L'homme qui voulait comprendre la Chine. Une biographie du sociologue Fei Xiaotong
Li Shengming ; Henry Kevin
NUVIS
45,00 €
Epuisé
EAN :9782363670816
A peu près inconnu dans le monde francophone, FEI Xiaotong (1910-2005) est l'un des personnages les plus considérables de la Chine contemporaine. Fondateur de la sociologie chinoise, il occupe en Chine un statut au moins égal à celui d'un Max WEBER ou d'un BERGSON dans le monde occidental. Formé en Chine mais aussi en Occident, FEI Xiaotong, est resté toute sa vie profondément attaché à la culture chinoise traditionnelle dans laquelle il a baigné pendant son enfance dans le vieux Suzhou. Tout au long de sa vie, ses recherches n'auront qu'un but : mieux faire comprendre la Chine et trouver le moyen de la faire renaître de ses cendres. Après la parution en 1938 de son ouvrage Peasant Life in China, le sociologue ne changera plus jamais de ligne. "Du travail de la terre à l'industrie rurale, de l'industrie rurale à l'industrie nationale" : pour lui, seul ce chemin pouvait s'accorder avec les particularités de la Chine. La disparition de sa toute jeune épouse lors de sa première enquête de terrain, les persécutions politiques qu'il allait devoir subir à l'époque maoïste, et notamment pendant la Révolution culturelle, rien ne l'arrêtera dans sa détermination. Réhabilité à la mort de MAO Zedong et bien que déjà âgé, il ne cessera jusqu'à sa mort de sillonner la Chine, de réaliser de minutieuses études de terrain et d'élaborer, pour chacune ou presque de ses provinces, des modèles de développement- modèles qui, pour la plupart, seront mis en oeuvre avec les résultats que l'on sait. Il se distanciera aussi de ceux qui ne considèrent le développement de l'Empire du Milieu qu'en termes de progrès matériels en faisant abstraction de la dimension humaine, pourtant primordiale, l'homme - et la culture chinoise - devant être pour lui au coeur de tout. A ceux qui pensent que le développement de l'Empire du Milieu "vient du haut" et non de la base, ce livre montrera que la société civile des villes et des campagnes a été le principal moteur des réformes que connaît la Chine. A ceux qui souhaitent mieux connaître la Chine, il permettra d'y pénétrer au plus profond et de découvrir, non seulement un grand lettré chinois mais un homme profondément attachant qui déclarait : "Le but de ma vie, mon unique objectif, est de comprendre la Chine et les Chinois".
Nombre de pages
624
Date de parution
15/10/2017
Poids
700g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782363670816
Titre
L'homme qui voulait comprendre la Chine. Une biographie du sociologue Fei Xiaotong
Auteur
Li Shengming ; Henry Kevin
Editeur
NUVIS
Largeur
155
Poids
700
Date de parution
20171015
Nombre de pages
624,00 €
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Epuisé
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Très peu connu dans le monde francophone, Fei Xiaotong (1910-2005) est l'un des personnages les plus considérables de la Chine contemporaine. Fondateur de la sociologie chinoise, il occupe en Chine un statut au moins égal à celui d'un Max Weber ou d'un Bergson dans le monde occidental. Formé en Chine mais aussi en Occident, Fei Xiaotong, est resté toute sa vie profondément attaché à la culture chinoise traditionnelle. Tout au long de sa vie, ses recherches n'auront qu'un but : mieux faire comprendre la Chine et trouver le moyen de la faire renaître de ses cendres. Après la parution en 1938 de son ouvrage Peasant Life in China, le sociologue ne changera plus jamais de ligne. "Du travail de la terre à l'industrie rurale, de l'industrie rurale à l'industrie nationale" : pour lui, seul ce chemin pouvait s'accorder avec les particularités de la Chine. La disparition de sa toute jeune épouse lors de sa première enquête de terrain, les persécutions politiques qu'il allait devoir subir à l'époque maoïste, rien ne l'arrêtera dans sa détermination. Réhabilité à la mort de Mao et bien que déjà âgé, il ne cessera jusqu'à sa mort de sillonner la Chine et d'élaborer, pour chacune ou presque de ses provinces, des modèles de développement qui, pour la plupart, seront mis en oeuvre avec les résultats que l'on sait. Il se distanciera aussi de ceux qui ne considèrent le développement de l'Empire du Milieu qu'en termes de progrès matériels en faisant abstraction de la dimension humaine primordiale à ses yeux. A ceux qui pensent que le développement de l'Empire du Milieu "vient du haut" et non de la base, ce livre montrera que la société civile des villes et des campagnes a été le principal moteur des réformes que connait la Chine. A ceux qui souhaitent mieux connaître la Chine, il permettra d'y pénétrer au plus profond et de découvrir, non seulement un grand lettré chinois mais un homme profondément attachant qui déclarait : "Le but de ma vie, mon unique objectif, est de comprendre la Chine et les Chinois".
Très peu connu dans le monde francophone, Fei Xiaotong (1910-2005) est l'un des personnages les plus considérables de la Chine contemporaine. Fondateur de la sociologie chinoise, il occupe en Chine un statut au moins égal à celui d'un Max Weber ou d'un Bergson dans le monde occidental. Formé en Chine mais aussi en Occident, Fei Xiaotong est resté sa vie durant profondément attaché à la culture chinoise traditionnelle. Tout au long de celle-ci, ses recherches n'auront qu'un but : mieux faire comprendre la Chine et trouver le moyen de la faire renaître de ses cendres. Après la parution en 1938 de son ouvrage Peasant Life in China, le sociologue ne changera plus jamais de ligne. "Du travail de la terre à l'industrie rurale, de l'industrie rurale à l'industrie nationale" : pour lui, seul ce chemin pouvait s'accorder avec les particularités de la Chine. La disparition de sa toute jeune épouse lors de sa première enquête de terrain, les persécutions politiques qu'il allait devoir subir à l'époque maoïste, rien ne l'arrêtera dans sa détermination. Réhabilité à la mort de Mao et bien que déjà âgé, il ne cessera jusqu'à sa mort de sillonner la Chine et d'élaborer, pour chacune ou presque de ses provinces, des modèles de développement qui, pour la plupart, seront mis en oeuvre avec les résultats que l'on sait. Il se distanciera aussi de ceux qui ne considèrent le développement de l'Empire du Milieu qu'en termes de progrès matériels en faisant abstraction de la dimension humaine primordiale à ses yeux. A ceux qui pensent que le développement de l'Empire du Milieu "vient du haut" et non de la base, ce livre montrera que la société civile des villes et des campagnes a été le principal moteur des réformes que connait la Chine. A ceux qui souhaitent mieux connaître la Chine, il permettra d'y pénétrer au plus profond et de découvrir non seulement un grand lettré chinois mais un homme profondément attachant qui déclarait : "Le but de ma vie, mon unique objectif, est de comprendre la Chine et les Chinois".
Avec ses contemporains Wang Wei et Du Fu, Li Bai (701-762) est un des plus puissants génies poétiques de l'empire des Tang. [... ]Subsistent plus de mille poèmes de formes variées choisis et classés ici par thèmes dominants : l'amitié, la femme, l'ivresse, etc. , annotés pour que rien n'échappe au lecteur de notre langue qu'aura séduit, fasciné, et, disons-le, foudroyé la qualité des poèmes français, rythmés et rimés pour répondre aux structures métriques des originaux. [... ]Je gagerai sans risque que ce Florilège traduit par un savant au tempérament de poète va enfin permettre aux amateurs de se délecter au ton, aux thèmes, aux mètres de Li Bai. Pour celui qui pensait qu'avec le vin, la poésie, elle seule, pouvait nous faire admettre ce que le ciel et la terre font de notre misérable espèce, qu'est-ce que cent ans, qu'est-ce que mille ans, qu'est-ce que douze cents ans et plus de retard ? Mourir en voulant cueillir un reflet de lune dans l'eau, quelle jolie fable du monde poétique et de la vie de Li Bai ! "Etiemble.
Ils ont connu le Grand Bond en avant, la Révolution Culturelle, l'enthousiasme et le désespoir. Ils se souviennent tous de ce qu'ils faisaient le jour de la mort du Président Mao. « Ils », c'est la génération d'Une vie chinoise. A l'heure de la révolution internet, que sont devenus les femmes et les hommes de la révolution maoïste ? Li Kunwu nous offre un témoignage sur cette génération qui a construit la Chine d'aujourd'hui.Notes Biographiques : Li Kunwu est un des rares artistes chinois de sa génération à s'être, tout au long de sa carrière, exclusivement dédié au 9e art et à en vivre. En 30 ans d'activité, plus d'une trentaine de ses ouvrages ont été édités en Chine, et il a publié dans les magazines de BD chinois les plus emblématiques tels Lianhua Huabao, Humo Dashi, etc. D'abord spécialisé dans la BD de propagande, il s'est ensuite orienté vers l'étude des minorités culturelles chinoises dont sa province, le Yunnan, est si riche. Il est membre du Parti communiste chinois et administrateur de l'Association des artistes du Yunnan et de l'Institut chinois d'étude du dessin de presse. Li Kunwu est un des rares artistes chinois de sa génération à s'être, tout au long de sa carrière, exclusivement dédié au 9e art et à en vivre. En 30 ans d'activité, plus d'une trentaine de ses ouvrages ont été édités en Chine, et il a publié dans les magazines de BD chinois les plus emblématiques tels Lianhua Huabao, Humo Dashi, etc. D'abord spécialisé dans la BD de propagande, il s'est ensuite orienté vers l'étude des minorités culturelles chinoises dont sa province, le Yunnan, est si riche. Il est membre du Parti communiste chinois et administrateur de l'Association des artistes du Yunnan et de l'Institut chinois d'étude du dessin de presse.
Certains êtres ont une destinée extraordinaire ; on s'aperçoit après leur mort que cette destinée aura été totalement improbable, que leur vie n'aurait jamais dû être ce qu'elle a été. Mozart est de ceux-là : de tous les grands compositeurs, il est sans doute celui qui aura eu la destinée la plus invraisemblable, et sa vie a fait de lui ce qu'il est devenu : un génie unique en son genre. D'autres êtres ont une vie tragique. Ils ont accumulé incompréhensions et désillusions ; ils ont traversé crise sur crise et cela les a marqués de plus en plus profondément. Mozart est aussi de ceux-là : il est mort ruiné, discrédité et vilipendé par la haute société viennoise. Pourtant, il a écrit pendant ses deux dernières années, pathétiques à plus d'un titre, quelques uns de ses plus beaux chefs d'oeuvre. Certains êtres enfin ont une mort rédemptrice. Ils ont quitté le monde pauvres, déchus, calomniés. Mais ils sont devenus immenses après leur mort. Mozart est encore de ceux-là : il est assurément l'un des compositeurs les plus universellement célébrés. Ce livre relate la vie de Mozart telle qu'elle fut, débarrassée des légendes, des parti-pris et des clichés qui encombrent souvent ses biographies. Il la resitue dans son contexte, ce non-dit du texte dans lequel se trouve, selon l'auteur, la clé de ce que certains commentateurs appellent encore "l'énigme" Mozart. Car sa destinée extraordinaire, sa vie dramatique, son apothéose ne peuvent être pleinement comprises et appréciées qu'en se situant historiquement au moment où il a vécu, et géographiquement là où il a vécu. On saisit alors pleinement combien sa musique, éminemment humaine, est tragi-comique comme il en a été de son existence. Mozart pleure et rit tout à la fois ; il se désespère et garde espoir en même temps. Cette humanité-là est omni-présente dans les oeuvres considérables qu'il nous a laissées et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas ne pas les aimer : comme l'a écrit Stendhal, le nom de Mozart ne périra pas tant qu'il se trouvera des âmes sensibles. La recherche concernant Mozart et ses oeuvres continue d'être très active. Des documents de première importance ont été découverts au cours de ces dernières années, dont l'auteur a tenu le plus grand compte dans son travail. Ils rendent plus actuelle et plus nécessaire que jamais cette biographie novatrice et remarquablement documentée, qui montre à quel point Mozart, en dépit de toutes ses vicissitudes, était en avance sur son temps. Ce livre devrait être lu et médité par celles et ceux qui ne peuvent se passer de sa musique, soit parce qu'ils l'écoutent, soit parce qu'ils la jouent. Et il devrait leur permettre de mieux l'écouter, de mieux l'apprécier - et, sans doute aussi, de mieux l'interpréter.
Un fil conducteur relie Mozart à Beethoven et Beethoven à Chopin. Il ouvre le passage de la perfection classique à l'introspection romantique. Mozart incarne l'équilibre : sa musique, limpide et fluide, cache une grande complexité sous une élégance souveraine - car elle suggère plutôt qu'elle affirme. Chez lui, l'émotion reste toujours contenue par la raison, la clarté, la mesure, même dans ses moments les plus dissipés. Comme une lumière sereine qui voudrait structurer le monde à jamais, Mozart marque l'apogée du classicisme musical. Beethoven brise cet équilibre en reprenant l'héritage formel des musiciens classiques pour le reconstruire à sa guise, non sans violence ni coups d'éclat. Sa musique n'est plus un miroir de l'élégance mais le cri de l'homme face à son destin. Sa dialectique musicale répond aux bouleversements politiques traversés par l'Europe. Elle substitue à la grâce mozartienne une puissance rythmique et architecturale grandiose qui frise parfois la grandiloquence. Chopin, enfin, développe la pureté mélodique de Mozart en l'imprégnant de la subjectivité beethovénienne. Concentrant tout son génie sur le piano, il écrit une musique qui évoque davantage les confidences qu'on distille à ses intimes que l'héroïsme déployé sur les champs de bataille. Cette musique exprime ses passions et ses états d'âme, scandés par le rythme de ses sentiments. Elle n'est que poésie. En ce sens, après Chateaubriand, Byron et Lamartine, Chopin marque l'apogée du romantisme musical. En seulement quelques décennies, la scène musicale est ainsi métamorphosée, qui passe de la clarté universelle de Mozart à l'énergie monumentale de Beethoven puis à la poésie délicate et inspirante de Chopin.