Personnage singulier entre tous, le Prince de Ligne plane comme une figure légendaire à l'écart et au-dessus du siècle des Lumières. Son génie entre en incandescence dans le temps même que ce siècle disparaît. Ayant attendu les vingt dernières années de sa longue vie pour devenir l'auteur des trente-quatre volumes que constitue son oeuvre, le Prince de Ligne dépose au milieu d'une époque qui n'est plus la sienne, au début du XIXe siècle, la puissante synthèse d'un monde tout juste révolu. Aristocrate né à Bruxelles en 1735 dans l'une des plus anciennes familles du Hainaut, il se doit à la carrière militaire et diplomatique, ce qui l'envoie partout en Europe et lui permet de cultiver un goût naturel pour le détachement : car il ne sera l'esclave d'aucune idéologie en un temps où prendre parti est une obligation autant qu'un divertissement. A l'agitation d'un siècle qui aboutit à la Révolution le Prince accorde une réconciliation dans un style, une attitude et un sourire dont aucun de ses prédécesseurs ne sut trouver l'apaisante tonalité. Emblème de son esprit, de sa sagesse comme de ses sentiments, l'ouvrage qui réunit ses maximes, Mes Ecarts, et qui est aussi éloquemment intitulé Ma tête en liberté, regroupe la somme de ses pensées et dresse le portrait d'une âme autant que le système d'un esprit. Souvent publiés par bribes alors qu'on n'a jamais vraiment pu les lire depuis leur première parution, les Ecarts sont ici édités en entier. Le Prince de Ligne est l'ultime grand moraliste de langue française : Ma tête en liberté porte à son dernier mot le génie d'une tradition inaugurée par La Rochefoucauld. Mélange " sentimentaire " d'un militaire paradoxalement empli de préciosité, d'un rêveur alliant métaphysique et fantaisie, Ma tête en liberté est l'oeuvre d'un auteur classique dont la pensée veut se constituer à l'écart de ce qu'il a vu et qu'il a connu, dont il a tiré une éthique de la hauteur de goût et une morale de l'élégance sans implication. Maxence Caron.
Nombre de pages
368
Date de parution
18/10/2016
Poids
810g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782251446226
Titre
Mes écarts ou ma tête en liberté
Auteur
Ligne Charles-Joseph
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
175
Poids
810
Date de parution
20161018
Nombre de pages
368,00 €
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Voici réunis, pour la première fois depuis deux siècles, tous les " Écarts " et autres pensées du prince Charles-Joseph de Ligne. Aux textes publiées de 1797 à 1811, les éditeurs ont joint de nombreux inédits. Qu'il s'agisse de morale, de religion, de politique, de vie en société, d'actualité, d'histoire ou de littérature, le prince de Ligne laisse aller librement son imagination sans bornes. Il expose ses vues avec une franchise parfois surprenante et révèle ainsi tous les aspects de sa foisonnante personnalité. Un index des notions (le premier jamais réalisé) et un index des noms constituent autant de clefs qui ouvrent les portes d'un ego des plus attrayants.
On connaissait le cosmopolitisme du prince Charles-Joseph de Ligne (1735-1814), ses voyages, notamment en Russie. Mais aujourd'hui, grâce à la découverte de nombreux textes inédits, l'étendue insoupçonnée de ses correspondances russes voit enfin le jour. Les éditeurs ont réuni 60 chapitres couvrant plusieurs décennies et qui mettent une fois de plus en pleine lumière ses goûts pour les amours, l'amitié, les armes et la plume. Un véritable monde nouveau est désormais accessible au lecteur, celui des intrigues diplomatiques secrètes, des aventures galantes, des exploits militaires et des échanges littéraires. Catherine II, Paul Ier, Alexandre Ier, Potemkine, Souvorov, Roumiantsev, la princesse Dolgoroukaïa, Ouvarov, Belosselski, etc. apprécient ses lettres et sa compagnie. Certes, quelques lettres avaient été publiées au cours des années, mais la présente publication offre, pour la première fois, l'ensemble complet et authentique de correspondances souvent inattendues, porteuses d'une « russophilie » dans la foulée de Voltaire, assez rare à son époque. Plusieurs lettres, retravaillées par le prince pour leur édition, ont retrouvé leur forme originale. Le contenu du présent volume a incité les éditeurs à en entreprendre un second essentiellement centré sur la guerre de Crimée. L'édition critique des Lettres à la marquise de Coigny sera englobée dans un vaste contexte historique incluant de nouvelles découvertes de taille. Un double index détaillé, nominal et géographique complète ce volume dont le résultat s'impose de lui-même : le prince de Ligne est un épistolier « incontournable ». Les éditeurs, Alexandre Stroev et Jeroom Vercruysse sont des dix-huitiémistes connus. Le premier est professeur à l'Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, le second est professeur émérite de la Vrije Universiteit de Bruxelles.
Pourquoi un nouveau livre sur Napoléon ? C'est que les textes présentés sont issus de la plume d'un feld-maréchal autrichien, Belge de naissance et Français de culture. Le prince de Ligne, qui se veut objectif, admire le savoir-faire militaire de Napoléon et le hait comme personnage. Son hostilité a grandi en suivant le cours des événements. Depuis les campagnes d'Italie jusqu'à la chute de 1814, une soixantaine de textes concernent le Corse, la plupart inédits à ce jour, évoluent, se crispent, tournent à l'hostilité la plus directe. L'empereur des Français, Bonaparté selon la mode du temps, devient un nouveau Charlemagne pour finir en Satan Ier. Pourquoi ? Le prince de Ligne, l'Européen aux « cinq ou six patries » est un patriote inconditionnel. Il a servi ses souverains avec ardeur, zèle et même avec témérité. Dès lors il ne supporte pas qu'un conquérant, sorti du rang, s'empare coup par coup de la plus grande partie de l'Europe, et s'en prenne à cette Autriche qu'il a toujours servie loyalement. Le prince de Ligne voit, non sans quelque nostalgie disparaître sans retour une certaine Europe, un style de vie aussi. Ses textes sur les relations franco-autrichiennes enrobent les portraits les plus divers de Napoléon à la manière de son maître Voltaire, s'affublant de dignités diverses, souvent fictives et multipliant sans cesse les tons. De l'analyse lucide et froide il passe à la rêverie utopique sans oublier les parodies, les portraits, et les confidences de ses lettres amicales. Ces textes sont demeurés inconnus, à l'exception d'une série de missives qu'il laissa échapper et lui valurent bien des ennuis. Si le lecteur se donne la peine de lire tous les textes, il en sera rapidement convaincu. Un enlèvement, un accident, l'aurait bientôt fait taire à tout jamais. On découvrira donc ici non seulement un nouvel aspect de la personnalité complexe du prince de Ligne mais aussi une verve, une fougue méconnues.
Avec une ironie déconcertante, sur un ton de morgue aristocratique et de souveraine désinvolture, le « prince rose », Européen cosmopolite du XVIIIe siècle, fait preuve de son amour de la langue française et de son esprit éclairé par la fréquentation des souverains et des hommes des Lumières.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine