Quand on entend le mot "pipe" nos oreilles se dressent. Parle-t-on de Georges Brassens ? Ou de Jenna Jameson ? La duplicité de ce mot est ici résumée. "Ceci n'est pas une pipe" avait décrété le grand Magritte, alors que France Gall, elle, se faisait mettre en boite par le plus mal rasé des mythes du 20e siècle. Tabac, pornographie, chanson française : le mot est un nid à contre-sens, à clins-d'oeil lubriques, à édito de fanzines graveleux. La pipe est une source intarissable de fantasmes dans l'imaginaire collectif tel un distributeur de billets merveilleux. Sur leurs lits de mort, combien de vieillards se touchent secrètement, s'immergeant, comme un octobre rouge au BDR, dans des souvenirs obscènes et des draps maculés ?On pourrait croire que le monde lui même nous rappelle sans cesse à notre condition d'obsédés sexuels. Geste lascif derrière des vitrines éclairées au néon rouge, obélisque égyptien autour duquel s'enroule la nuit un serpent telle une langue suave... Quant aux bouches de métro elles-mêmes, elles avalent le flot des prolétaires comme une semence divine qui huilerait les rouages d'une société millénaire. Lysistrata, (réadapté récemment par Spike Lee), les sucettes à l'anis, les mythes NSFW, ces pétales anonymes arrachés aux nuits dans les dortoirs... La pipe, un tabou qui titille le gland, tel un écureuil.
Nombre de pages
80
Date de parution
12/02/2019
Poids
174g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782490127047
Titre
Newspipers
Auteur
COLLECTIF
Editeur
FABULLA
Largeur
148
Poids
174
Date de parution
20190212
Nombre de pages
80,00 €
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Limongi Laure ; Belleyme Cécile ; Mathy Philippe ;
L'objet est la fusion liquide de deux revues Kôan et Fabulla aux aléâges communs. Ces deux ultimes publications corses généralistes à tendances littéraires et fictionnelles profitent de leur périodicité fluctuante pour initier à l'occasion de leur cinquième numéro un d'estaing - étang en langue d'oc - commun. En cet occitemps de la fonte des glaces, les deux revues insulaires sont parvenues à un certain équilibre hydrique par un système de thématique en vases communicants. Quand la première humecte ses pages de la rosée créative d'un mEAU, la seconde tarit la mer et achève l'île en grandes pompes. Tête bêche elles endossent la même couverture et le même format pour un exercice renversant mêlant le souffle poétique du verbe et des images de l'une aux faBULLAtions de l'autre. Les deux revues Kôan : Cette revue créée par l'éditeur des Eoliennes Xavier Dandoy de Casabianca initialement annuelle et transdisciplinaire s'articule autour de l'attitude poétique en relation ou non, avec une expérience spirituelle sur des thèmes comme l'infini, la métamorphose, la grâce ou l'insularité. Fabulla : La revue d'anticipation Fabulla initiée par Claire Cecchini multiplie les scénarios cataclysmiques générateurs d'utopies. Lors de ces quatre premiers numéros, elle éprouve les hypothèses d'une catastrophe insulaire suscitant des solutions de matières littéraires, graphiques et scientifiques. Anticipant tours à tours une île indépendante involontaire, submergée climatique, aphone nucléaire et sénescente nostalgique, les fabulistes élaborent par ordre de parution de nouveaux mobiles de gouvernance, de résidence, de correspondances et d'arborescences. Le scénario du cinquième numéro propose d'en finir avec l'insularité. En 2022, suite à l'effervescence de la Méditerranée, transformée en bain moussant, un Saposium décide du pompage intégral des eaux. Un territoire de boue s'offre désormais aux fabullistes qui explorent dans cet épisode de reconnaissance paludique les fonds marins déseaussés.
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