L'Année de Richard. Suivi de Mais comme elle ne pourrissait pas... Blanche-Neige
Liddell Angélica ; Vasserot Christilla
SOLITAIRES INT
13,00 €
Epuisé
EAN :9782846813099
Qui en sait plus long que moi sur la dégrada humaine?Pas un de ces livres ne m'aide à me comprendre.Qu'arriverait-il si je brûlais tous ces livres?Qu'arriverait-il si je brûlais les bibliothèques?La Bible de Luther! Rien!Absolument rien!Tout le monde se fiche des livres!Une seule chose compte: les commémorations.Les rapports entre corps et pouvoir, entre la sphère privée et la sphère publique, voilà ce qui sous-tend ce Richard monstrueux, cet exhibitionniste cynique qui profite des points faibles des gouvernements légitimes pour justifier son alliance répugnante av l'injustice. Convaincre la société que la crainte est le fondement de la sécurité, faire de la crainte l'ordre mondial, tel est son plus grand désir.
Nombre de pages
91
Date de parution
15/06/2011
Poids
110g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782846813099
Titre
L'Année de Richard. Suivi de Mais comme elle ne pourrissait pas... Blanche-Neige
Auteur
Liddell Angélica ; Vasserot Christilla
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
110
Date de parution
20110615
Nombre de pages
91,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La pièce se heurte brutalement au drame des émigrés clandestins qui meurent chaque année en essayant de traverser le détroit de Gibraltar sur des embarcations misérables. La force d'Angélica Liddell est de livrer le point de vue de ceux qui voient s'échouer ces cadavres sur les plages su sud de l'Espagne, là où les touristes se dorent au soleil. En prenant les mots à bras-le-corps, en les répétant pour en faire jaillir le sens, l'auteur délivre un texte sans concession aux règles de la bienséance et transforme le fait divers en écriture de la souffrance et du dégoût.
La Serbie à l'heure des funérailles de Slobodan Milosevic: une mosaïque de voix pour dire la douleur, la colère, la violence, la misère, la haine, les frustrations et les contradictions. Dans ce texte puissant d'Angélica Liddell, la souffrance collective est aussi douleur intime. Les personnages, victimes ou complices croisés à la faveur d'une enquête menée par un jeune Occidental pour son père, sont à l'image de ce pays: meurtris jusque dans leur chair. Les filiations, plus qu'un repère, sont un tourment. Et les rencontres, plus qu'un échange, sont un affrontement ou un règlement de comptes. La décomposition d'un pays devient déconstruction du texte: les voix s'enchaînent sans jamais vraiment parvenir à se répondre; le langage cru et dérangeant contraste avec le lyrisme des textes liturgiques placés en début de scènes. Artiste radicale, Angélica Liddell déflore notre bonne conscience et assène les mots que l'on ne veut pas entendre.
A comme Argent, B comme Bande, C comme Comédie (Comédie-Française), D comme Douleur, E comme Enfant, F comme France, G comme Graisse, H comme Haine, I comme Idéologie, J comme Juillet (14 Juillet), K comme Karaoké, L comme Loup, M comme Méfiance, N comme Naître, O comme Ombre, P comme Piano, Q comme Question, R comme Rage, S comme Société, T comme Table, U comme Utopie, V comme Vie, W comme Wittgenstein, XY comme chromosomes (femme et homme), Z comme Zidane
J'ai 42 ans.Nous les vieilles, on vaut plus rien, pas vrai?On est un tas de merde, pas vrai?On marche toutes seules, bien mieux qu'un putain de mendiant.On est encore plus terrorisées qu'un malade quandon se réveille chaque matin.J'aimerais me couper les doigts d'une main, très calmement.Me manger moi-même, très calmement.D'ailleurs, aujourd'hui, je suis parfaitement calme.On m'a appris à ne pas avoir de corps,on m'y a poussée,à coups de pied au cul.On m'a appris à respecter la distancecomme si un curé me poussait avec un manche à balai.C'est ce qu'on fait des bestioles mortes,on les pousse avec le balai.On m'a appris à haïr mon corps de femme,de gré ou de force.L'instruction est obligatoire.On t'éduque obligatoirement.On t'écarte obligatoirement.On m'a poussée à me sentir coupable d'être femme.Et merde!
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.