Limongi Laure ; Belleyme Cécile ; Mathy Philippe ;
FABULLA
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EAN :9782490127016
L'objet est la fusion liquide de deux revues Kôan et Fabulla aux aléâges communs. Ces deux ultimes publications corses généralistes à tendances littéraires et fictionnelles profitent de leur périodicité fluctuante pour initier à l'occasion de leur cinquième numéro un d'estaing - étang en langue d'oc - commun. En cet occitemps de la fonte des glaces, les deux revues insulaires sont parvenues à un certain équilibre hydrique par un système de thématique en vases communicants. Quand la première humecte ses pages de la rosée créative d'un mEAU, la seconde tarit la mer et achève l'île en grandes pompes. Tête bêche elles endossent la même couverture et le même format pour un exercice renversant mêlant le souffle poétique du verbe et des images de l'une aux faBULLAtions de l'autre. Les deux revues Kôan : Cette revue créée par l'éditeur des Eoliennes Xavier Dandoy de Casabianca initialement annuelle et transdisciplinaire s'articule autour de l'attitude poétique en relation ou non, avec une expérience spirituelle sur des thèmes comme l'infini, la métamorphose, la grâce ou l'insularité. Fabulla : La revue d'anticipation Fabulla initiée par Claire Cecchini multiplie les scénarios cataclysmiques générateurs d'utopies. Lors de ces quatre premiers numéros, elle éprouve les hypothèses d'une catastrophe insulaire suscitant des solutions de matières littéraires, graphiques et scientifiques. Anticipant tours à tours une île indépendante involontaire, submergée climatique, aphone nucléaire et sénescente nostalgique, les fabulistes élaborent par ordre de parution de nouveaux mobiles de gouvernance, de résidence, de correspondances et d'arborescences. Le scénario du cinquième numéro propose d'en finir avec l'insularité. En 2022, suite à l'effervescence de la Méditerranée, transformée en bain moussant, un Saposium décide du pompage intégral des eaux. Un territoire de boue s'offre désormais aux fabullistes qui explorent dans cet épisode de reconnaissance paludique les fonds marins déseaussés.
Nombre de pages
256
Date de parution
09/11/2018
Poids
680g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782490127016
Titre
Fabulla-Kôan N° 5 : L'eau
Auteur
Limongi Laure ; Belleyme Cécile ; Mathy Philippe ;
Editeur
FABULLA
Largeur
180
Poids
680
Date de parution
20181109
Nombre de pages
256,00 €
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Résumé : " Ce sentiment d'appartenance comme un joyau et une blessure, de celles qui viennent de loin. De générations humiliées, de populations déplacées, massacrées. Je suis corse, sò corsa, je le clame, je le chante, je le soupire. Je le porte en étendard, en oeillères, parfois, en mot d'amour, toujours. C'est ce qui me constitue, ma colonne vertébrale, ne faisant pas l'économie des clichés : brune, petit format, traits à la serpe, yeux noirs, souvent vêtue de noir, caractère trempé. Quelle est la part de la génétique et celle de l'effort à coller à l'image du mythe ? " Etre ou ne pas être Corse, telle est la question posée dans cet objet littéraire pluriel - comme peut l'être la définition d'une identité. Après On ne peut pas tenir la mer entre ses mains, Laure Limongi aborde son lien avec cette île à la culture si singulière, en mêlant histoire, entretiens, fiction et passages autobiographiques. Enquêtes personnelle et collective se superposent pour illustrer le ressenti des Corses insulaires et de ceux de la diaspora quant à leurs racines, leur langue, leur culture, leur perception des poncifs sur l'île : ils sont à double tranchant, entre le rejet méprisant des insulaires tenant d'une forme de racisme et la fascination pour un ailleurs si proche et sa beauté sauvage, ainsi transformé en exclusif lieu de loisirs. Revenant sur l'histoire contemporaine, Laure Limongi explique la constitution du stéréotype du Corse fraudeur et violent après la Seconde Guerre mondiale, sur fond de désastre écologique, de bouleversements politiques et de revendications sociales. Et l'on retrouve Laví Benedetti, personnage fort en gueule et attachant du précédent livre, dont le destin est ici éclairé par les dérives des combats de son époque. Ton coeur a la forme d'une île nous emporte dans une traversée qui lève nos préjugés à mesure que l'on découvre une histoire méconnue. Une magnifique réflexion sur la notion d'identité comme un feuilletage mouvant, ouvert à l'altérité, et non un carcan sclérosant fermé sur ses traditions.
Résumé : "C'est une sorte de migraine colossale nourrie aux OGM et qui aurait bu toute l'eau de Fukushima. Un monstre déchaîné que vous ne voulez vraiment pas fréquenter. Elle touche une à trois personnes pour mille. L'un de ses surnoms sympathiques est "la migraine du suicide"". Sans nier son statut d'épreuve, il s'agit de vivre la maladie comme une aventure, de toucher à la douleur sans pathos mais avec la plus intense douceur : elle est, après tout, le dénominateur commun aux êtres vivants. Ou comment se réapproprier son corps dans sa magnifique imperfection. Et si, à la suite d'un Montaigne, nous redéfinissions la santé comme acceptation souveraine de la maladie ?" L. L. Loin du témoignage ou du récit nombriliste, une équipée qui virevolte de la poésie à la science, de l'humour à l'amour, corps à corps vibrant qui s'achève par ces mots : aujourd'hui, tout va bien.
Nous sommes des êtres de langues, surfaces sensibles et bavardes, fragiles et déterminées, offertes au monde. En 9 déambulations aux côtés de personnages intenses, Laure Limongi diffracte les potentialités narratives du langage dans les contes et légendes, la langue maternelle, les guides de conversation, le monde du travail, les lieux communs et les nouveaux idiomes des intelligences artificielles. Autant de situations fascinantes et troubles, d'histoires qui repensent la sensibilité humaine dans ses-aspects tendres ou vils, à l'aune de notre rapport aux mots.
Glenn Gould est-il vraiment mort en 1982 ? Soliste suit le parcours d'un personnage qui lui ressemble fort, habitant ses obsessions, ses gestes, sa virtuosité... A-t-il feint sa disparition ? A-t-on affaire à un imposteur ? Le mystère s'éclaircit peu à peu à travers une galerie de personnages pittoresques. Empruntant et adaptant la structure des Variations Goldberg, Laure Limongi livre un récit sensible qui célèbre l'icône du célèbre pianiste tout en livrant une histoire originale, en prise avec les préoccupations de notre temps.
Federera est librement inspirée de la nouvelle d'Alban Lefranc. Une jeune adolescente, Judith, est née pour être championne du monde de tennis. Sauf que Judith a d'autres défis à relever : faire face à sa mère qui a déserté son poste, l'autorité de Dieu le père, le couloir tonitruant, les pirates mais aussi l'absence de connexion Internet... Une nouvelle graphique sensible à l'univers sombre empreinte d'onirisme sur fond de conflits familiaux universels.
Quand on entend le mot "pipe" nos oreilles se dressent. Parle-t-on de Georges Brassens ? Ou de Jenna Jameson ? La duplicité de ce mot est ici résumée. "Ceci n'est pas une pipe" avait décrété le grand Magritte, alors que France Gall, elle, se faisait mettre en boite par le plus mal rasé des mythes du 20e siècle. Tabac, pornographie, chanson française : le mot est un nid à contre-sens, à clins-d'oeil lubriques, à édito de fanzines graveleux. La pipe est une source intarissable de fantasmes dans l'imaginaire collectif tel un distributeur de billets merveilleux. Sur leurs lits de mort, combien de vieillards se touchent secrètement, s'immergeant, comme un octobre rouge au BDR, dans des souvenirs obscènes et des draps maculés ?On pourrait croire que le monde lui même nous rappelle sans cesse à notre condition d'obsédés sexuels. Geste lascif derrière des vitrines éclairées au néon rouge, obélisque égyptien autour duquel s'enroule la nuit un serpent telle une langue suave... Quant aux bouches de métro elles-mêmes, elles avalent le flot des prolétaires comme une semence divine qui huilerait les rouages d'une société millénaire. Lysistrata, (réadapté récemment par Spike Lee), les sucettes à l'anis, les mythes NSFW, ces pétales anonymes arrachés aux nuits dans les dortoirs... La pipe, un tabou qui titille le gland, tel un écureuil.
Cet ouvrage fut conçu et réalisé à quatre mains dans l'atelier du peintre, entre automne 2018 et hiver 2019. Instants en liberté avec un pinceau, un bambou, une plume. Rêve et divertissement, sur un rythme croisé pour la composition.
Est-on dans la tête d'un fou ' Les sentences sont posées comme des plaques de marbre, fleuries par d'étranges dessins. Florilèges de manques d'empathie, venin qui brille comme un bijou, illustrations sans couleurs confrontés à la réalité comme des gladiateurs, radiateurs imaginaires, barrières de rails de coke, corrections bien méritées...