Pourquoi un nouveau livre sur Napoléon ? C'est que les textes présentés sont issus de la plume d'un feld-maréchal autrichien, Belge de naissance et Français de culture. Le prince de Ligne, qui se veut objectif, admire le savoir-faire militaire de Napoléon et le hait comme personnage. Son hostilité a grandi en suivant le cours des événements. Depuis les campagnes d'Italie jusqu'à la chute de 1814, une soixantaine de textes concernent le Corse, la plupart inédits à ce jour, évoluent, se crispent, tournent à l'hostilité la plus directe. L'empereur des Français, Bonaparté selon la mode du temps, devient un nouveau Charlemagne pour finir en Satan 1er. Pourquoi ? Le prince de Ligne, l'Européen aux "cinq ou six patries" est un patriote inconditionnel. Il a servi ses souverains avec ardeur, zèle et même avec témérité. Dès lors il ne supporte pas qu'un conquérant, sorti du rang, s'empare coup par coup de la plus grande partie de l'Europe, et s'en prenne à cette Autriche qu'il a toujours servie loyalement. Le prince de Ligne voit, non sans quelque nostalgie, disparaître sans retour une certaine Europe, un style de vie aussi. Ses textes sur les relations franco-autrichiennes enrobent les portraits les plus divers de Napoléon à la manière de son maître Voltaire, s'affublant de dignités diverses, souvent fictives et multipliant sans cesse les tons. De l'analyse lucide et froide il passe la rêverie utopique sans oublier les parodies, les portraits, et les confidences de ses lettres amicales. Ces textes sont demeurés inconnus, à l'exception d'une série de missives qu'il laissa échapper et lui valurent bien des ennuis. Si le lecteur se donne la peine de lire tous les textes, il en sera rapidement convaincu. Un enlèvement, un accident, l'aurait bientôt fait taire à tout jamais. On découvrira donc ici non seulement un nouvel aspect de la personnalité complexe du prince de Ligne mais aussi une verve, une fougue méconnues.
Date de parution
04/09/2013
Poids
660g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782745325273
Titre
NAPOLEON FRANCE-AUTRICHE 1797 1814
Auteur
LIGNE CHARLES JOSEPH
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
660
Date de parution
20130904
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Résumé : Personnage singulier entre tous, le Prince de Ligne plane comme une figure légendaire à l'écart et au-dessus du siècle des Lumières. Son génie entre en incandescence dans le temps même que ce siècle disparaît. Ayant attendu les vingt dernières années de sa longue vie pour devenir l'auteur des trente-quatre volumes que constitue son oeuvre, le Prince de Ligne dépose au milieu d'une époque qui n'est plus la sienne, au début du XIXe siècle, la puissante synthèse d'un monde tout juste révolu. Aristocrate né à Bruxelles en 1735 dans l'une des plus anciennes familles du Hainaut, il se doit à la carrière militaire et diplomatique, ce qui l'envoie partout en Europe et lui permet de cultiver un goût naturel pour le détachement : car il ne sera l'esclave d'aucune idéologie en un temps où prendre parti est une obligation autant qu'un divertissement. A l'agitation d'un siècle qui aboutit à la Révolution le Prince accorde une réconciliation dans un style, une attitude et un sourire dont aucun de ses prédécesseurs ne sut trouver l'apaisante tonalité. Emblème de son esprit, de sa sagesse comme de ses sentiments, l'ouvrage qui réunit ses maximes, Mes Ecarts, et qui est aussi éloquemment intitulé Ma tête en liberté, regroupe la somme de ses pensées et dresse le portrait d'une âme autant que le système d'un esprit. Souvent publiés par bribes alors qu'on n'a jamais vraiment pu les lire depuis leur première parution, les Ecarts sont ici édités en entier. Le Prince de Ligne est l'ultime grand moraliste de langue française : Ma tête en liberté porte à son dernier mot le génie d'une tradition inaugurée par La Rochefoucauld. Mélange " sentimentaire " d'un militaire paradoxalement empli de préciosité, d'un rêveur alliant métaphysique et fantaisie, Ma tête en liberté est l'oeuvre d'un auteur classique dont la pensée veut se constituer à l'écart de ce qu'il a vu et qu'il a connu, dont il a tiré une éthique de la hauteur de goût et une morale de l'élégance sans implication. Maxence Caron.
On connaissait le cosmopolitisme du prince Charles Joseph de Ligne (1735-1814), ses voyages, notamment en Russie. Mais aujourd'hui, grâce à la découverte de nombreux textes inédits, l'étendue insoupçonnée de ses correspondances russes voit enfin le jour. Les éditeurs ont réuni 60 chapitres couvrant plusieurs décennies et qui mettent une fois de plus en pleine lumière ses goûts pour les amours, l'amitié, les armes et la plume. Un véritable monde nouveau est désormais accessible au lecteur, celui des intrigues diplomatiques secrètes, des aventures galantes, des exploits militaires et des échanges littéraires. Catherine II, Paul Ier, Alexandre Ier, Potemkine, Souvorov, Roumiantsev, la princesse Dolgoroukaïa, Ouvarov, Belosselski, etc. apprécient ses lettres et sa compagnie. Certes, quelques lettres avaient été publiées au cours des années, mais la présente publication offre, pour la première fois, l'ensemble complet et authentique de correspondances souvent inattendues, porteuses d'une " russophilie " dans la foulée de Voltaire, assez rare à son époque. Plusieurs lettres, retravaillées par le prince pour leur édition, ont retrouvé leur forme originale. Le contenu du présent volume a incité les éditeurs à en entreprendre un second essentiellement centré sur la guerre de Crimée. L'édition critique des Lettres à la marquise de Coigny sera englobée dans un vaste contexte historique incluant de nouvelles découvertes de taille. Un double index détaillé, nominal et géographique complète ce volume dont le résultat s'impose de lui-même : le prince de Ligne est un épistolier " incontournable ". Les éditeurs, Alexandre Stroev et Jeroom Vercruysse sont des dix-huitiémistes connus. Le premier est professeur à l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, le second est professeur émérite de la Vrije Universiteit de Bruxelles.
Avec une ironie déconcertante, sur un ton de morgue aristocratique et de souveraine désinvolture, le « prince rose », Européen cosmopolite du XVIIIe siècle, fait preuve de son amour de la langue française et de son esprit éclairé par la fréquentation des souverains et des hommes des Lumières.
Résumé : Etudes critiques par Françoise Coissard. Wajdi Mouawad : Homme de théâtre et comédien d'origine libanaise et de nationalité canadienne. Incendies : Pièce de théâtre qui met en scène une guerre de Cent Ans (allégorie de la guerre civile au Liban) où il explore les mécanismes de la terreur.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi
SOMMAIRE : La bêtise : définition en guise d'introduction - Schéma cognitif et conceptuel du mot bêtise à la Renaissance et à l'âge classique - Image de la bêtise aux XVIe et XVIIe siècles : " retour de bestise, a raison [... ] " (Barthelemy Aneau) - Montaigne et la bêtise- Le jeu de la bête - Quelques notes lexicologiques sur le vocabulaire de Maistre Chevalet, La vie de sainct Christofle, ca 1516 - Le premier traité de pédiatrie en français (1565) : étude lexicologique.