses sur nos écrans. L'analyse critique de ces films engage, au sens fort, des questionnements politiques. Elle se trouve sans cesse contrée par l'argument d'autorité de leur succès public.Il ne fait guère de doute que des réalisateurs habiles et des producteurs avisés ont trouvé le principe appétant dans la recette du film historique. Ils se vantent de conjuguer l'efficacité d'une leçon d'histoire plus digeste, les injonctions de mémoire et l'édification morale. La bonne conscience brandie en étendard interdisant d'exprimer le moindre doute sur la sincérité de leurs intentions, ils encaissent les dividendes d'un cercle supposé vertueux.Reste pourtant à s'interroger sur ce que ces réalisations transmettent aux jeunes générations auxquelles elles s'adressent prioritairement en spéculant sur la vertu pédagogique des larmes et de la compassion; à mesurer les effets de ces images trépidantes assénées comme des preuves, travesties pour mieux s'accommoder à nos manières de voir; à définir les biais d'une histoire tout entière déchiffrable, sans incertitude ni manque, reposant sur l'illusion du spectacle total, d'un passé rendu dans la plénitude du visible par l'abolition du temps qui nous en sépare. Car l'histoire, par nature diachronique, est un travail sur le temps. Elle pense le passé dans un ajustement dialectique conjuguant distance et proximité: «c'est la bordure du temps qui entoure notre présent, qui le surplombe et qui l'indique dans son altérité; c'est ce qui, hors de nous, nous délimite», écrit Michel Foucault à propos de l'archive.Ce livre s'ouvre sur l'examen des formes audiovisuelles dominantes du récit historique et leurs effets sur la perception et l'ordre des temps. Il inscrit en filigrane les désarrois de l'auteure quant au champ même de ses recherches. S'il n'existe pas pour l'historien de sujets d'études froids, certains territoires du passé présentent la surface lisse de fleuves apaisés; d'autres sont tumultueux en raison de la place que notre société leur ménage. La Seconde Guerre mondiale, et particulièrement la «Shoah», est de ceux-là. Cette dernière fait l'objet depuis plusieurs décennies d'une surexposition sociale, culturelle et médiatique. Elle demeure innervée par le politique. Elle dispose d'un statut à part dans l'enseignement de l'histoire. Elle constitue la raison d'être d'institutions de mémoire. Elle est la cible de communicants dont la mission est de produire sans relâche de Y événementiel autour de l'événement. Ce statut singulier constitue une chance doublée d'une malédiction. Les historiens ne sauraient nier l'intérêt d'une situation qui enrichit sans cesse leur réflexion sur les usages d'un passé qu'électrise le présent. Elle leur permet aussi de faire connaître leurs travaux à un large public, de les décliner sur des modes et des supports variés, d'en trouver plus aisément les débouchés. Les mêmes historiens se divisent sur les effets secondaires de leurs recherches si longtemps portées par une demande sociale. Certains nient qu'elles en aient, trouvant refuge dans la tour d'ivoire de la communauté savante. D'autres les revendiquent avec satisfaction, prônant l'alliance vertueuse de l'histoire et des feux sacrés de la mémoire. J'envie leur assurance et leur confort moral. Je ne les partage pas. Pire, je suis troublée devant cette confusion des genres. Cet état me rend plus vulnérable aux arguments de ceux qui nous alertent sur les effets latéraux de nos travaux dans le champ social, nous reprochant d'entretenir la déferlante d'une «mémoire saturée». Mêlant à leur tour l'observation scientifique et la prescription citoyenne, ceux-là reprennent le cri qui fusa dès 1946: «Encore!»Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

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